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Liste des sujets

Down By Law

JackNicholson
JackNicholson
Niveau 10
28 octobre 2010 à 18:56:00

T'as intérêt d'aimer Dead Man.

JackNicholson
JackNicholson
Niveau 10
28 octobre 2010 à 18:56:15

Sinon, tu l'es.

Andalouse
Andalouse
Niveau 10
28 octobre 2010 à 19:17:42

Aye, Aye Lieutenant.

Andalouse
Andalouse
Niveau 10
28 octobre 2010 à 22:56:38

L'histoire du lapin. :rire: :rire:

:coeur:

LouisianaBreak_
LouisianaBreak_
Niveau 10
20 juillet 2011 à 12:14:36

Sympa ce film, drôle et esthétique (sans doute le noir et blanc mais pas que), Jim Jarmush maitrise tout ça à la perfection.
Begnini prend une place énorme dès qu'on le voit arriver. Tom Waits et John Lurie sont excellents. Le passage dans le bayou est magnifique.
Perso, j'ai préféré Stranger Than Paradise, pas forcément le même style aussi.
Je continue ma rétro Jarmush avec Mystery Train, décidément un de mes réalisateurs préférés.

Oulalaradine
Oulalaradine
Niveau 10
11 août 2012 à 20:05:13

Gros up pour ce superbe film :ok:

Mention spéciale pour les plans séquence, les acteurs, le noir et blanc, la bande originale :bave:

-Assurance-
-Assurance-
Niveau 10
20 octobre 2012 à 18:33:36

Down By Law est un film maîtrisé de bout en bout dans tous ses aspects. Ca a sûrement déjà été dit maintes fois mais visuellement ce film est d'une beauté admirable avec un Noir et Blanc somptueux. La photographie est délectable pour les yeux, un pur régal. C'est en voyant des films comme Down By law que l'on se rend vraiment compte qu'un beau N&B vaut bien mieux qu'une couleur banale. Puis ce choix esthétique colle tellement bien au sujet, confère au film ce côté très dépouillé. La mise en scène est de très grande qualité. Travellings fluides, plans séquences maîtrisés... Mes yeux furent contents d'assister à ce spectacle.

On y suit un drôle de trio qui, par un grand hasard, se retrouvera dans la même cellule d'une sinistre prison de Louisiane, située dans un bayou où il ne vaut mieux pas s'y aventurer pour s'évader. Ce trio est juste ultra attachant. De gentils losers (bon pas si gentils que ça tout de même) qui se retrouvent ainsi partenaires de galère et qui malgré leurs caractères bien différents et plutôt opposés tenteront de s'échapper ensemble du pénitencier.
Le génie du film demeure dans le traitement de son scénario et des interactions entre les personnages. Jarmusch se contrefout des codes habituels du film d'évasion et s'intéressent plus à ces personnages, ce qui de fait les rend vraiment attachants. Et la qualité des dialogues ne fait qu'appuyer cette impression d'ensemble. Waits, Lurie et Benigni sont géniaux dans leurs rôles respectifs. Les voir évoluer et galérer est réellement plaisant. Puis il y a cette poésie permanente qui règne dans le film, une atmosphère envoûtante typique de Jarmusch. C'est un pur plaisir.

Ce film ne raconte pas grand chose en réalité, et je ne pense pas que Jarmusch ait voulu mettre un propos en avant. Mais ce n'est pas important, c'est même une légèreté nécessaire dans l'avancée de l'intrigue, rien ne vient écraser cette dernière. Down By Law est juste un petit bijou artistique, qui se regarde avec bonheur. Le rythme y est lent et prenant, bercé par une agréable musique dont une partie est issue de l'oeuvre de Waits et Lurie, tous deux musiciens de métier. Frais, burlesque, inspiré... Ce film se mange sans faim et demeure une expérience de cinéma des plus plaisantes.

8/10

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 30 novembre 2013 à 22:20:31

Tiens je me rappelais pas avoir posté sur ce topic ! 3 ans avant de la voir, peut mieux faire :)

Alors pour moi les films lents/dépouillés ça peut soit me charmer soit m'emmerder, mais avec Down By Law je penche pour la réponse 1 ! C'est direct et ça va à l'essentiel, des scènes parfois drôles ("I scream, you scream, we all scream for ice cream" ou encore Benigni avec son lapin :rire: ) et parfois belles de simplicité (la danse sur "It's Raining" ou la scène finale). On s'attache beaucoup à ce trio disparate : Benigni est drôle sans en faire des tonnes, John Lurie possède un certain charisme (dommage qu'il n'ait pas fait beaucoup de films) et Tom Waits... Bon je ne connais pas son oeuvre musicale (ça ne serait trader !) mais j'imagine que sa seule présence évoque un tas de choses.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 02 avril 2015 à 17:15:43

Jarmusch est un artiste aux qualifications variés, qu'il soit musicien ou cinéaste. Mais c'est bel et bien en tant que cinéaste qu'il parvient depuis tant d'années à nous emporter dans un océan d'images, accompagnés souvent de sons variés et de maniérisme de grande qualités.

Le film commence. Une musique démarre par plusieurs travelling de droite à gauche, sous une musique de Tom Waits. Une scène, le personnage du maquereau est introduit par une scène dont nous ne parvenons pas à cerner le sens propre. Le procédé se répète avec l'introduction du personnage de l'animateur radio, à l'exception du fait que les travellings s'effectuent ici de gauche à droite, même musique, même incompréhension. Travelling de droite à gauche, puis générique de début. Quel est le sens de cette scène? Où a voulu en venir Jarmusch? Peu importe premièrement, puisque le côté abstrait et sensoriel du temps qui nous est proposé lors du découpage. Mais nous pouvons aussi constater que le cinéaste nous ouvre ici les seuls portes de mouvements de caméras durant cette courte séquence. Alors que le reste du film ne sera uniquement filmé qu'en plans fixes, tout en étant en opposition du style d'Ozu. J'aimerai déceler chaque facette de cette introduction, le cadre que Jarmusch veut poser ici, mais il me faudrait probablement bien plus que d'une simple critique pour tenter de les comprendre. Mais la musicalité de cette dernière suffit.

Jim Jarmusch, tout comme Brian De Palma, est un adepte de la reprise de thématiques de films "anciens". Il est ici question des films d'évasions. Dont la popularité eut lieu principalement lors des années 60-70. Mais qui est, bien entendu, traité de manière personnelle, baroque et esthétisé comme sait si bien faire l'auteur. Mais j'ai pourtant l'impression qu'il atteint ici la quintessence de son art. Son oeuvre la plus puissante, peut-être, la plus efficace!

Les trois personnages principaux s'éloignent des archétypes habituels. Tous les trois ont en commun le fait d'avoir été arrêté par erreur. Le personnage de l'exhibitionniste, incarcéré par un coup monté d'un crime relevant d'une aggravation de ses crimes déjà commis. Le personnage de l'animateur radio, ivrogne enfermé, lui, pour la simple volonté d'un criminel de faire porter le chapeau d'un meurtre à quelqu'un, profitant alors de sa naïveté résultant d'un état d'ébriété. Ces deux personnages s'avèrent être très proche au niveau de leur comportement, mais la seule et unique notion les séparant serait l'argent, notion invérifiable en prison. Celui de l'Italien, interprété par Roberto Benigni dans l'un de ses plus grands rôles comiques (avec night on earth), est ici pour apporter un comique de personnage, de l'humour, une poésie et une absurdité. Nous croirions entendre un enfant, en témoigne sa volonté de toujours rester avec ses amis, la raison pour laquelle il a été incarcéré, ainsi que son extrême naïveté.

L'humour est en effet omniprésente, et la poésie du cadrage, des personnages et de la musique employée nous envole vers ce magnifique univers créé par Jim Jarmusch. Il adopte ici, à l'exception de la première séquence, le genre du jazz, composé par Tom Waits. L'adoption d'un genre musical particulier est typique de chacun de ses films. Du hip-hop dans Ghost dog, une guitare électrique solitaire dans dead man, du rock industriel puissant dans only lovers left alive etc... Et cette dimension correspond parfaitement à la poésie du film, se mariant parfaitement à cette magnifique photographie.

Les plans longs fixes s'adaptent parfaitement à la musique personnelle de Jim Jarmusch, à la puissance de ses dialogues. Le cloisonnement est omniprésent, ressenti mais également oublié par ces quelques moments d'évasions et de fraîcheur que ce down by law nous propose. Et ce plan final est d'une toute beauté, nous sortons donc de ce voyage le sourire au lèvre, pas près d'oublier ce qui vient de nous être proposé, comme étant probablement le meilleur film de Jim Jarmusch, voir, peut-être, le meilleur film du cinéma indépendant Américain des années 80.

10/10

Catull
Catull
Niveau 18
29 mars 2020 à 21:07:06

Demain soir sur Arte.

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