Le 30 janvier 2022 à 13:26:10 :
Décevant. Globalement décevant. Et la raison est simple : la main de Nicolas Bedos a tremblé. Il n'a pas osé aller trop loin, il n'a pas voulu avoir la même liberté de transgression que Hazanavicius. Résultat : OSS a muté, il a acquis une conscience. Lorsqu'il sort une énormité comme dans les deux précédents films, il se reprend et réalise qu'il a eu tort de dire ça, s'excuse et reconnaît son erreur en redevenant normal : politiquement correct.
Toujours est t'il qu'OSS 117 n'est plus le même. On ne le reconnaît plus. Et il n'est plus drôle. Le film fait rarement rire et ne laissera pas de répliques cultes, contrairement aux films précédents. C'est triste, on est déçus, d'autant plus que l'attente était grande. Alors oui, le film est une très belle reconstitution, les paysages et les décors d'époque se regardent avec plaisir. Et pour remplacer l'humour transgression, Bedos a fait le choix de se rapprocher d'un véritable pastiche de James Bond, avec son générique, son méchant avec la main-crochet etc. Cette parodie est plutôt réussie, mais sans l'humour qu'on espérait, qu'on attendait. Quelques trouvailles sont amusantes (OSS se met à l'informatique), mais le plus triste est de voir que les acteurs n'y croient pas. Dujardin vieillit et semble désemparé par le rôle biaisé qu'on lui fait jouer.
Quant à Pierre Niney, il s'est fourvoyé : c'est une énorme déception, il surjoue, il en fait des tonnes jusqu'au malaise. Le OSS 117 qui nous faisait rire n'existe plus (surtout ne faites pas un 4e épisode!), et c'est bien ça qui nous rend triste à la sortie...
Rien à rajouter. Humour totalement dans les chaussettes par rapport aux précédents.