Salut à tous, une fois n’est pas coutume, je déterre le topic pour présenter ma nouvelle analyse sur la chaîne du quattro volte de l’italien Michelangelo Frammartino (2010), un muet contemporain aux allures de manifeste païen. Un bijou contemplatif.
EXTRAIT DE MA CRITIQUE:
Quelque part, dans la masse noire du présent, existent ces films que l’on aurait pu croire tournés il y a des siècles. Nullement rétrograde, aucunement réactionnaire, la Quattro Volte est sans doute furieusement romantique. Un romantisme vrai, puissamment romantique, romantique comme aux premiers jours du romantisme. S’il est muet, s’il est contemplatif, s’il se laisse charrier dans la lenteur, Frammartino ignore l’artifice, le geste complaisant, l’épaisseur du trait. Profondément incarnée aux proportions du symbole, immatériel-matérialité, ambiguïté du photon qui forme lumière et image du monde, la quattro volte s’irradie de l’énergie première de l’horizon, ainsi que le conçoit Henri carl Lier pour qui la photographie vient du fond, comme le vers latin commence avant tout par sa fin.
Le lien
https://www.youtube.com/watch?v=oAXOhmRtUYg
Comme d’habitude, n’hésitez pas à me contacter ici, sur ma page ou par mail, je reste disponible pour correspondre. Bonne journée.