Réalisé par James Landis
Avec Arch Hall jr., Richard Alden, Helen Hovey...
Long-métrage américain .
Genre : Epouvante-horreur
Durée : 01h35min
Année de production : 1963
Synopsis : Trois amis qui se rendent à Los Angeles pour assister à un match de Baseball tombent sur un couple de criminels assoiffés de sang alors qu'ils s'arrêtent dans une station-service déserte.
Téléchargement (domaine public)
http://www.archive.org/details/The_Sadist
Je viens à peine de voir ce film, découvert grâce au Cinéphageuh de Brazil, et obtenu à l'adresse qui précède. Pour être honnête, je m'attendais à quelque chose de bon mais rien de bouleversant. Pour la petite histoire, ce film est né du profond amour pour le cinéma que portaient Arch Hall Jr et Sr, respectivement acteur principal et producteur du film, et fait partie d'une série de productions à petit budget plutôt méconnues.
Ce film fut tourné pour $33.000 en à peine 2 semaines, et presque rien, si ce n'est quelques faux raccords qui traînent, ne le laisse penser. Les acteurs sont convaincants, la mise en scène inventive et toujours adaptée à l'action, la photo, remarquable, est de Vilmos Zsigmond (excusez du peu), et surtout le scénario faut toute la différence. En effet un "huis-clos" dans un espace ouvert, c'est casse gueule et on aurait pu être face à une fausse bonne idée, mais un vrai ratage.
Heureusement il n'en est rien, le construction du film étant proprement remarquable. Le début est relativement calme, mais ne sert que mieux les évènements à suivre, que je ne spoileraient pas. Mais je peux dire que ce qui m'a bluffé est vraiment la profonde intelligence de la narration, les choix des personnages toujours crédibles, les dialogues crus et réalistes, et l'absence totale de clichés.
Poussé par ce budget minimaliste, le réalisateur (et scénariste) va droit à l'essentiel, le film est épuré de toute lourdeur, pas de musique tire larme, pas de grand discours, rien n'est là pour aider le spectateur lambda, nous sommes plongés en plein terreur avec les personnages. En plus de tout ça, la cerise sur le gâteau est que le film se déroule en temps réel, rendant encore plus éprouvants les évènements, aucune ellipse bienvenue n'est là pour nous épargner un passage difficile.
Une pépite du cinéma indépendant, injustement méconnue mais que vous n'avez aucune raison de rater vu qu'elle est dans le domaine public.
8.5/10