Quand j'y pense, Brothers, c'était vachement bien. Le film traite de plusieurs sujets tout en mettant en scène une brochette d'acteurs (et d'actrices) de talent. S'agissant des thèmes abordés, on peut citer le deuil, les relations familiales, le traumatisme psychologique dont peuvent être victimes les militaires (sujet que j'avais déjà vu American Sniper) et bien entendu, le thème central du film, l'amour.
S'agissant des acteurs, Tobey Maguire livre ici une performance de qualité, me faisant toujours plus regretter l'abandon plus ou moins marqué de sa carrière d'acteur. Natalie Portman et Jake Gyllenhaal forment quant à eux un duo touchant, bien qu'il ne s'agit pas là de leur prestation la plus marquante.
Le grand mérite revient, à ma plus grande surprise, à Bailee Madison, qui joue l'une des deux filles du couple. Pour une enfant, elle se débrouille avec brio, pouvant passer du sourire aux larmes en l'espace d'une seconde. Son regard peut en dire autant, voir plus, que certains des mots qu'elle prononcera avec une voix chevrotante. Bravo à elle.
Quand j'y pense, Brothers, c'était pas si bien. Malgré la pléthore de thèmes abordés, aucun ne parvient à être traité convenablement, hormis celui sur le traumatisme militaire. En la matière, un réalisateur comme Clint Eastwood au top de sa forme aurait été un meilleur choix derrière la caméra, plutôt que Jim Sheridan. Certaines relations ne sont qu'entamées, le développement du personnage de Jake Gyllenhaal passe complètement à la trappe, tout comme sa relation avec Natalie Portman. L'ensemble manque de poigne, d'intensité et d'émotions, heureusement sauvé par l'acte final qui démarre lors d'un repas d'anniversaire.
Un bon film, à n'en point douter, mais qui ne parvient jamais à faire ressortir pleinement l'horreur de la guerre, les déchirements sentimentaux de ses personnages, malgré un rythme posé, mais guère optimisé.