Ca reste pénible à lire ![]()
Tu mens !
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Bon ben je vois toujours pas ce que tu veux dire par "critique en continu" mais passons...
Ta critique est intéressante mais oui, pas forcément agréable à lire, surtout quand tu pinailles
Après c'était pas pour te faire chier, c'est que là on touche à Wilder donc je devais réagir même si je ne suis pas le plus grand admirateur de Sunset Boulevard
"Ta critique est intéressante"
Je me suis arrêté là
Je prends note, j'essayerais de moins pinailler par la suite ![]()
Jamais on aura autant fait chier quelqu'un pour ses critiques.
skymen, à (très) long terme, va devenir le cinéphile d'élite !
Non franchement celui-là pas vraiment, par contre y a d'autres films que je dois voir avec les séances que j'attends avec impatience ![]()
Il y a des films, comme ça, que l'on va voir au cinéma puisqu'il passe et qu'on en a l'occasion, et qui arrivent à nous surprendre infiniment. On ne m'en avait dit que du bien, mais je ne m'attendais pas vraiment à un tel chef d'oeuvre, d'autant plus que c'est le premier film de Wilder que je vois. Découvrant en parallèle petit à petit le film noir, j'étais tout de même assez impatient, je dois dire, de voir ce "Sunset Boulevard". Une critique judicieuse de l'atmosphère de foire hollywoodienne, et un scénario qui est une véritable mine d'or, divisé entre Wilder, Brackett et Marshman, et qui côtoie un cynisme certes présent mais raisonnable et intelligemment sobre. Doté d'un casting profondément attrayant, c'est un film qui traverse les époques à la vitesse du son, et qui plait toujours autant. La superstar d'antan, à une époque assez proche où les films étaient tous muets, renaît ici de ces cendres pour se mettre à parler. Quel rôle aurait-il pu mieux convenir à Gloria Swanson que celui de Norma Desmond, actrice qui connait un succès fracassant à l'ère du cinéma muet, mais qui va ensuite à sa perte ?
Ironie du sort, Swanson rencontra à nouveau le succès et tournera même par la suite pour quelques long-métrages. Jouant avec grand charisme un personnage halluciné et perdu, Swanson incarne son rôle à la perfection. Sa performance ne sera jamais oubliée (diantre ! quel regard que je ne saurais oublier !). William Holden, icône d'Hollywood, l'accompagne, enfermé dans une situation tout autant affolante qu'intrigante. A leurs côtés, von Stroheim, grand réalisateur du muet, interprète un metteur en scène (!) déchu dans le rôle de valet, du nom de Max von Mayerling. En évitant de tourner dans du spoil, le film déborde de subtilités qui font tout son charme. On retrouve également plusieurs acteurs qui sont dans leur propre rôle ; Keaton apparaît vaguement à un moment donné. Pour en venir enfin au film en lui-même j'ai trouvé le discours parfaitement montré, c'était ni trop, et ni pas assez. Et le film en lui-même constitue dans l'ensemble une réalisation de très bonne qualité, je dirais même rarement égalée. Avec une esthétique travaillée en harmonie avec le noir et blanc, Wilder armé de sa caméra, et à coups de baguette magique, crée une atmosphère mi glauque, mi euphorique. En plus, le film déborde de clins d'oeil, ce qui contribue au fait que l'on pourrait le regarder chaque semaine sans s'en lasser.
C'est donc par un choix d'acteurs particulièrement bien encadrés et grâce à une réalisation qui restera un modèle, que l'oeuvre parvient à devenir vraie et éternelle. "Sunset Boulevard" est un film que je classe désormais parmi "monument du film noir", et qui restera à jamais pour moi une oeuvre pertinente et unique en son genre.
10/10
Très beau film, que j'ai trouvé en avance sur son temps dans sa construction et sa réalisation. Je n'ai pas été transporté non plus, mais je l'ai quand même adoré, pour son scénario, pour sa réalisation, pour ses personnages, pour le jeu d'acteur de Gloria Swanson... 9/10 pour moi. Rares sont les films pour lesquels je met une telle note sans être véritablement entré dedans, mais là je ne vois vraiment pas ce que je peux reprocher à Sunset Boulevard...
La scène de l'escalier ![]()
Le 15 avril 2015 à 16:57:09 Melaine a écrit :
Très beau film, que j'ai trouvé en avance sur son temps dans sa construction et sa réalisation. Je n'ai pas été transporté non plus, mais je l'ai quand même adoré, pour son scénario, pour sa réalisation, pour ses personnages, pour le jeu d'acteur de Gloria Swanson... 9/10 pour moi. Rares sont les films pour lesquels je met une telle note sans être véritablement entré dedans, mais là je ne vois vraiment pas ce que je peux reprocher à Sunset Boulevard...
Bah si tu n'as apprécié le film comme tu l'aurais voulu, il ne faut pas te forcer à mettre une excellente note non plus.
Ni se forcer à mettre des notes. Après tout, c'est con de mettre des notes ![]()
Si si mais je l'ai apprécié, je l'ai même beaucoup aimé, mais avec toujours cette impression de distance. Je ne me suis pas véritablement laissé imprégner par le film quoi. ![]()
Cela fait un bout de temps que le cinéma d'époque en noir et blanc me fascine plus que le cinéma en couleur, chose impensable pour moi il y a à peine 3 ans quand ma culture cinématographique se résumait au dernier blockbuster à la mode ou dernier film pseudo-horrifique faisant fureur chez les ado.
Et encore une fois, ce cinéma nous prouve tous qu'à l'époque, cette industrie avait de la classe, de la prestance et du répondant. Mieux encore, cela faisait un petit bout de temps qu'un film ne m'avait pas aussi scotché. Oui assurément Sunset Boulevard est un chef d'œuvre que tout cinéphile se doit d'avoir vu au moins une fois dans sa vie.
J'ai particulièrement apprécié cette volonté du réalisateur à mélanger les différents codes du genre entre le pur film noir (pour le début du film), la comédie et la tragédie amoureuse jusqu'à s'achever dans la folie la plus totale. Énorme présence d'esprit de ma part de ne pas m'être plus renseigné sur ce film car la surprise fut largement au rendez-vous. Il y a quelque chose de très spécial se dégageant de ce film à l'atmosphère oppressante se déroulant dans une bâtisse semblant être hors du temps et déchue comme Norma qui y réside encore.
L'inquiétant se mélange au tragique et ce n'est guère étonnant de retrouver ses thématiques propres au film noir dans ce film rendant hommage aux prémisses du cinéma. Sunset Boulevard prend aux tripes pour ne te relâcher qu'une fois le générique de fin arrivé. J'ai également adoré cette voix off rendant le long métrage plus intime, c'est quelque chose qui, bien utilisé, est un vrai plus dans un film.
Mais plus fort encore, on retrouve ici une critique acerbe, parfois exagérée, mais toujours juste sur la cruauté du monde hollywoodien, des ravages de la célébrité et du narcissisme qui en découle. Norma ne vit qu'à travers son image et plus le long métrage se poursuit et plus elle sombrera dans la paranoïa et la démence. S'imprégner de cette critique faisant corps avec le film fut d'une grande intensité et nous montre très bien un Hollywood sombre et opportuniste.
Concernant la mise en scène, c'est juste sublime. On se ramasse dans la gueule des plans millimétrés avec des contrastes pensés et une image léchée. De la grandeur et du chic se dégage de ça et c'est un vrai régal pour les yeux. J'ai particulièrement bien apprécié cette scène où on voit dans le miroir Norma montant les escaliers. Ne parlons même pas du jeu d'acteur exceptionnel dont la palme revient à l'actrice faisant totalement corps avec le personnage oh combien complexe de Norma. On dirait presque que le rôle a été pensé pour elle.
En fait je n'ai pas vraiment de points négatifs à mettre sur ce film vu que rien n'a été laissé au hasard, tout a été pensé. On ne s'emmerde pas une seconde mais on reste fasciné car ce film dégage un magnétisme rarement vu grâce à son ambiance lourde, pesante voire même horrifique dans la dernière partie.
Un très grand film classé dans le haut du panier de mon top 50. Rien d'étonnant vu qu'il s'agirait du film préféré de Lynch qui est mon réalisateur préféré
9/10
Un excellent Wilder, extrêmement dense, à la fois film noir classique, conte gothique critique grinçante du système hollywoodien et pure tragédie. Le tout est d'une cohérence assez incroyable vu les ambitions du projet.
Et puis, il y a ce "quelque chose" dans le film...Ce quelque chose qui va hanter le spectateur plusieurs jours après le visionnage. Peut-être est-ce l'exhibition de tous ces fantômes du cinéma muet ? Peut-être est-ce cette singularité qui irrigue tout le métrage ? Ou peut-être qu'il s'agit simplement de la puissance de la scène finale ?
Peut-être qu'on est tout simplement devant un exemple de ce qu'est la magie du cinéma...
À la fois hommage du passé et en avance sur son temps, ce film est une pépite.
Le 24 avril 2019 à 01:15:11 Collateral11 a écrit :
Un excellent Wilder, extrêmement dense, à la fois film noir classique, conte gothique critique grinçante du système hollywoodien et pure tragédie. Le tout est d'une cohérence assez incroyable vu les ambitions du projet.
Et puis, il y a ce "quelque chose" dans le film...Ce quelque chose qui va hanter le spectateur plusieurs jours après le visionnage. Peut-être est-ce l'exhibition de tous ces fantômes du cinéma muet ? Peut-être est-ce cette singularité qui irrigue tout le métrage ? Ou peut-être qu'il s'agit simplement de la puissance de la scène finale ?
Peut-être qu'on est tout simplement devant un exemple de ce qu'est la magie du cinéma...
Parce qu'il y'a des séquences tout simplement inoubliables. Joe dans la piscine, Norma devant son projecteur entouré par la fumée de sa cigarette, Norma sous le feu des projecteurs, Norma sous le feu de la rampe.
Une atmosphere immersive de part un décors précisément noir et lugubre. Des dialogues tranchants sur les dérives du cinéma. ![]()
Il y'a de ses films ou je met 9, mais où parfois les souvenirs que j'en ai d'eux m'emportent autant que ces films ou j'ai mis la note ultime. Et c'est finalement cette idée là qui est la plus importante : les souvenirs qu'on garde d'un film, elle est surtout là, la magie du cinéma. ![]()
Un film que j'ai bien aimé de bout en bout, mais je dois dire que de par son concept :
Un genre de film de (fausse) romance avec une vieille à moitié tarée dans le but de lui soutirer du pognon, mais aussi un peu parce qu'elle est suicidaire sentimentale, et le tout avec un ton ultra sérieux tout le long
ça ne pourra jamais être un de mes films favoris, c'est juste pas le genre de trame avec laquelle je peux ne faire qu'un, même si là c'est vraiment bien rendu, mais voilà c'est un délire ^^
Sinon petit fun fact (en anglais) pour ceux qui ont vu le film
At Andrew Lloyd Webber’s opening night party for his musical version of Sunset Boulevard (1950), Billy Wilder provided the answer to a woman asking about the role of the mysterious dead chimpanzee introduced early in the film :
Wilder used to tell Gloria Swanson that her character, Norma Desmond, was in a sexual relationship with the chimpanzee.
He reminded her of it repeatedly, but being a known jokester, she took his claims at face value. That is, until one day he reportedly directed her by using the word, saying, “One more time, Gloria, and show us what you feel. Remember, Norma was fucking the monkey!”
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