la main de Nicolas Bedos a tremblé. Il n'a pas osé aller trop loin, il n'a pas voulu avoir la même liberté de transgression que Hazanavicius. Résultat : OSS a muté, il a acquis une conscience. Lorsqu'il sort une énormité comme dans les deux précédents films, il se reprend et réalise qu'il a eu tort de dire ça, s'excuse et reconnaît son erreur en redevenant normal : politiquement correct.
Quant à Pierre Niney, il s'est fourvoyé : c'est une énorme déception, il surjoue, il en fait des tonnes jusqu'au malaise.
Totalement. Et je rajouterai que le rythme est totalement dans les chaussettes.
En plus.
Mais c'est surtout l'humour qui m'a dérangé, bien plus indigeste et différent par rapport aux deux premiers.
Et Niney évidemment.
La transition de réalisateur est plutôt bien réussie, Pierre Niney en caricature de gaucho ![]()
Le 30 janvier 2022 à 19:14:02 :
Non du tout. C'est beaucoup plus prononcé dans cet épisode. Sans parler du type de personnage de Niney qui n'était absolument pas présent dans les deux premiers...
Qui, une personne qui admire OSS en façade mais ne peut plus s'empêcher de lui faire la leçon passé les deux tiers du film tant Hubert les insupporte ? Genre Larmina quand OSS est ligoté ou Dolores quand ils sont dans la voiture ?
Encore une fois, beaucoup de choses à reprocher au film, mais vous ne semblez pas pointer les bonnes choses du doigt. 
Je l'ai vu il y a quelques semaines, j'ai trouvé le film très sympa, j'ai ri à plusieurs moments. Je comprends certains critiques mais je les trouve sévère. J'ai l'impression que de toute manière le film était condamné à recevoir des critiques sévères.
Par contre Pierre Niney, pour moi, gâche grandement le film. dès qu'il meurt, OSS117 redevient un personnage intéressant à suivre. Comme si l'agent 1001 n'était qu'un poids pour lui. Je comprends l'intention scénaristique, mais pour moi il est tout autant un poids pour 117 que pour le spectateur.
Par ailleurs, la scène où il se fait dévorer par le crocodile était très intéressante metaphoriquement ![]()
Pour ma part je trouve que le film démarre justement quand on retrouve Niney, tant on ne retrouve pas réellement notre OSS
là encore mes souvenirs sont peut être flous, mais il réussit par chance dans les 2 précédents. Ici c'est un vrai agent
il fait quelques gaffes mais réussit une évasion spectaculaire au début et se débrouille assez bien dans le combat final
et la mort de Niney rend le discours de Bedos assez étrange ![]()
Le 31 janvier 2022 à 10:20:04 :
Le 30 janvier 2022 à 19:14:02 :
Non du tout. C'est beaucoup plus prononcé dans cet épisode. Sans parler du type de personnage de Niney qui n'était absolument pas présent dans les deux premiers...Qui, une personne qui admire OSS en façade mais ne peut plus s'empêcher de lui faire la leçon passé les deux tiers du film tant Hubert les insupporte ? Genre Larmina quand OSS est ligoté ou Dolores quand ils sont dans la voiture ?
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Encore une fois, beaucoup de choses à reprocher au film, mais vous ne semblez pas pointer les bonnes choses du doigt.
Non du tout encore une fois. L'alchimie n'est absolument pas la même pour moi.
Je viens de le finir et j'ai l'impression de n'avoir vu que la moitié du film 
Le fait qu'il y ait 1001 et Zéphyrine font que le temps d'apparition est partagé du coup on s'attache pas et on a l'impression que les persos sont rushés et n'ont pas de conclusions décentes 
En fait Bedos commence un truc dans le film et le termine pas, tout comme l'ambition du film et son humour 
Putain quelle daube ce 3ème volet je suis déçu
[00:28:56] <Sawciflard>
Putain quelle daube ce 3ème volet je suis déçu
Même ça, tu ne le sauve pas ?
https://youtu.be/myCbSxF85WA
Vraiment perso, j'ai adoré.
le pastiche des james bond est là d'un point de vue visuel y 'a rien à dire mais ou est passé l'irrévérence et l'impertinence dans les dialogues d'OSS117 ? ![]()
Le film souffre très clairement du mal de notre époque, ils l'ont lissé et l'ont rendu propre pour etre diffusable sur W9, ce qu iest foncièrement cynique. ![]()
infect, mis à part "pince à sucre" qui m'a fait marrer.
Je vous trouve assez dur avec le films. J'ai l'impression que vous cherchez une subversivité qui n'a jamais vraiment existé dans les premiers OSS 117. Alors oui il sort des punchlines drôles sur les juifs, les arabes, les femmes et j'en passe. Ces films sortis à la fin des années 2000, où la libre expression tendait à être de plus en plus policée et préfigurait l'ère de la cancel culture des années 2010, passent pour la quintessence de la subversivité, mais tout ça n'est que poudre aux yeux. OSS 117 passe systématiquement pour un crétin aux yeux des autres personnages, aux yeux du spectateur, lorsqu'il balance ses poncifs. Ses remarques sont balayées par une situation particulière ou verbalement par ses interlocuteurs.
Au contraire ce OSS 117 joue avec intelligence avec le politiquement correct en pointant les limites de ce discours. Ex : Le métrosexuel Pierre Niney se fait grignoter les guiboles par un crocodile lorsqu'il sort son discours "progressiste", on prend à revers la dynamique humoristique des premiers films.
De même que lorsque que le dictateur dit que les africains sont des enfants, OSS 117 pour ne pas le froisser lui dit qu'il ne dirait pas ça, mais le dictateur en tant qu'africain se permet de le dire. Et ensuite il aborde dans son sens. Le dictateur ne lui fait de procès d'intention.
De plus là où d'autres réalisateurs auraient fait du gouvernement français, de la France le "méchant" du film, ici Bedos ne semble pas prendre tellement parti. Ni pro-communistes, ni pro-Francafrique, ni pro-rebelles, c'est limite avec le dictateur africain que le film semble le plus cinglant. Je m'attendais à trouver une critique ouverte du colonialisme, il n'en est rien et si critique il y a, elle est oubliable, discrète.
Mais ce OSS 117 3 n'est pas non plus subversif, car je ne considère pas que prendre clairement parti relève de la subversivité.
Le 05 avril 2022 à 16:11:28 :
Je vous trouve assez dur avec le films. J'ai l'impression que vous cherchez une subversivité qui n'a jamais vraiment existé dans les premiers OSS 117. Alors oui il sort des punchlines drôles sur les juifs, les arabes, les femmes et j'en passe. Ces films sortis à la fin des années 2000, où la libre expression tendait à être de plus en plus policée et préfigurait l'ère de la cancel culture des années 2010, passent pour la quintessence de la subversivité, mais tout ça n'est que poudre aux yeux. OSS 117 passe systématiquement pour un crétin aux yeux des autres personnages, aux yeux du spectateur, lorsqu'il balance ses poncifs. Ses remarques sont balayés par un situation particulière ou verbalement par ses interlocuteurs.
Au contraire ce OSS 117 joue avec intelligence avec le politiquement correct en pointant les limites de ce discours. Ex : Le métrosexuel Pierre Niney se fait grignoter les guiboles par un crocodile lorsqu'il sort son discours "progressiste", on prend à revers la dynamique humoristique des premiers films.
Bof, c'est juste pas drole, la scène à base de :"arrete de jouer avec l'eau est déjà pas folle." ( meme si c'est du paternalisme)
Le 05 avril 2022 à 16:14:37 :
Le 05 avril 2022 à 16:11:28 :
Je vous trouve assez dur avec le films. J'ai l'impression que vous cherchez une subversivité qui n'a jamais vraiment existé dans les premiers OSS 117. Alors oui il sort des punchlines drôles sur les juifs, les arabes, les femmes et j'en passe. Ces films sortis à la fin des années 2000, où la libre expression tendait à être de plus en plus policée et préfigurait l'ère de la cancel culture des années 2010, passent pour la quintessence de la subversivité, mais tout ça n'est que poudre aux yeux. OSS 117 passe systématiquement pour un crétin aux yeux des autres personnages, aux yeux du spectateur, lorsqu'il balance ses poncifs. Ses remarques sont balayés par un situation particulière ou verbalement par ses interlocuteurs.
Au contraire ce OSS 117 joue avec intelligence avec le politiquement correct en pointant les limites de ce discours. Ex : Le métrosexuel Pierre Niney se fait grignoter les guiboles par un crocodile lorsqu'il sort son discours "progressiste", on prend à revers la dynamique humoristique des premiers films.Bof, c'est juste pas drole, la scène à base de :"arrete de jouer avec l'eau est déjà pas folle." ( meme si c'est du paternalisme)
Ce n'est pas anodin si Pierre Niney se fait attrapé au moment où il nous sort son homélie progressiste. Moi j'ai trouvé au contraire la scène plutôt drôle surtout la réaction de OSS qui s'en moque complètement et poursuit sa route.
Le personnage de Pierre Niney est l'antithèse de OSS : compétent sur le papier (discrétion, infiltration), jeune (agile, rapide), moderne (s'habille comme les kékés des années 80, embrasse sa "part de féminité", utilise de la technologie dernier cri)
il est construit en opposition au traditionalisme de OSS.
ouais mais ça fonctionne pas. pschhhiiiittttt !
Si ça fonctionne. Je rejoins l'avis qui dit que le film était condamné d'avance car qui dit changement de réal dit souvent changement de style (+ contexte différent relatif aux dates de sortie des films )
Pour moi cet opus est aussi bon que les deux autres.
A noter d'ailleurs que si les deux autres se rapprochent du pastiche de James Bond, ce troisième fait aussi pas mal de références stylistiques au film d'aventure familial (Indiana Jones ).
ce niveau de rassurage c'est priceless. ![]()
Le 05 avril 2022 à 21:56:50 :
ce niveau de rassurage c'est priceless.
On se rassure pas on argumente, maintenant libre à toi d'y adhérer ou pas
argumenter sur un pastiche, cocasse. ![]()
Le 05 avril 2022 à 22:05:17 :
argumenter sur un pastiche, cocasse.
