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Greenberg

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Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop

Voir
leprodiss
leprodiss
Niveau 10
17 mars 2010 à 00:20:30

Film américain de Noah Baumbach.

Un new-yorkais se rend à Los Angeles pour voir son frère et débute une relation avec l'assistante de ce dernier.

Avec Ben Stiller, Amy Adams, Rhys Ifans.

Sortie le 28 avril 2010.

Andalouse
Andalouse
Niveau 10
17 mars 2010 à 00:21:55

Hum... Intéressant. :noel:

Redbar0n
Redbar0n
Niveau 10
10 avril 2010 à 15:58:33

La BA est sympa + LCD Soundsysteme. :bave:

Redbar0n
Redbar0n
Niveau 10
10 avril 2010 à 16:00:12

System *

Butz
Butz
Niveau 10
28 avril 2010 à 18:55:00

Je voulais le voir mais il passe pas dans ma ville. Quelqu'un l'a vu ?

blazcowicz
blazcowicz
Niveau 10
28 avril 2010 à 18:56:07

Mais ça a l'air très bien dis donc ^^

EvilJamesBide
EvilJamesBide
Niveau 9
28 avril 2010 à 19:19:21

A chier, selon GQ

blazcowicz
blazcowicz
Niveau 10
28 avril 2010 à 19:24:48

GQ ? :(

EvilJamesBide
EvilJamesBide
Niveau 9
28 avril 2010 à 19:41:41

Gentlmen's Quarterly

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 05 mai 2010 à 22:35:59

Je veux le voir.

leprodiss
leprodiss
Niveau 10
16 mai 2010 à 19:28:16

:coeur:

Falling in love again :snif:

Hum bon. Attention aux méchants spoilerounets.

Le dernier film de Noah Baumbach tire sa force de plusieurs éléments, et en premier lieu de sa manière de jouer sur des registres, des tons, et des effets différents. " Greenberg " donc, titre éponyme qui dit l'importance de son personnage principal. Tout va donc tourner autour de lui, sauf qu'au début, tout ne tourne pas autour de lui. Le film, pendant une dizaine de minutes inaugurales, présente la vie du personnage féminin ( magnifique Greta Gerwig, véritablement splen-dide ). Roger Greenberg est dès les premiers instants introduit comme un héros peu conventionnel, dont l'intérêt principal est justement celui de ne pas prendre tout l'espace et toute l'histoire. C'est un personnage en retrait, qui ne fait rien comme les autres, davantage passif qu'actif. D'ailleurs, il le dit lui-même, il est dans une période de sa vie où il a choisi de " ne rien faire ". Ne rien faire et être dans le même temps un héros de cinéma ? Les producteurs ne voudront jamais ! Greenberg fait de la léthargie son moteur, fuit le schéma classique du septième art qui veut qu'un héros agisse, prenne les décisions. Evidemment Greenberg agit et prend des décisions, mais à son niveau. Rien de spectaculaire, tout est intimiste. Greenberg est un film discret, qui ne fait pas beaucoup de bruit, et pourtant l'impact qu'il provoque est fort. C'est justement parce qu'il emprunte des chemins détournés que le film parle si joliment, et puissamment, au spectateur. Roger Greenberg ne fait rien comme les autres, c'est un héros en total décalage, absolument inadapté à la société. A l'âge où le mâle normal pique sa crise, se révolte, où chacun fait son Lester Burnham, Greenberg lui se contente d'imiter Gandhi plutôt que Kevin Spacey, et sa rébellion est davantage silencieuse que trop bruyante et ostentatoire. Tout l'art du film réside bel et bien dans sa sincère discrétion.

Greenberg va même jusqu'à tordre les conventions romantiques du cinéma en refusant l'histoire d'amour qui lui ouvre les bras. L'antipathie propre au personnage principal est à l'opposé de l'image archétypal du héros du film d'amour. Stiller est dans le contre-emploi parfait, en rupture absolue avec les personnages de films comiques qu'il a l'habitude d'incarner, plus du tout dans l'exécution du mouvement en trop, ne dépassant jamais rien, n'exhibant pas son corps ( sur l'affiche, Stiller a les bras collés au corps, tout est rentré, contrit ). Certes on se dit que finalement, les personnages farrelliens de Stiller ne sont pas aussi exaltés que ne l'est Jim Carrey chez les cinéastes américains, mais quand même, ici tout est beaucoup plus calme et intériorisé. Ce qui n'empêche pas Greenberg d'être un personnage fluctuant, jamais monotone, car en réalité, il alterne entre passivité et agressivité, contenant sa frustration et sa colère face au monde moderne pour subitement tout déverser à la face des gens, et en premier lieu donc, à celui du personnage de Florence. Il n'y a donc pas une relation normale entre eux ( disons, conventionnelle ), le film ne joue pas sur les clichés de la séduction ou de l'attirance entre deux personnages. Il y a forcément quelque chose qui les réunit, les rapproche, mais c'est beaucoup plus sincère et crédible que d'habitude au cinéma. Et surtout, c'est inédit, parce que Greenberg ne donne pas l'impression qu'il cherche l'aventure ( alors qu'il ne veut juste pas se l'avouer, il n'a envie que de ça ). C'est donc le désintérêt qui ne fait que créer de l'intérêt, et Greenberg apparaît dès lors comme un film où l'art du je-m'en-foutisme est poussé à son paroxysme.

J'ajouterais que la BO est superbe. Et surtout, il y a une révélation : Greta Gerwig, fantastique actrice, à l'opposé là aussi du stéréotype de l'héroïne d'une romance. Un peu ronde, pas forcément un canon de beauté. Et pourtant le charme opère inévitablement, parce qu'on ressent une évidente tristesse chez son personnage en même temps qu'une beauté qui met du temps à se déceler, mais qui lorsqu'elle éclate irradie l'écran. Beauté qui naît en partie de l'humanité de son personnage, dont la compassion pour Greenberg est constante. Greta Gerwig est l'autre révélation de l'année avec Abbie Cornish dans Bright Star, qui jouait un personnage pas si éloigné physiquement et moralement. 2010 est peut-être l'année des héroïnes à la vraie beauté, intérieure, et beaucoup plus généreuse. Tant mieux.

Comédie romantique qui n'en est pas une, mais qui en fait n'est que ça, formidable film où absolument tout est en décalage ( les acteurs, l'histoire, l'humour, l'amour ), Greenberg est une très jolie surprise dont le charme opère magnifiquement et durablement sur le spectateur.

5/5

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 10 septembre 2010 à 17:23:07

On voit la caméra dans un miroir vers la fin.

Tripfontai
Tripfontai
Niveau 10
10 septembre 2010 à 17:41:56

Déçu!!

Je sais c'est constructif :)

resolution
resolution
Niveau 33
16 juin 2013 à 17:44:17

Greenberg c'est typiquement le genre de films que je n'aime pas, disons que je ne supporte pas ce côté spleen du bon gros bourgeois dépressif qui n'a pas besoin de travailler pour vivre. J'ai juste envie de le cogner. Et en plus on met de la musique triste (bon on a quand même Gainsbourg pour remonter le niveau), une romance un peu volontairement atypique, des personnages à la limite de l'autisme avec des toc (ici écrire des lettres…).

Bref je ne supporte pas ça. J'ai l'impression de voir toujours le même film qui raconte toujours rien du tout. Ici je ne vais pas vous mentir, j'ai trouvé ça trop long, mais ça quand même des qualités. Déjà le réalisateur ne s'astique pas son phallus en filmant, c'est quand même positif. Mais surtout la romance qui est quand même bien pénible arrive à être mignonne par moments. J'aime bien lorsque les personnages s'apprécient mais sont trop cons pour se le dire clairement ou s'en rendre compte, je trouve ça franchement vrai et donc beau.

Seulement après quand c'est que ça pendant 2h que ça n'avance pas, que ça piétine j'aime un peu moins. J'aime quand chaque nouvelle rencontre est unique. Là c'est toujours la même chose, à chaque fois qu'ils se voit ils s'ignorent un peu, ils s'aiment et ils s'engueulent. Waouh. Au bout d'un moment je sature. Mais au moment où ils se cherchent un peu, j'aime bien, parce que ça reste assez frais.

Après je trouve le tout vraiment trop convenu, fade, sans vie et il faut bien le dire : cliché. Le coup de la rancœur parce qu'il n'a pas voulu signer un contrat 15 ans auparavant, ok, mais non, j'en peux plus. C'est juste plus possible.

Après le film n'est pas mal joué, c'est ce qui le sauve et les personnages arrivent justement à exister malgré la bêtise affolante et la liste de clichés. J'aime bien la fin également.

Et on a cette fille qui va porter le film avec son charme, sa jovialité, sa présence, belle sans le savoir elle illumine l'écran.

Je suis donc mitigé, c'est très moyen, mais c'est sauvé par quelques petits trucs.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 06 février 2015 à 02:24:51

WAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH
Noah Baumbach, un de mes nouveaux réalisateurs préférés.
Après avoir vu le bon mais manquant d'ambition Frances Ha, et l'excellent Les Berkman se séparent, je vois celui-ci, qui semblait plus léger par le synopsis et la présnece de Stiller.
Fatigué à cette heure donc pas de critique mais c'est assez bon. Un véritable film d'auteur, qui comme l'a dit leprodiss, nuance les genres et les tons. Ca rappelle ces cinéastes des années 70, Alle, Cassvetes, Ashby, et aussi les nouveaux PT Anderson et Wes Anderson.
Un film qui refuse la comédie romantique, qui prend à contre-pied les codes scénaristiques de la comédie légère et les relations entre les personnages qu'on a l'habitude de voir se nouer dans les films de cette envergure. Un film comme j'en ai jamais vu.

8,5/10

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