Le 19 juillet 2023 à 12:39:29 :
Dommage car l’idée d’un monde purement féminin comme il est évoqué dans le film est bien plus intéressante, une sorte d’Eden où les femmes gouvernent pour elles-mêmes, par elles-mêmes.
Houellebecq a fait un court métrage dans les années 2000 qui s'appelait "La Rivière" ou il imagine ce monde. On y voit des femmes qui se caressent dans des forêts comme si on était retourné à l'âge de pierre, sauf que ça jouit, en permanence.
Moi, ce que j'ai retenu, c'est qu'il n'y avait plus rien, plus d'infrastructures, plus de réseaux, plus de routes, rien. Que du plaisir et du vert, partout.
Ce fameux monde sans hommes est un rêve uniquement pour la femme bourgeoise déconnécté de la réalité qui ne se rend pas compte du travail douloureux que ça necessite, pour beaucoup d'hommes, très majoritairement, tout les jours, de le faire tenir debout et que les femmes féministes, trop occupées pour se battre à des postes de distinction ne voudraient certainement pas accomplir.
En tout cas, j'ai lu ta critique avec plaisir et je suis très curieux de me faire mon propre avis parce que ce film est quand même un objet très singulier.
C'est un peu comme si Paul Verhoeven (que j'estime plus que Greta Gerwig quand même) se mettait à faire une adaptation de GI Joe.
C'est un copié collé total d'une critique sur SC ![]()
Un vol en quelque sorte, bravo
toujours les memes qui chouinent.
’barbie c'est woke!"
Vous allez poster tous les tweets des dingos féministes ?
Le 19 juillet 2023 à 12:25:22 :
Barbie est un crime contre l’humanité, et je pèse sagement mes mots. Toute personne ayant collaboré de près ou de loin à ce projet doit être éloignée de force du monde du cinéma. Barbie gratte pendant près de deux heures la cuve de la vacuité. Un long-métrage cousu de fil blanc, faussement révolutionnaire.Si l’esthétique du film n’est pas déplaisante au début, elle va vite s’essouffler pour ne laisser place qu’à un récit prévisible et sans relief, illusoirement intelligent et profond. Pour moi le principal problème de Barbie, c’est son incapacité à amener de la profondeur dramatique à l’ensemble. On adhère ou pas au message humain sous-jacent. Ça n’est pas le problème. Les dialogues censés être un peu dans l’émotion tombent dans un pathos mielleux, on en aurait presque les doigts qui collent, quand ils ne nous plongent pas dans une gêne malaisante. Prenons l’exemple du dialogue final entre Barbie et Ruth (sa créatrice) dans lequel il est question que Barbie prenne conscience de la personne unique qu’elle est. Le message est déjà peu subtil dans son essence, alors en faire une longue longue scène épurée, avec une Margot Robbie chaotique tout le long du métrage, cela donne un malaise comme j’en ai rarement ressenti dans une salle obscure.
Bon je n’ai rien contre le message féministe du film, mais l’apporter avec plus de douceur eut été préférable, là très sincèrement, on a l’impression d’être sur un podcast féministe bourgeois type MyBetterSelf. C’est un film faussement féministe. Une sorte de féminisme libéral, où la femme ne doit pas prendre conscience de ses conditions matérielles d’existence, mais plutôt où l’incite à instaurer une sorte de pouvoir matriarcal. Bref à renverser l’empereur pour se parer soi-même de pourpre. Dommage car l’idée d’un monde purement féminin comme il est évoqué dans le film est bien plus intéressante, une sorte d’Eden où les femmes gouvernent pour elles-mêmes, par elles-mêmes. Bref, on s’en moque un peu, nous nous éloignons du sujet.
Avec plus de subtilité, Barbie aurait vraiment gagné en qualité. Avoir des personnages qui ne martèlent pas en permanence ce que la réalisatrice veut absolument que les spectateurs comprennent, ce n’est juste plus du cinéma. Beaucoup de relations auraient pu se résumer à des jeux de regards, à des plans intelligemment construits. Mais non, en permanence tout nous est toujours explicité, d’est une négation de l’essence même du cinéma (je suis innocent du lien entre négation et crimes contre l’humanité). Puis tout ce raffut pour finir sur des plans qui sonnent comme des éloges à peine cachées de ce produit ultra capitaliste, sur lequel on crache tout le long du film (à juste titre peut-être…) pour au final en faire une sorte de pub et le réhabiliter avec ces plans donc, qui montrent des femmes, qui s’épanouissent grâce à Barbie (cela est sous-entendu) on dirait bien que la réalisatrice n’a pas trop osé assumé son message. Cela résonne un peu comme «Oui nous avons été des vilains capitalistes vous poussant au consumérisme en véhiculant des images stéréotypées de la femme. Mais maintenant nous sommes des gentils capitalistes, nous avons bien compris le message. Achetez nos nouvelles poupées représentant la féminité dans toute sa modernité.» Un message un peu arrosé d’acide n’aurait pas été vain je crois. J’ai l’impression de voir des personnages se battant contre un monde pour au final le conserver et s’y complaire. Même le film, dans ce qu’il raconte, n’arrive pas à cacher que l’on est en train de prendre le spectateur pour un jambon, qu’on se paie sa tête. Comme si tout ce qui avait été construit était destiné à être détruit à la fin.
S’il faut reconnaître un travail sur l’esthétique, il faut dire que la réalisatrice, Greta Gerwig, qui a montré ici un bien piètre exemple de son art, n’a pas su donner corps au récit par des personnages de cinéma construits comme tel, par une non-volonté de transmettre un message par le médium cinématographique (elle aurait très bien pu en faire un podcast, tant le cinéma ici semble se prostituer à quelque chose d’autre. «Misomusie !» Aurait hurlé le regretté Milan Kundera). C’était la pierre utilisation que l’on pouvait faire de l’imagerie de «Barbie» tant n’importe quel imbécile avait une caméra aurait au minimum pondu quelque chose d’équivalent à cela (sans trop réfléchir) c’est un film d’une grande fainéantise.
Je me suis retrouvé soupirant à la fin de la séance, abruti par une salle hilare, qui a applaudir avec fracas quand le générique est venu. Rare film aura été autant une épreuve physique et mentale pour ma personne. Mais surtout il me donne l’impression d’être en décalage avec mon temps, d’être à rebours de mon époque…Car nul doute que Barbie aura beaucoup de succès public et malheureusement critique.
Ps : J'ai lu ci et là, même dans de mauvaises critiques que les personnages masculins seraient les seules réussites du film. Non. Franchement, peut-on faire plus convenus et clichés comme personnages pour traiter du patriarcat ? l'humour cynique ne marche pas une seul fois, pire il se retourne contre ceux qui les critique. Quand le personnage de Ryan Gosling atteint sa conclusion, c'est à dire qu'il se rend compte qu'il a fondé un patriarcat car il était en quête de lui-même, cela fausse tout ce qui a été dit précédemment. Cela nie juste le fait que le patriarcat est un phénomène social bien volontaire, il n'est pas le fruit d'hommes en manque d'identité. Encore une fois, au mieux les personnes qui ont mené ce projet sont paresseux, au pire ils sont justes des imbéciles qui ne comprennent ni la nuance, ni la subtilité, ni le sujet qu'ils traitent.
j'ai explosé au premier paragraphe ![]()
j'irai voir quand même le film puis oppenheimer ![]()
J'avoue pas comprendre pourquoi vous êtes interessé pour le voir, on est pas du tout le public ciblé non ![]()
Le 19 juillet 2023 à 14:58:16 tchiiik031 a écrit :
Le 19 juillet 2023 à 12:39:29 :
Dommage car l’idée d’un monde purement féminin comme il est évoqué dans le film est bien plus intéressante, une sorte d’Eden où les femmes gouvernent pour elles-mêmes, par elles-mêmes.
Houellebecq a fait un court métrage dans les années 2000 qui s'appelait "La Rivière" ou il imagine ce monde. On y voit des femmes qui se caressent dans des forêts comme si on était retourné à l'âge de pierre, sauf que ça jouit, en permanence.
Moi, ce que j'ai retenu, c'est qu'il n'y avait plus rien, plus d'infrastructures, plus de réseaux, plus de routes, rien. Que du plaisir et du vert, partout.
Ce fameux monde sans hommes est un rêve uniquement pour la femme bourgeoise déconnécté de la réalité qui ne se rend pas compte du travail douloureux que ça necessite, pour beaucoup d'hommes, très majoritairement, tout les jours, de le faire tenir debout et que les femmes féministes, trop occupées pour se battre à des postes de distinction ne voudraient certainement pas accomplir.
En tout cas, j'ai lu ta critique avec plaisir et je suis très curieux de me faire mon propre avis parce que ce film est quand même un objet très singulier.
C'est un peu comme si Paul Verhoeven (que j'estime plus que Greta Gerwig quand même) se mettait à faire une adaptation de GI Joe.
C'est un copié collé total d'une critique sur SC
Un vol en quelque sorte, bravo
Peut-être le compte SC du même internaute, sinon, non ? ![]()
Si non, ça craint, en effet. ![]()
Hollywood qui utilise l'image de barbie pour imposer une culture féministe woke
Le 18 juillet 2023 à 22:38:57 :
Bof. Le délire archi-cruche est vaguement rigolo au début, puis les persos déboulent dans le monde réel, et le film s'essaie au propos politique (grossier), se veut ponctuellement touchant ou solennel (raté), mais tout en gardant un pied dans le ridicule volontaire (qui n'amuse pas indéfiniment). Et ça dure bien une demi-heure de trop...Plein de jolies filles dans plein de jolies tenues nonobstant.
Pourrais-tu davantage développer par curiosité ?
Je suis sincèrement pas sûr de le voir, indépendamment de son message politique, j'ai peur de m'ennuyer/ de trouver ça lourdeau ![]()
gros malaise ceux qui parlent de woke à tout-va, qui n'ont même pas vu le film et qui se content de poster des screens twitter de féministes.
Le film est bon, marrant à beaucoup de reprises, beaucoup de ref à la pop culture, le rythme est bon, elle ne va pas dans le féminazisme recraché comme on voit dans maints films, et elle présente le point de vue de Ken qui est inexistant auprès des meufs, alors qu'elles prennent tout pour acquis dont l'attention des mecs dans leur monde imaginaire rose bonbon.
Déjà que le film allait tout exploser alors que personne ne savait de quoi il s'agissait, c'était juste marrant comme concept de film et full marketing, mais maintenant je suis sûr qu'il va être un carton monumental
Le twitter cinéphile féminin qui s'entousiaste sur cette daube, ça fait pitié. ![]()
Quelle déception. Finalement je n'irai pas au cinéma le voir. Je vais pas payer pour du fée ministre
"T'es un homme ?" "Oui je vais voir Barbie au cinéma" 
C'est vraiment dommage y'aurait pas eu cette histoire de féminisme j'y'aurais peut être été...
Perso demain je vais me foutre une race à la chouffe puis séance dans l'aprem, j'espère que ça va améliorer mon expérience ciné
Le 19 juillet 2023 à 20:20:38 :
C'est vraiment dommage y'aurait pas eu cette histoire de féminisme j'y'aurais peut être été...
C’était prévisible. Ya presque que ça maintenant…
Le 19 juillet 2023 à 12:18:58 :
Il faut le reconnaitre, la décision d'ajouter des messages féministes est une véritable prise de risque. Ils sont très courageux. Bravo à eux.

Le 19 juillet 2023 à 21:06:42 :
Le 19 juillet 2023 à 20:20:38 :
C'est vraiment dommage y'aurait pas eu cette histoire de féminisme j'y'aurais peut être été...C’était prévisible. Ya presque que ça maintenant…
Je pense pas que ça puisse être pire que l'horrible Black Christmas en 2019 mais je passe quand même mon tour
Le 19 juillet 2023 à 08:55:47 :
Le 19 juillet 2023 à 08:44:57 :
Le film a de bonnes critiques aux USLes US sont ravagés par le féminisme et l'anti-patriarcat.
La France est différente peut-être ? ![]()
Vu a l'instant avec ma conjointe.
Salle bondée et rempli a 90% de meuf habillées en rose évidemment (dont la mienne).
Le film est une purge de 2h pour les hommes étant donné que c'est un film ultra moralisateur sur la patriarcat, la masculinité toxique, la femme libérée etc ...
C'était épuisant.
C'est She Hulk en film.
A fuir.