Pour l'avoir vu fin mars lorsqu'il est passé à Lyon présenté Mud en avant-première, je te confirme KingRabbit qu'il est extrêmement sympathique.
On pouvait discuter avec lui sans problèmes et il était même plus impressionné et timide que nous l'étions. ![]()
Ouais, comme Malick, quoi, un péquenaud introverti qui sort de sa campagne et qui connait que ses arbres
Nichols ![]()
Malick ![]()
Faudrait déjà que je voie Shotgun Stories, Take Shelter m'avait pas emballé plus que ça ![]()
Shotgun Stories est mieux je trouve.
Tant mieux alors ! Je l'ai chopé, c'est pour bientôt.
Ouais Shotgun Stories est plus simple et plus réussi !
Jeff Nichols a fait l'unanimité l'année passée avec son chef d'œuvre « Take Shelter », le film ayant au préalable fait vibrer les critiques à l'occasion du Festival de Cannes 2011.
V'là que le type remettait le couvert l'année dernière au même endroit avec « Mud – Sur les rives du Mississippi », petit bijou indé, signant le grand retour face caméra de Matthew McConaughey.
Un an plus tard, le film sort enfin dans les salles.
Synopsis Allociné : Ellis et Neckbone, 14 ans, découvrent lors d'une de leurs escapades quotidiennes, un homme réfugié sur une île au milieu du Mississippi. C'est Mud : un serpent tatoué sur le bras, un flingue et une chemise porte-bonheur. Mud, c'est aussi un homme qui croit en l'amour, une croyance à laquelle Ellis a désespérement besoin de se raccrocher pour tenter d'oublier les tensions quotidiennes entre ses parents. Très vite, Mud met les deux adolescents à contribution pour réparer un bateau qui lui permettra de quitter l'île. Difficile cependant pour les garçons de déceler le vrai du faux dans les paroles de Mud. A-t-il vraiment tué un homme, est-il poursuivi par la justice, par des chasseurs de primes ? Et qui est donc cette fille mystérieuse qui vient de débarquer dans leur petite ville de l'Arkansas ?
Avec « Take Shelter », Jeff Nichols avait eu l'audace de sortir des sentiers battus en livrant le récit poignant d'un père de famille subitement obsédé par l'imminence de la fin du monde tout en se trouvant dans le même temps mortifié par ses angoisses. L'allégorie de l'Apocalypse !
Du genre Southern Gothic, le troisième long métrage de Nichols s'envisage, quant à lui, comme le croisement parfait entre les frères Coen, « Tom Sawyer » de Mark Twain et William Friedkin. Tantôt sombre et destructeur, tantôt initiatique et poétique, « Mud – Sur les rives du Mississippi » est un film ambitieux et naturaliste. Sous ses airs de peinture de l'Amérique profonde – poisseuse et suintante – il porte, en effet, un regard étroit sur la fascination / l'idolâtrie et le passage de l'enfance à l'âge adulte.
Deux enfants, Ellis et Neckbone, qui, tout au long de leur parcours, voient défiler tous les bouleversements inhérents à l'adolescence : relations parentales dysfonctionnelles, premier émoi amoureux terrassé par l'ignorance de la belle, fugues et désobéissance, figures adultes d'attachement, mensonges et désillusions …
Les espoirs sont partagés, les rêves brisés – la réalité d'un amour idéalisé – retracés … une véritable fable ! À la manière d'un Wes Anderson, Jeff Nichols nous rappelle à quel point les enfants comprennent souvent étonnamment plus rapidement les événements que leurs pairs adultes, en somme leurs références. Démarche honorable !
Jeff Nichols aime ses acteurs et nous le fait sentir. Superbement dirigé, Matthew McConaughey continue sa carrière 2.0 – carrière entamée avec le déjà bien poisseux « Killer Joe » et poursuivi avec son rôle de journaliste dans « Paperboy » – en composant un fugitif iconique à l'allure débonnaire. L'errance d'un homme, courageux et vulnérable, animé par son amour pour Juniper, une blonde barbie paumée (Reese Witherspoon, touchante) et dont la vie bascule brusquement après qu'il ait assassiné l'amant de celle-ci. Étant dorénavant pourchassé par les circonstances et une meute de truands assoiffés de vengeance, le mystérieux Mud rencontre les deux enfants qui deviennent alors les chevaliers servants de ce bandit. Deux mômes par ailleurs interprétés avec brio par deux révélations : Tye Sheridan, vu brièvement dans « The Tree of Life », et Jacob Lofland recèlent une maturité saisissante.
Jeff Nichols développe parallèlement une galerie de solides seconds rôles, du vieux roublard as de la gâchette incarné par le révérend Sam Shepard à l'oncle scaphandrier joué par le fidèle Michael Shannon, déjà présent dans les deux précédentes moutures du réalisateur.
Progression rythmique semblable à l'écoulement paisible du fleuve, « Mud » prend une tournure dramatique insoupçonnée vers la fin, avec en bonus une impressionnante fusillade, brillamment filmée, ainsi qu'un plan subaquatique hommage à « La Nuit du chasseur » de Charles Laughton, autre célèbre virée ténébreuse du septième art.
Bilan : « Mud – Sur les rives du Mississippi » culmine en qualité par son scénario, sorte de Tom Sawyer moderne, et le jeu au cordeau de ses comédiens.
Le lien => http://piwithekiwi.blogspot.fr/2013/05/mud-sur-les-rives-du-mississippi.html
Putain qu'est-ce que je suis pressé de le voir...
J'en ait fait une petite critique :
http://www.youtube.com/user/TheMitchoum
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Risque de
J'en reviens à l'instant.
Impressions rapides à chaud :
Un bon petit film, bon c'est pas exceptionnel non plus, mais y a une sacrée bonne petite ambiance, j'ai un vrai faible pour les bayous.
Et puis l'aspect île perdue au milieu du Mississippi avec comme seul habitant McConaughey et sa chemise porte-bonheur en haillons est vachement cool.
Les enfants sont pas trop mal (même si un peu saoulant de temps à autre), après l'argument scénaristique est bien mince : pendant tout le film je me demandais si Mud était un mytho, si l'histoire (un peu con quand même quand on y repense) qu'il racontait aux gamins justifiant le fait qu'il soit poursuivi par tout le monde, était la vraie. Et bah finalement oui.
L'intérêt de son perso, c'est qu'il est suffisamment trouble et énigmatique, pour ne pas savoir si ses intentions affichées aux gamins sont réelles, ou bien s'il est un manipulateur qui les utilise en les prenant par les sentiments (surtout le gamin héros qui pour le coup est vraiment cucul la praline, d'ailleurs j'ai pas du tout trouvé intéressante ces histoires avec la nana qui s'appelle May Pearl).
Autre petit point faible : les parents qui m'ont paru hyper inutiles, et rallongeant pour rien le film.
Et enfin le vieux méchant, soit-disant satan personnifié est tout bidon (d'ailleurs l'acteur a pas la gueule de l'emploi, je crois que c'est lui qui joue le père beauf dans mars attacks, et dans les james bond où il fait un bon gland de service)
Mais à côté de ces quelques réserves, j'ai passé un moment plus que sympathique, et j'ai vraiment apprécié l'ambiance posée tout en maîtrise du film.
Ah et j'ai sursauté au premier coup de feu
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Meilleur film de Nichols pour l'instant je pense. Bien mieux rythmé que Take Shelter et plus intéressant que Shotgun Stories.
J'ai bien aimé l'idée que les deux personnages qui créent l'intrigue du film ne se rencontrent jamais vraiment. On a aussi là un cinéma plein de références. Beaucoup de plans d'ambiances viennent renforcer la beauté plastique du film. Mud est un personnage fascinant dans la mesure où il y a toujours une ambiguité chez lui mais surtout une attache.
Jeff Nichols est décidément un réalisateur/auteur à suivre qui va, je pense, gagner encore en maîtrise et en ambition au fil des années.
Ah oui et il y a pas mal de contre-jours avec des arbres. Ça va pas plaire à certains ![]()
J'ai réfléchi au film pendant la nuit, et je me suis dit "oh merde Mud en fait il existe pas".
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Ben c'est tout comme. On lui donne presque un statut de mythe en disant qu'il a pas de parents, qu'il est né dans la forêt etc... c'est ça qui me paraît génial dans le personnage.
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Purée quelle bande de gays que vous êtes
Pas mal Mud. Honnêtement j'ai plus ressenti du Spielberg que du Malick sur le coup mais ouais, bon petit film. Nichols aime vraiment ses personnages principaux et ça se voit.
J'ai préféré Take Shelter mais peut être parce que c'est, comment dire, "obligé" : un film plus impressionnant, tendu. T'en ressors plus sur le cul.
Mais j'en suis sûr qu'après analyse je pourrais préférer Mud à Take Shelter. C'est un film plutôt précis, avec pas mal de détails.
Petit
ce qui m'a marqué dans ce film c'était les jeans troués, la morsure de serpent, Mud regardant à travers les trous causés par les balles.
Je n'ai pas vu Shotgun Stories, ça a l'air pas mal. Ça a l'air plus malickien que Mud.
Un monument du cinéma d'aujourd'hui!
J'ai adoré Shotgun Stories et Take Shelter mais là c'est encore mieux! C'est un magnifique film. Nichols est mon nouveau chouchou.
J'ai jamais vu de films de Malick et ses films ne me bottent pas... Pourquoi vous en parlez ? ![]()
Aussi : ça m'a fait penser que je n'ai pas vu Les bêtes du Sud Sauvage, qui me disait rien. Du coup, je regrette un peu.
Sinon, Mud est un film complet comme un petit-déjeuner. Ça fait depuis pas mal de temps que je n'avais pas vu au cinéma un film-couperet (ces films d'auteurs qui s'arrêtent nets).
Mud est un film très rempli, où il se passe pleins de choses entre le début et la fin. Je veux dire, c'est vraiment un film où tu te dis, dix-quinze minutes avant la fin, "C'est la fin".
J'ai jamais vu de films de Malick et ses films ne me bottent pas... Pourquoi vous en parlez ?
Oh, peut-être parce qu'il est à l'origine de chefs d'oeuvres cinématographiques et qu'il a eu une influence certaine sur de nombreux réals, tel Nichols ?