Pontypool commence par une introduction fabuleuse. Une "scène" hypnotique. C'est la voix de Stephen McHattie, qui nous éclairera durant tout le film. A regarder en VO absolument.
Pontypool joue donc habilement sur les voix et c'était obligatoire vue le sujet traité. Obligatoire même parce que Pontypool met un certain temps à s'emballer et que faute de mieux, le spectateur se rabat en attendant sur les dialogues et le son.
De ce fait, le film ne relève pas de la totale réussite du film concept (à l'image d'un Cube par exemple). On déplorera au niveau des défauts des scènes "d'action" qui font franchement pale figure. Mais cela tombe bien car le sujet est ailleurs. Dans les dialogues et dans les mots, dans les voix, qui font frémir et arrivent même à faire peur. En ce sens, Pontypool est une réussite.
Parce que, au delà de la métaphore sur les abus du langage et sa "sous exploitation" (cela fait-il référence à la jeunesse actuelle?), Pontyppool arrive à créer une tension qui monte peit à petit (avec mention spéciale à la scène de la bouilloire).
Autre défaut du film qui n'en est peut être pas un : le manque d'explication sur les symptômes (symbole?), les causes et les conséquences. Mais ce flou visiblement volontaire participe également à immerger le spectateur dans la peur de l'inconnu.
Pontypool, est donc à voir, et en VO cela s'entend.
7/10