Derrière ce titre assez bizarre se cache une réalité qui m'étreint depuis que je regarde régulièrement des films.
Ne vous est-il jamais arrivé de regarder un film sans le trouver transcendant, durant son visionnage comme à la fin, PUIS, pendant une période de post-visionnage, le trouver bien meilleur ?
La pensée et la mémoire interviennent : vous vous souvenez du film, de son ambiance, de son atmosphère, de certains plans qui vous ont marqué, de tels acteurs, de telle musique...
Cette période peut être plus ou moins longue, parfois quelques heures suffisent, mais parfois ça prend de longs mois.
Ce qui est surtout important, c'est qu'elle permet de mieux apprécier un film, uniquement à travers nos souvenirs, sans avoir vu le film concerné une deuxième fois. Les films auxquels on pense le plus après visionnage sont ceux qui peuvent éventuellement nous marquer plus ou moins.
Par exemple, je pourrais citer des films comme Blow-Up ou Profondo Rosso auxquels j'ai longtemps pensés après un unique visionnage ( quoique j'ai revu à répétition certaines scènes de l'Argento, car je l'ai vraiment aimé ). Et là j'ai l'impression d'avoir à nouveau affaire à ce phénomène/sensation/sentiment/expérience avec les films de Kitano : ici c'est surtout l'ambiance nippone et la BO qui m'ont plu, sans pour autant que le visionnage direct des films de Kitano m'aient accroché au plus haut point. Je les ai trouvés bons mais sans plus, cependant j'y pense bien plus que d'autres films que je trouvai bons de suite mais auxquels je ne pensais plus par la suite. Je parle de Kids Return et Hana-Bi. Kitano ne fait pas vraiment dans les films survitaminés et à l'eau de rose, à l'inverse de pas mal de productions américaines. Ce phénomène a lieu rarement avec des films "grand public" et c'est souvent l'atmosphère qui est l'élément clé pour le favoriser.
Alors, qui comme moi a l'impression de connaitre ce genre de trucs : porter de l'intérêt et une appréciation dédoublés sur un film qu'il trouvait sans plus au départ ?
Que ceux qui veulent m'étiqueter comme un fou le fassent.