C'est ton point de vue pour Tree of Life.
"Et ce que je vais dire n'engage que moi! (et je m'attends à en prendre plein la geule vu ce que je vais dire...)
Je dit et j'assume : Ce film est passé à Canne et c'est cette M*RDE de Tree of life qui a la palme?????!!!!! "
" n'engage que moi"
![]()
Très franchement un excellent film et pourtant j'y suis allé à reculons (Je peux pas saquer Maiwen, ne me demandez pas pourquoi
). Très cru, très vrai, des acteurs géniaux (sauf Maiwen bien sur
, on se demande ce qu'elle fait la
). J'ai ressentis des longueurs quand même, à deux ou trois reprises j'étais persuadé que c'était la dernières scène alors que.. non.
Je retiens surtout la scène de la mère et du fils africains, du téléphone (
) et la scène finale qui m'a un peu laissé sur le cul. Par contre j'ai trouvé aucun intérêt à la scène dans le centre commercial et de "l'accouchement"
A voir ![]()
Nous sommes d'accord ?
On est d'accord ![]()
J'ai toujours été dubitatif de ces films dont le but est de retranscrire le mieux possible le réel. Pour moi ce n'est pas une fin satisfaisante et ça pose divers problèmes. Le manque, ou même l'absence totale de subtilité. Ce film est tellement obnubilé à vouloir dire les choses le plus crûment possible qu'il en devient vulgaire. C'était déjà un peu le problème d'un film comme l'Esquive.
On dirait vraiment un film de première de la classe. Avec plein de petites saynètes écrites et pensées minutieusement, pour dire telle chose sur un problème social ou telle chose sur un personnage. je crois qu'il n'y a rien qui m'énerve plus au cinéma que la construction scénaristique.
Je pense que ce film est un exemple flagrant de l'échec de ce procédé de décalcage du réel, maladie spécifiquement française, qui ne laisse plus aucune place aux fondamentaux du cinéma, c'est à dire le rêve, le fantastique, le symbolique... essayer d'atteindre quelque chose de purement "cinématique" qui n'appartient qu'à cet art incroyable mais qui en réalité n'existe pas.
Bref je comprends qu'on puisse adorer mais ce n'est vraiment pas le type de cinéma que j'aime, je trouve ce genre de film bien triste, sans saveur, et j'ai déjà tout oublié.
Sauf que le cinéma c'est l'art du réel contrairement au théâtre, que justement les films qui sont dans le réel, sont subtiles, parce que le réel, ce n'est pas de la symbolique, on peut avoir des personnages non manichéens au possible (contrairement aux contes, ou au théâtre ou personnage symbolise ceci ou cela), et la symbolique ça peut être très vulgaire, bien plus que réel, l'esquive n'est en rien vulgaire si ce n'est par son vocabulaire, au contraire il montre une réalité subtile, complexe, belle.
En fait tu es tellement ancré dans tes préjugés sur le "réel" et à te masturber sur le côté pictural du cinéma (et Bresson n'en dit pas du bien du cinéma pictural, pour lui le cinéma doit se rapprocher de la musique), que tu en perds sans doute ton objectivité.
Il n'est marqué nul part que le cinéma doit faire rêver, ou comporter une symbolique, ou même d'être fantastique. (et lorsqu'un film est tout ça à la fois tu ne l'aime pas non plus, on peut citer les films de Godard par exemple).
L'art ne doit pas copier la nature. Excuse moi de rejoindre Kant sur ce point (moi aussi je peux citer des gens
). Parce que la meilleure (seule ?) façon de parvenir à représenter quelque chose tenant du réel c'est par le détournement, par la stylisation. Barton Fink, qui est un rêve éveillé, me parle du réel sans avoir besoin de le singer. Sauf que ça n'arrive pas chez moi comme quelque chose d'évident et d'identifiable (contrairement à Polisse) mais comme un sentiment inexprimable et indéterminable (en d'autres mots, quelque chose de beaucoup plus subtil).
Excuse moi mais le manichéisme la complexité psychologique etc je m'en moque, ce qui m'intéresse c'est ce qu'un film réussi à me faire ressentir, un film qui arrive à m'émouvoir, à m'émerveiller, à me faire sentir quelque chose de particulier, d'inexprimable. Un documentaire sur des flics sans travail sur l'image, le cadrage, le récit, ça me laisse complètement de marbre.
D'ailleurs j'ai regardé la critique du cercle après avoir posté la mienne et Rouyer dit exactement la même chose que moi c'est à dire que ça manque de stylisation et que c'est un catalogue scénaristique de premier de la classe.
Désolé mais le cinéma à la base c'est muet. C'est un art pictural c'est un fait, peut être que ça te convient pas mais c'est comme ça. Bresson dit des conneries, peut être que tu t'en rendras compte un jour
Tu sais très bien que je n'aime pas les films politique/social (donc une grande partie des Godard). Quand je parle de symbolique je parle de symbolique implicite, à travers le rêve ou le fantastique, Godard c'est lourdingue, c'est je vais mettre ça pour essayer de faire comprendre ça, c'est scolaire, ça ne m'intéresse pas.
Enfin bon on a déjà eu ce débat et t'as fini par m'insulter donc j'ai pas trop envie d'aller plus loin. J'ai le droit d'avoir une vision du cinéma différente de la tienne non ? Sinon ce serait bien triste.
Surtout que je ne rejette pas TOUT le cinéma "documentaire". J'aime beaucoup deux films de Cassavetes (sur les 3 que j'ai vu) parce que c'est du faux réel. C'est à dire qu'il arrive à nous faire croire que c'est la réalité alors que ses films sont complètement délirants et impossibles. Pourquoi ? Parce que déjà c'est pas sur-écrit à mort comme ce film, qu'il pose sa caméra et laisse VRAIMENT ses acteurs jouer, qu'il essaye pas de dire quelque chose de précis sur tel personnage ou tel sujet, il met sur la pellicule ce qui lui passe par la tête et espère que ce "tout" fera sens même si de premier abord ça ne veut rien dire.
Désolé mais le cinéma à la base c'est muet. C'est un art pictural c'est un fait, peut être que ça te convient pas mais c'est comme ça. Bresson dit des conneries, peut être que tu t'en rendras compte un jour ![]()
le muet est pictural ? ah bon, lorsque les frères lumières filment l'arrivée du train on est pas dans le réel ? ah ben si, le mec il a filmé une scène banale. Pas de symbolique rien.
Godard fait du social ? du politique ? jusqu'à Pierrot le Fou c'est apolitique, en témoigne les critiques qu'il a eu sur le petit soldat d'extrême droite et gauche (le film ne prenait pas parti pour ou contre la guerre d'Algérie). Godard scolaire, tu te fous de ma gueule ? parce que là tu perds toute crédibilité. Lourdingue éventuellement, sauf que justement c'est stylisé Godard.
Je ne parle pas de Polisse en particulier, où il est vrai qu'elle aurait pu faire un travail sur le cadre plus important, tu peux être dans le réel sans avoir besoin de le singer, et là tu parles du vrai plus que du réel. Pialat est dans le réel la majeur partie de sa filmographie, c'est parfois improvisé, parfois écrit la veille, et on est trèèèès loin de ce que tu peux penser du cinéma "réaliste". Lorsqu'il filme des jeunes qui s'ennuie, il filme des jeunes qui s'ennuient. Pas besoin de métaphore pour ça.
Je ne crois pas t'avoir jamais insulté.
Bien sûr que tu peux avoir une vision différente de la tienne, mais il y a pas mal de mauvaise foi dans tes propos, une sorte d'enracinement dans tes convictions parfois au détriment du bon sens. Parce que tu tiens des propos forts contradictoires par moments.
Cassavetes fait du docu ? il improvise c'est différent, c'est étrange que tu dises du bien de lui, vu que Godard, Rivette travaillent plus ou moins de la même manière, surtout Rivette, qui improvisait la plupart de ses scènes, et Godard qui les écrit au jour le jour.
Tu citais l'esquive, mais justement ce n'est pas sur-écrit à mort, il n'y a pas imitation du réel, vu qu'on est dans ce réel. Si tu savais ce que Bresson pense de l'imitation. Il a dit quelque chose de très juste sur les acteurs qui imitent des personnages célèbres (personnages qui n'ont pas pour habitude d'imiter). Donc si tu voulais être totalement cohérent avec toi même tu devrais reprocher à Bale (comme moi) son exercice d'imitation du réel dans Fighter.
Je comprends ton idée que le cinéma peut-être symbolique, dans cette absence de réel pour suggérer le vrai, c'est la démarche de Dumont, et j'adore ce réalisateur, qui va faire surjouer ses acteurs, créer des situations improbables pour ainsi créer du vrai. Tout ceci ne m'empêche d'apprécier au même titre un mec qui ne va pas dans l'esthétisme, au profit de quelque chose de dynamique de vivant, de long, comme Kechiche, tu disais sur Drive que tu aimes les pitchs courts, etc, mais celui de l'esquive tient en une ligne, c'est une histoire d'amour, d'un mec peu timide, Kechiche créé les situations du réel.
Polisse est lui aussi dans la symbolique, sur la fin, et là le film devient moins bon, car il perd sa force réaliste. Alors certaines scènes fonctionnent mieux que d'autres etc, sauf que lorsque Joeystarr regarde Maïwenn, on est dans le réel, et c'est tout aussi beau que n'importe quel regard amoureux dans un autre film.
Il se trouve que j'ai vu pas mal de CM des Lumières et je peux te dire que la caméra n'est pas placée n'importe comment. Et comme elle ne bouge pas on assiste littéralement à un tableau en mouvement.
C'est pas parce que j'aime pas UN film stylisé que je suis contradictoire hein... bien sûr qu'il y a des films stylisés que j'aime pas et des films plutôt réalistes que j'aime... comme toi tu peux très bien aimer Polisse et demain ne pas aimer un film qui essaiera d'employer les mêmes procédés. Et si pour moi Godard c'est scolaire désolé, c'est un révolutionnaire de pacotille, briser les codes pour briser les codes ça ne m'intéresse pas, y'a aucun idéal esthétique dans les films de Godard.
Quand est ce que j'ai parlé de Pialat ? Sous le soleil de Satan est typiquement le genre de films que je défends, y'a une science du cadre évidente, un travail sur l'invisible etc..
Encore une fois c'est pas parce que je loue l'improvisation chez quelqu'un que je vais forcément trouver ça génial chez d'autres. Quand tu dis à tes acteurs d'improviser c'est en conservant une ligne directrice spécifique, faut quand même que ça corresponde au style du réalisateur.
Je ne connais pas le personnage que joue Bale donc je ne peux pas vraiment juger de sa prestation par rapport à ça. Mais j'aime beaucoup les acteurs qui surjouent, parce que justement ça sort du réel, ça appartient qu'au cinéma (ou au théâtre). Mitchum dans La nuit du chasseur pour moi c'est la plus grande prestation de l'histoire parce qu'il est magnétique, il habite son personnage, il participe à la mise en scène de par ses postures, la sonorité de voix qu'il adopte etc...
Concernant l'Esquive il me semble que j'ai pas mis une sale note parce que justement j'avais bien aimé la fin (après vérification j'ai mis 5) d'ailleurs à part les scènes comme celle de la police j'ai pas critiqué le scénario. Mais y'a quelque chose de trop banal dans l'Esquive, à cause de la mise en scène qui est trop dans le réel trop dans la retenue on ressent pas cette histoire d'amour. C'est pas Casablanca quoi, grande histoire d'amour impossible, ou tout est exacerbé, magnifié... et c'est comme ça que t'arrive à atteindre une dimension mythique.
Oui c'est la seule chose que j'aime dans ce film cette histoire d'amour mais on dirait qu'elle en fait un passage obligé (comme toutes les scènes du film) c'est pas du tout la trame principale, c'est quelque chose pour expliquer les personnages. L'histoire d'amour n'existe pas vraiment pour elle même si tu vois ce que je veux dire.
la ferme ![]()
Je n'ai pas du tout été emballé par Polisse.
Je suis d'accord tout de même sur le fait que c'est bien filmé, bien joué. Pour le reste, c'est :
- imbuvable (gentils policiers humains, méchants bourgeois, pauvres petits roumains...)
- enfantin (l'anti-sarkozysme primaire)
- pas réaliste (comme si la brigade des mineurs c'était uniquement des histoires d'attouchements)
- souvent chiant (45 minutes inutiles avec Maiwenn)
Avec Joeystarr non? ![]()
gentils policiers humains, méchants bourgeois, pauvres petits roumains...
???? T'es sûr qu'on a pas les même film ? Au contraire dans ce film il n'y a ni gentil, ni méchants, juste des êtres humains avec leurs qualités, leurs défauts, leurs vices. Des vrais gens quoi...
Et dans le camp des roumains dans le film y a un réseau pédophile. T'as des flics qui se font passer pour des pourritures égoïstes... Non franchemnt on a pas du tout la même vision du film.
Je ressors du ciné et j'ai pas été emballé. J'ai du mettre la barre trop haute au vu de l'enthousiasme général du public donc ça fausse probablement mon jugement.
Beaucoup de clichés avec globalement un jeu d'acteur médiocre (les scènes de dispute, trop nombreuses, étaient caricaturales).
Beaucoup trop de passage téléphonés et prévisibles (notamment la vie au commissariat,la scène du centre commercial ou encore la fin du film).
Sur certains aspects le film est agréable et intéressant mais je m'attendais à un truc plus approfondi et donc du coup je rejoins plutôt l'avis du Monde qui parle de "série télé condensée".
Joey Starr est entier. J'ai beaucoup aimé son personnage. Pour moi le plus intéressant.
Ce film a aussi le mérite d'avoir mis en lumière un service de police bien souvent occulté.
Si j'avais une note à mettre, ça serait 12-13/20.
J'ai toujours eu envie de le voir, mais jamais trouvé l'occasion.
Ainsi dernier jour de diffusion dans ma ville dans les cinéma que je fréquente je me devais d'y aller.
J'ai beaucoup entendu sur ce film, du bien principalement, et j'étais donc très enthousiaste à l'idée d'enfin le voir.
On se retrouve plongé dans la vie de la Brigade de Protection des Mineurs que ce soit sur le terrain et ses interventions multiples -musclés ou non- ou au commissariat où on retrouve la vie de gens mis en groupe -paisible ou non-.
Le jeu des acteurs est bon, avec un Joey Starr très intéressant, émouvant, qui change radicalement de l'image qu'on a de lui en tant que rappeur et amateur de faits divers.
Karin Viard fidèle à elle-même, très bonne dans son rôle.
J'ai trouvé le rôle de Maïween très intéressant et non pas inutile comme certains peuvent le penser. On retrouve une femme timide, discrète, peinant à se trouver une place dans un groupe vis-à-vis de sa fonction.
Concernant la vie de cette brigade en elle-même, je la trouve convaincante mais pas toujours... En effet, on retrouve des scènes de disputes assez classique dans le cinéma et un peu sur-joué (Je pense notamment à la scène lorsque Emmanuelle Bercot parle Arabe ou la grosse dispute entre Viard et Foïs.)
C'est un film convaincant qui a quand même réussi à me mettre mal à l'aise à plusieurs reprises et notamment à la fin...
8/10
J'ai eu peur au début avec le générique d'ouverture mais à part deux trois moments qui ne fonctionnent pas, le film est excellent. Les acteurs font un super travail de spontanéité. C'est peut-être pour ça que quand on retombe dans une écriture plus classique, ça sonne faux. Les émotions passent bien et la salle dans laquelle je me trouvais était tes réactive. C'est un film qui accroche par son rythme et qui maîtrise les changements de dynamique, dans une moindre mesure. Bref j'ai adoré.
moi j'ai bien aimé le decalage du generique d'ouverture, quand on connait le theme du film, ca passe autrement.
au niveau des acteurs, heureusement que joey Starr sauve les meubles, il est le plus juste.
les autres sont par moments trop collé a leur textes ou a l'expression qu'ils doivent jouer.
j'ai pas été déçu, mais je m'attendais a un peu mieux quand meme, vu les echos qu'on en avait eu pendant Cannes.
Polisse ne me disait rien avant Cannes, les différentes extraits ne m'avaient pas emballé et je craignais un film un peu trop convenu. Mais pas du tout, Maïwenn le Besco signe là un film fort, puissant et qui se démarque parfaitement des nombreux clichés qui auraient pu le parsemer.
Polisse arbore un côté un peu documentaire mais ne se contente pas de ça. Le style documentaire est appuyé par la mise en scène composée en majorité de plans filmés caméra à l'épaule, le choix est pertinent surtout quand il s'agit de peindre le quotidien de la Brigade de protection des mineurs. Quelque part on nous entraîne dans les "coulisses" mais aussi dans quelque chose de plus intime. Ce quotidien, ces personnages, ça donnera lieu à une exposition sans fards d'être humains dans toute leur splendeur avec leurs qualités, leur états d'âme, leurs opinions, etc... Quelque part le spectateur s'identifie à eux.
L'interprétation est de qualité aussi. Joey Starr impressionne avec la puissance de son jeu, il y met énormément dans son énergie et ça se voit. J'ai beaucoup aimé aussi Marina Foïs et Karin Viard.
Le film aborde des sujets difficiles. Forcément qui dit BPM dit affaires pédophiles, abandons d'enfants, séparation d'avec les parents... Ca ne tombe jamais dans le misérabilisme et heureusement, il y a des passages drôles (le coup du téléphone portable est hilarant) et la justesse des émotions et des situations évitent de nous faire tomber dans le pathos le plus gratuit. Mais d'autres passages sont vraiment très durs, j'ai vraiment été saisi à certaines reprises. L'émotion provient directement de l'image, de la scène que l'on voit, de son essence et c'est vraiment bien foutu. Pas de larmes forcées sous un air de violons, on reste dans l'émotion authentique.
C'est un film profondément humain et il touche plusieurs aspects de ces caractéristiques humaines. On y voit le côté sombre et les jours meilleurs, et de plus Maïwenn a l'intelligence de ne jamais tomber dans le manichéisme. La scène finale est mise en scène de manière assez maladroite malgré un message symbolique assez fort et quelques scènes parasitent un peu le tout (comme la dispute entre arabes au commissariat) mais Polisse reste un film brillant, profond, réfléchi et constitue pour moi une excellente surprise.
8/10
il est dispo sur www.cpasbien.com les mecs
merci