Chaud à force de poster on va me prendre pour un troll floodeur ![]()
KingRabbit_----
Posté le 24 janvier 2012 à 21:58:25
Y'a shame apparemment qui fait débat aussi
Mais c'est loin d'être le meilleur steve mcqueen, avec une morale en carton.
La morale tu la vois où tu veux bien la voir cher ami. En l'occurrence, le film n'a rien de moralisateur.
KingRabbit_----
Posté le 24 janvier 2012 à 21:59:00
Faut m'expliquer où est le kiff à voir mélancholia, vous êtes amoureux de kirsten en fait?
Je t'invite à lire les avis des forumeurs sur le topics officiel, tu comprendras peut-être mieux pourquoi ce film n'est pas loin de faire le consensus. Pour ma part, j'ai la flemme de réécrire ce que j'ai déjà dit, mais au vu du peu d'importance que tu as l'air d'accorder à la mise en scène (au profit du scénario), je peux comprendre que tu sois complètement passé à côté de Melancholia. Et encore que...le scénario est lui aussi excellent. Idem pour Drive d'ailleurs.
"Mais c'est loin d'être le meilleur steve mcqueen"
En même temps il en a fait que 2.
Voilà la critique que j'en avais fait après sa sortie : La première grande satisfaction qu'on éprouve suite à la vision de Melancholia, c'est d'avoir assisté au film d'un grand monsieur qui a compris comment se devait d'être le genre du film-catastrophe. C'est-à-dire, non pas se pavoiser devant un gloubi-boulga d'effets spéciaux se délectant de réduire en bouillie la statue de la liberté après avoir noyé Manhattan à coup de Tsunami, et tout cela dans l'indifférence la plus totale, mais plutôt d'illustrer le côté hautement tragique de l'événement, l'utiliser comme simple déclencheur d'une mécanique dramaturgique sur l'être humain. En fait, dans Melancholia, la catastrophe naturelle n'est qu'un outil, carrément laissé au second plan. Et c'est très bien comme ça. Qu'en est-il alors du sujet principal de ce métrage à première vue hybride, car il semble découpé en deux parties sans grand rapport? La première se focalise sur le personnage de Justine (Kirsten Dunst), absolument sublime en mariée fêtant sa récente union avec son mari. Ce qui devait être le plus beau jour de sa vie s’anéantit au cours d'un processus d'(auto) destruction. Le deuxième chapitre, quant à lui, se braque sur Claire la soeur de Justine, qui à son tour va vivre l'enfer face à la catastrophe qui scintille d'un air narquois dans son espace stellaire. Melancholia oppose donc deux visions de la Vie, deux peurs, deux drames ne puisant pas leur eau dans la même source. Du côté de Justine, jeune femme bipolaire, la vraie catastrophe se personnifie à travers l'homme. Tous plus véreux les uns que les autres... Sa mère règle ses compte pendant le repas de mariage, son père n'est jamais à l'écoute, son patron la conçoit comme un accessoire destiné à faire du profit et le mari de sa femme tient un rapport libidinal à l'argent. Commence alors une longue descente aux enfers pour Justine qui semble trouver une délivrance face au cataclysme qui se prépare. L'éradication de la néfaste espèce humaine est vue comme une libération quasi divine, au point qu'elle se livre à une sorte de rituel religieux en offrant son corps nu à la pâleur blanche de Melancholia. D'ailleurs, ses escapades nocturnes donnent lieu à des fulgurances lyriques dont il émane un sentiment de plénitude sublime. Claire, dotée d'un comportement tout à fait antagoniste, aime ses proches, joue la soeur protectrice, et n'a peur que de la souffrance des autres. Elle incarne une vision plus positive de l'Humain et Melancholia représente la future destruction d'une entité qu’elle considère sacrée. Ainsi, Lars Von Trier s’amuse de l’opposition concrète entre ces deux sœurs qui s’aiment et se déteste. Il en découle un récit bouleversant, contenant des plans absolument inoubliables (le plan final, le Travelling aérien sur les sœurs dans leur séance d’équitation), une introduction passablement similaire à celle du déjà très bon Antichrist, avec ces ralentis de toute beauté, et une ambiance mélancolique grâce à ce vespéral château enluminé, ainsi que cette fascinante planète représentant la fin de tous les maux. Pour terminer, il est essentiel de parler du casting pour lequel LVT signe un sans faute. Dunst, Gainsbourg, Sutherland, Hurt, Rampling, Skarsgard….Tous ces grands noms sont parfaits dans leur rôle respectif.
servietsky
tu peux donc en déduire que hunger est bien meilleur
schaffer
Bah je pense justement que ford est bien au-dessus d'hawks, et qu'il est un peu l'inventeur du genre western au cinéma ![]()
Take Shelter, Drive, La Défense Lincoln (ben ouais
), Somewhere, Blue Valentine ...
Bouboul tu te méprends totalement
La mise en scène est fondamentale dans mon esprit, tout ce que je dis depuis le début c'est que le scénario l'est tout autant, c'est tout ![]()
Drive , Black Swan , Blue Valantines , J'ai rencontré le diable ( pas meilleurs film etranger aussi ) , Beginners....
Black Swan était dans la sélection de l'année précédente.
Masterchief40k> oui mais il est sortir cet année en france , tout comme Blue Valantines.
Ouais je viens de voir ça vu que Michelle Monaghan était déjà nominée l'année dernière.
Pour Blue Valentine, je veux dire.
servietsky2, ben oui mais on parle de la sélection des Oscars non ? Ils ne tiennent pas compte de la sortie française à ce que je sache ![]()
Ta critique est très jolie bouboul, mais personnellement quand j'ai vu mélancholia, j'ai vraiment senti l'imposture du réalisateur qui enfume tout le monde avec un film pseudo philosophique, mais de la philosophie au rabais discount avec des citations foireuses, et surtout un vide abyssal, une absence totale de rythme, et au final une expérience faiblarde avec des personnages très inintéressants, vides et désincarnés.
Et putain le pire, c'est le dogme, et cette putain de caméra portée qui bouge tout le temps, c'est odieux, insupportable et vomitif.
Enfin, je me suis fait terriblement chier alors qu'en règle général je suis ultra client des films expérimentaux, ambitieux et différents.
Mais là c'était clairement une arnaque, je trouve.
Ha mince , j'ai vu Blue Valantines au dessus de moi j'ai pensé que c'etait notre grand cru 2011.
KingRabbit_----
Posté le 24 janvier 2012 à 22:12:22
Ta critique est très jolie bouboul, mais personnellement quand j'ai vu mélancholia, j'ai vraiment senti l'imposture du réalisateur qui enfume tout le monde avec un film pseudo philosophique, mais de la philosophie au rabais discount avec des citations foireuses, et surtout un vide abyssal, une absence totale de rythme, et au final une expérience faiblarde avec des personnages très inintéressants, vides et désincarnés.
Explique-toi. En quoi il enfume tout le monde. Parce que c'est facile de tenir de tels propos, faut-il encore expliquer pourquoi. Dire que le film est vide, c'est faux. Il y a un discours clair, à peine abordé dans ma critique. Sur la mélancolie, le rapport entre ces deux soeurs (les rapports humains plus généralement)... Lars Von Trier ne balance pas simplement des images abstraites pour qu'on lise ce qu'on veut. L'introduction en Slow-motion n'est pas là pour faire joli. Chaque composition picturale à un sens, véhicule une idée... C'est cela la mise en scène et on peut dire que Melancholia est un pur film de mise en scène. Il véhicule son propos essentiellement pas l'image. Personnages vides? Désincarnés? Je ne sais pas quoi te répondre à part de revoir le film. C'est certainement les personnages les plus complexes que l'on ait pu voir cette année au cinéma.
Et putain le pire, c'est le dogme, et cette putain de caméra portée qui bouge tout le temps, c'est odieux, insupportable et vomitif.
Melancholia n'a aucun rapport avec le Dogme
Enfin, je me suis fait terriblement chier alors qu'en règle général je suis ultra client des films expérimentaux, ambitieux et différents.
Mais là c'était clairement une arnaque, je trouve.
Ca je peux comprendre, mais l'argument du "je me suis fait chier" ne m'empêche pas en général de relever les qualités intrinsèques d'un film.
Melancholia n'a aucun rapport avec le Dogme
Même si c'est pas Festen, Il s'en inspire un peu quand même.
bon on est hors sujet, mais par exemple sur le début en slow motion (assez exaspérant et gratuit), ça n'a aucune justification particulière ni précise.
Comme tu l'as dis précédemment, il avait fait exactement le même procédé (et en mieux) dans antichrist, donc c'est devenu une espèce de gimmick sans intérêt.
Enfin ça me fait bien marrer quand on m'explique que le sens de mélancholia est la mélancolie. Wouhou, génial, on va loin avec ça.
C'est même pas de la philosophie, y'a même pas le tiers du quart du début d'une once de réflexion là-dedans, c'est ce qui s'appelle imposture.
Bah si, toute la partie du mariage, c'est festen en moins bien...