"Et enfin, les réactions des personnages m'ont énormément dérangés. Comme si elles étaient "amplifiées" de façon improbables. "
ça me rappelle un peu certaines formes/pièces de théâtre, où surjouer, amplifier de manière non naturelle est valorisé. Ici la mise en scène joue ce rôle là, et puis c'est un peu ça la magie du film: rien n'est réaliste, on voit un esthétique hors norme qui arrache la gueule. Et puis comme le dit Refn lui même, c'est avant tout l'histoire de la transformation d'un mec.
En terme de scénario, je ne vois pas où est le soucis. Pourquoi forcément vouloir quelque chose d'ultra fouillé avec 15 twists dès le générique? Quand je vois celui de Django (où là, effectivement, c'était léger à MON GOUT), je me dis qu'on peut faire un vrai bijou avec quelque chose d'à priori banal et archi-vu. Et c'est là toute la force du film.
Franchement, je m'attendais pas du tout à ça, je me suis dit "oh merde, je vais encore me taper un nanard pas méchant que je vais réussir à apprécier, en plus c'est du Transporteur-like".
Et puis là, soudainement, dès les premières minutes, l'éclair dans la nuit, le (l'un des) meilleur film que j'ai vu cette année.