Là où Requiem for a Dream parlais des "méfaits" de la drogue sans réelle subtilités et avec un regard unilatéral, le film de Schroeder se tiens bien plus dans la neutralité, sans jamais faire de jugement.
Ici, ce n'est même pas la drogue qui est en cause, mais l'humain, il est le problème. Le film d'Aronofsky nous montrais ces personnage en totale aliénation face à la drogue, sans jamais nous montré ce qu'il s'y cache derrière. Pourquoi se détruisent-ils ? Qu'est ce qui les pousses à se shooter ? La cause ce n'est pas la drogue en elle même, mais bien l'humain, mais ça il ne nous en parle jamais. La différence est là, Aronofsky parle de drogue, quand Schroeder, lui, parle de l'homme.
Maintenant il faut dire qu'il y'a une différence entre le rapport à la drogue de More et celui de RfaD. Déjà, More c'est baigné dans le psychédélisme, ce sont des hippies, dans RfaD c'est plutôt des Junkies.
Ainsi, toute les drogues ne sont pas forcément destructrice dans le film de Schroeder, quand il est question d'herbe ou d'acide, c'est pour aller plus loin, s'ouvrir l'esprit. Alors qu'avec l'héroïne il est question d'oublie de soi, de mort, et ce, autant physiquement que spirituellement.
Mais dans les deux cas, ont sent qu'il y'a un vide à combler, et certaine recherche de soi.