Il a raison, l'intrigue est vue et revue. Les personnages, par contre, sont des "déconstruction" des clichés qu'ils incarnent.
Le Driver est à la limite de l'autisme et d'après le réalisateur, il se croit dans un film. Bref, on est bien loin des persos incarnés par Eastwood ou Bronson qui ne cherchent pas à devenir cool comme lui mais qui le sont. (L'autre et sa mauvaise foi qui ose dire que Gosling est inexpressif... Tu préfères un type qui surjoue à en devenir chiant comme Dujardin ?)
Les "méchants" le sont parce qu'ils n'ont pas le choix. L'un l'est parce qu'il voulait juste se venger de ses supérieurs antisémites mais qui au final n'a que des incapables sous ses ordres, l'autre doit couvrir les conneries du premier. Là encore, on a plus un déconstruction du genre de gangster, un peu similaire à celle de la série The Sopranos.
Le mari est un type sympa mais un peu arrogant, bien loin des clichés du taulard qui bat sa femme et son gosse. Lui, il veut juste avoir une seconde chance mais il est vite rattrapé par son destin.
Bref, je vais pas continuer.
D'ailleurs tous les personnages masculins des films de Refn, même les secondaires, sont victimes de leur destin.