Dans le cadre d’un échange de films, je suis tombé sur White Lightnin’. Autant dire qu’il s’agit du genre de films qu’on regarde que quand on nous le conseille tellement c’est peu connu et passé inaperçu à sa sortie. Cela dit, j’en ressors plus satisfait.
Ce film est une vraie expérience cinématographique. Visuellement c’est assez moche, un espèce de faux noir et blanc avec quelques nuances de couleurs ici et là. Mais cette teinte devient finalement attachante et contribue largement à l’ambiance plus que glauque du film. En parlant d’ambiance, la gestion de la musique y est aussi très importante, quasiment omniprésente du début à la fin. Enfin, le troisième élément crucial à cette expérience, c’est la voix off, nous portant elle aussi de A à Z.
Bref, vous l’aurez compris, j’étais à fond dans le film. Edward Hogg dans le rôle principal porte le film à bout de bras et signe une prestation remarquable. On suit sa descente aux enfers et la vengeance de son père avec attention et parfois, gêne. Car oui, ce film est cru, trash, et ne cherche pas midi à quatorze heures. Et ça vaut le coup d’œil. Le seul reproche que je ferais au film c’est d’avoir assez rapidement passé la période artiste de Jesco. J’aurais voulu plus de claquettes. Enfin bon.
Loin d’être un film qui va me marquer à vie, White Lightnin’ demeure cependant un très honnête moment de cinéma.