Film turc de Nuri Bilge Ceylan.
Un photographe est persuadé que l'écart entre sa vie et ses idéaux est en train de grandir. Il se retrouve obligé d'accueillir une jeune personne de sa famille, qui a quitté son village pour trouver du travail sur un bateau, dans le but de partir à l'étranger.
Un film avec des gens, des paysages, des émotions. J'ai pas envie d'en dire beaucoup plus. Un film avec de vrais gens, de vrais paysages, de vraies émotions. Un film qui te laisse respirer, penser ce que tu veux, qui ne t'impose rien. Comment on appelle ça dans le cinéma ? On peut chercher longtemps le mot parce que le mot est rare ; on appelle ça la liberté. Nuri Bilge Ceylan est un p*tain de génie...il stimule le spectateur, lui offre une expérience de cinéma unique. On est hypnotisé par cette oeuvre, fasciné par ce qu'elle nous propose. Je dis pas que le film est parfait, y a même des moments où on sort un peu du film. Ca n'est certainement pas un film qui entre dans mon top 50. Mais il y a quelque chose de véritablement fort dans Uzak, quelque chose du domaine de l'indicible. Cela vient peut-être de mon incapacité personnelle à sortir les mots. Ou bien, cela peut être vu comme le plus beau compliment qu'on puisse faire à un cinéaste : ne pas mettre de mots sur son film parce que son film se suffit à lui-même.
Enorme claque.
5/5