Donc si tu regardes The Human Centipede, tu es aussi dérangé que le taré qui veut coudre des gens entre eux. D'accord, logique implacable.
Et donc, si tu joues à GTA, t’es un gangster armé jusqu’aux dents dans la vraie vie.
Si tu joues à FIFA, tu gagnes 500K par semaine et tu fais des pubs pour des rasoirs.
Tu regardes Seven ? Tu caches peut-être des carnets remplis de péchés capitaux dans ton salon.
Et si t’as aimé Dexter, faut peut-être prévenir la police, non ?
En suivant cette logique brillante, les fans de Harry Potter pratiquent la sorcellerie et les amateurs de Walking Dead attendent l’apocalypse pour enfin pouvoir taper sur des zombies avec une batte cloutée.
On est en 2025, et apparemment il faut encore expliquer que regarder un film dérangeant ne fait pas de toi un danger public.
Ce n’est pas parce qu’un cerveau est attiré par des œuvres violentes ou glauques qu’il est automatiquement dysfonctionnel.
Ce qui est vraiment flippant, ce n’est pas le contenu de ces films… c’est qu’il existe encore des gens qui ne font pas la différence entre fiction et pathologie.
Mais bon, c’est plus facile d’accuser un film que de se demander pourquoi on a peur de ce qu’il montre. Ou pire : de ce qu’il nous fait ressentir.