Wouah! C'est mauvais.
Si seulement le film s'était contenté de ne pas être drôle, alors l'indulgence cordiale naturelle à un pari manqué aurait subrogé ce présent dégoût suscité par l'abject caractère politique et raciste de cette simple comédie familiale en apparence.
Seulement, Neuilly sa mère, comme bon nombres de mauvais film populiste, commet l'erreur de jouer avec des clichés ideux, sans même se rendre compte de leur nature profondément dégueulasse.
Car si Sami, jeune garçon de banlieue s'exprimant dans un langage craché , est déjà représentatif de la maladresse apparente du film puisqu'il tend à faire d'un insupportable illetré quelqu'un de cool parce qu'il se complait dans sa frivolité , qu'en est-il de l'image donnée de la France d'en-haut, celle qui n'est composée que Souchiens racistes, pédants et cupides votant UMP. Le public visé est immédiatement identifié et le confortera sans doute dans ces lieux communs universels.
Bien sûr, les ardents défenseurs du film prétendront que les poncifs finissent par tomber pour une réconciliation dans la bonne humeur. Sauf que le Happy Ending ne peut faire oublier tout ce qui a été montré précédemment.
Passé outre l'idéologie, difficile de rire devant des gags mille fois revus, interprétés par de mauvais acteurs. Le gamin joue mal, Ramzy s'évertue à s'enfoncer un maximum pendant le peu de temps qui lui est concédé et le reste du casting ne semble pas vraiment doué. Seul Jeremy Denisty parvient à tirer l'épingle de son jeu en incarnant l'unique personnage drôle du film.
De plus, on se surprend maintes fois à demeurer effaré par le dilettantisme du réalisateur, incapable de cadrer convenablement des visages ou de gérer l'espace lors des mouvements ou du découpage.
Bref, une bonne purge avide de se faire haïr.
2,5/10