Revisionnage (dix ans après). Un troisième opus (et second réalisé par Steve Miner) assez mauvais.
Passé le générique d'ouverture et son improbable - mais rigolo - thème disco-funk, le film s'enlise dans un spectacle encore plus navrant que celui des deux premiers opus. Là où ces derniers avaient pour chair à pâté moult bellâtres insipides et interchangeables, ce troisième épisode joue lui la diversification et se voit ainsi affligé d'une galerie de personnages proprement insupportables - en tête desquels un trio de "méchants" motards complètement ridicules ainsi qu'un petit gros bouclé absolument in-sup-por-ta-ble. Franchement, si c'est pour nous foutre des personnages aussi atroces, rendez-nous les beaux gosses interchangeables, c'était très bien. Parce que dans le fond, c'est la même chose : on ne s'intéresse pas une seule seconde à ses persos, on attend juste de les voir crever. Et là-dessus le film ne se démarque même pas spécialement par une quelconque inventivité ni générosité. Il se démarque en revanche par sa dizaine de plans ridicules pensés pour la famosa 3D du film, qui sautent aux yeux tellement ils sont flingués.
Son seul intérêt réside finalement dans sa création du Jason tel que l'on le connaît - et qu'on l'aime : exit la crevette cagoulée d'un sac à patates du deuxième opus, Jason est désormais une masse (on va dire qu'il n'avait pas fini sa croissance dans le 2... !) et arbore enfin son légendaire masque de hockey. Ça y est, c'est le troisième film et on a enfin un méchant qui a de la gueule. La confrontation finale - la meilleure des trois opus - y gagne en intensité. Dommage qu'il faille se farcir une heure quinze de merde avant.