The horror... The horror...
Il y avait avec ce film la volonté d'apporter un peu de neuf à la saga, on change tout le casting humain, on nous met une histoire plus "sombre" où pour une fois la destruction massive de l'épisode précédent avait des conséquences. Y'avait limite moyen d'en faire un truc un peu paranoïaque, comme les X-Men de Singer, un bon réalisateur aurait fait ça avec intelligence. Mais non pas Bay, lui il refait le même film que les précédents, toujours un gros bordel avec des histoires de complots, de grand méchant qui veut détruire l'humanité pour une obscure raison, le tout finissant en interminable destruction massive d'une ville quelconque.
C'est bien beau de changer le casting, mais si c'est pour refaire des persos tout aussi vides c'était pas la peine. On a Wahlberg, le papa inventeur le moins crédible de l'histoire du cinéma, sa fille, blonde au maquillage dégueulasse qui n'est là que pour servir de cul portatif comme ses prédécessrices. Et les autres je ne m'en rappelle même pas, toujours les mêmes coquilles vides. Le tout avec toujours la même histoire débile, sauf que cette fois on essaie de se la jouer métaphysique avec ces histoires de créateurs et de dinosaures. Mais c'est inexploité, et finalement juste un prétexte à plus d'explosions.
Le point sur lequel il y a une légère amélioration, c'est peut-être la mise en scène, un peu plus sympa sur les scènes d'action, même si on garde ce côté surchargé très indigeste propre à Bay et ces ralentis d'une vulgarité crasse. Et je parle des scènes d'action, le reste est toujours aussi moche, je cherche toujours la logique derrière les choix de cadrages de Bay parfois très étonnants. Et la photos m'évoque toujours autant un clip digne de MTV. Quant à la musique, on navigue entre compositions à base de POIIIIN et chansons de merdes utilisées aléatoirement. A un moment, on a une scène d'action normale, qui ressemble à toutes celles du film, sauf que Bay décide qu'elle doit être triste alors il met une musique triste, comme ça, il a pas peur.
Bay était légèrement remonté dans mon estime avec Pain & Gain, où pour une fois son style était au service du propos, et où il avait compris que la meilleure façon de filmer des persos cons était de se moquer d'eux. Sauf qu'ici il nous filme des persos tout aussi cons (enfin presque) mais avec tout le sérieux du monde. Et c'est lonnnng, tellement long. Je ne comprendrai jamais cette manie de faire un film de la longueur d'une fresque épique, surtout quand on a rien pour le remplir.