Je connais encore mal Polanski, de lui j’ai du voir Oliver Twist pour sûr en entier, et Le Pianiste que j’ai essayé de voir plusieurs fois que je n’ai jamais terminé, faute d’un ennui terrible face à ce film. Bref, The Ghost Writer n’est pas si mal que ça. En fait j’attendais un bon gros film, un grand moment de cinéma, vu les critiques qu’il a reçu et le bien que j’en ai lu un peu partout. Cela dit j’ai trouvé ça pas mal du tout, mais bien sans plus. Le rythme est lent mais je n’ai pas trouvé le tout trop long, car j’ai aimé cette ambiance lourde et pesante que Polanski a instaurée. Cela a été rendu possible grâce à la somptueuse photographie du film (j’ai par ailleurs lu que de nombreuses scènes avaient été tournées sur fonds verts, jamais je ne m’en serais douté) et la musique du très bon Alexandre Desplat encore une fois. Autre point fort du film, les jeux d’acteurs de Pierce Brosnan et Ewan McGregor, qui livrent chacun une des meilleures performances de leur carrière respective. Puis aussi, cette sombre histoire d’ex-Premier ministre Britannique rattrapé par son passé, profondément ancrée dans l’actualité m’a plu, bien qu’un peu fouillie. Alors, même si ce film n’est pas le chef-d’œuvre espéré en ce qui me concerne, c’est tout de même un solide thriller à voir. Efficace en fait, mais manquant peut-être un peu de rebondissements. Bien que la toute fin que je n’attendais pas m’ait beaucoup plus…