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Liste des sujets

Somewhere, de Sofia Coppola

EvilJamesBide
EvilJamesBide
Niveau 9
09 janvier 2011 à 20:51:37

Il est vrai qu'elle apporte un extrême soin dans le choix de ses plans et de ses éclairages. Quand on aime pas ça, on dit que c'est prétentieux, c'est bien connu :hap:

blazcowicz
blazcowicz
Niveau 10
09 janvier 2011 à 20:52:34

Bof j'ai pas trouvé Oncle Boonmee prétentieux, juste soporifique :hap:

EvilJamesBide
EvilJamesBide
Niveau 9
09 janvier 2011 à 20:54:57

Ouais mais toi t'as pas de gout :hap:

blazcowicz
blazcowicz
Niveau 10
09 janvier 2011 à 20:56:17

Tu viens d'illustrer la Réponse facile par excellence n°2 :hap:

EvilJamesBide
EvilJamesBide
Niveau 9
09 janvier 2011 à 20:57:31

Noraj plz :hap:

loriiis
loriiis
Niveau 8
10 janvier 2011 à 10:59:47

leprodiss
Posté le 9 janvier 2011 à 18:54:28
Mais bon, aucun rapport avec le film. Et en effet si on pouvait arrêter les considérations sur le physique des gens...on n'est plus au collège là ( sauf loris ). :hap:

:rire:
Je suis au lycée, et mon prénom prend une majuscule :hum:

:hap:

JackNicholson
JackNicholson
Niveau 10
10 janvier 2011 à 12:10:55

Fallait le dire plus tôt Loriiis.

loriiis
loriiis
Niveau 8
10 janvier 2011 à 12:19:07

Tu te trouves drole ? :sournois:

JackNicholson
JackNicholson
Niveau 10
10 janvier 2011 à 12:32:03

Ha ha ha on doit pas avoir le même sens de l'humour.

leprodiss
leprodiss
Niveau 10
10 janvier 2011 à 23:41:50

Je pensais pas à ton prénom, mais à ton pseudo, bien minable soit dit en passant :hap:

DarkToonLink
Posté le 9 janvier 2011 à 20:47:38
Sinon je n'ai pas compris en quoi le film était profondément prétentieux décrit (selon Ian), et encore moins en quoi il est révoltant.

Pareil. J'attends toujours des vraies explications :hap:

richardo-
richardo-
Niveau 7
11 janvier 2011 à 12:19:25

DarkToonLink et leprodiss avaient raison :

Sofia Coppola aux Inrocks : "[...] Dans les films, les gens disent souvent “je me sens comme ci ou comme ça, je pense ça”, mais dans la vie on garde souvent ces pensées pour soi. Ou alors on regrette de ne pas avoir dit “ci ou ça”, mais bien plus tard."

Le film dans son réalisme recherche donc de l'émotion, et non pas que l'écran qui sépare l'acteur du spectateur crée une imperméabilité, une barrière, face aux sentiments.

Du coup je suis bien déçu.

[Pataplouf]
[Pataplouf]
Niveau 5
11 janvier 2011 à 12:39:17

Je viens de voir le film et je dois dire... Que j'en suis resorti satisfait !
Les commentaires en défaveur du film avaient fortement baissez mes attentes et c'est finalement pas plus mal !

J'ai trouvé le film très beau dans l'ensemble, les plans sont beau, bien cadré, les plans séquences ingénieux. Le film est minimaliste, les plan sont simple, evident, les dialogues simpliste, très peu de musique. Finalement on s'en fout d'un scénario recherché car le film se suffit a lui meme.

N'atteint pas la puissance de LIT mais c'est quand meme une belle performance. Mention spécial a Elle Fanning pour sa prestation.

WernerHerzog
WernerHerzog
Niveau 10
11 janvier 2011 à 14:44:13

Si vous voulez un bon film qui parle du quotidien, regardez Stranger Than Paradise.

:hap:

DarkToonLink
DarkToonLink
Niveau 17
11 janvier 2011 à 17:15:42

La critique de Chronic'art risque bien de réconcilier le porc et le magasine :

"Le cas Sofia Coppola a toujours été épineux. Chacune de ses précédentes mignardises acidulées implorait l'indulgence pour la « fille de », pour le courage qu'elle eut de braver à la fois les soupçons de népotisme et les traumas occasionnés par ses tâtonnements d'actrice. En grattant bien les couches de vernis de Marie-Antoinette, on pouvait encore s'attendrir pour une forme de gratuité insolente mais assumée. Rien à sauver en revanche dans Somewhere, qui revendique sa vacuité avec une complaisance et une arrogance proprement insupportables : difficile cette fois de nier l'évidence, et de pardonner encore à la fille Coppola ce complexe péniblement traîné, ce besoin d'asseoir un statut d'auteur hors des jupes de Francis. Car ce complexe, au lieu d'être le moteur de son émancipation, l'a menée au style préfabriqué de cette vaste blague présomptueuse qu'est Somewhere.

Un préambule désolant de didactisme donne le ton du film et cerne bien le problème qu'entretient Sofia Coppola avec la notion de « cinéma d'auteur ». Dans quelque désert, un joli bolide traverse le champ, puis la profondeur en sens inverse ; il repasse par ou il était apparu, et finit par s'immobiliser. Le tourneur en rond s'extirpe du véhicule, et l'on est bien sûr censé goûter à l'égarement d'une âme en peine, perdue on ne sait où, « quelque part » - dans le flou artistique, certainement. Tout ça prend deux minutes, durant lesquelles se trahit une conception du cinéma assez navrante : tant que la durée du plan s'étire, que le silence est d'or, que peu se dit pour montrer beaucoup, tout va bien, on est membre de la grande famille Sundance, pataugeant gaiement et l'œil snob entre les vagues françaises, italiennes ou new-yorkaises. La suite ressert sans vergogne l'argument narratif de Lost in translation (autrement plus brillamment incarné et interprété au demeurant), et confirme ce désir désespéré de rattraper le train des indés américains des trente dernières années. Notre star virile regarde passer le vide dans sa suite du Château Marmont, se commande des jumelles strip-teaseuses, coure quelques jupons dans des fêtes d'étudiants. Le vide de son quotidien sert à Sofia Coppola de prétexte fallacieux pour fourguer un minimalisme des plus horripilants, tout en petites cuillerées de crème glacée, de parties de Guitar hero muettes, de gestes anodins mais tellement, tellement lourds de sens. Le tout joliment emballé dans des plans-séquences interminables et auto-satisfaits, franchement laids - et dépourvus du cachet pop qui pouvait susciter, dans les précédents films, un soupçon d'intérêt. Dans une sorte de caricature du Jarmusch ancienne manière, les bières se sirotent et les corps se trémoussent sur des playlists d'adolescente cool, tout et n'importe quoi se contemple avec une béatitude stérile indigne du premier performer-vidéaste d'opérette venu.

Tout le tragique du projet réside dans son incapacité à trouver un contenu pour justifier cette mise en scène en forme de carte de visite arty. Il faudra beaucoup de mauvaise foi ou d'imagination pour accorder crédit aux pistes grossièrement tracées (et déjà empruntées, avec plus de finesse, dans Lost in translation), à savoir le blues de l'acteur en coulisse, humanisé par l'absence de projecteurs, et flanqué d'une gamine qui observe son père faute de pouvoir vivre avec. L'incursion de la fillette de l'anti-héros, petit alter-ego de Sofia qui n'est pas sans rappeler celui de l'affreux La Vie sans Zoé (court-métrage écrit pour son père à l'adolescence) s'annonce évidemment comme un enjeu biographique, aussi maigre soit-il. Mais il ne servira que le tableau poignant de la gamine délaissée, spectatrice de la dérive de son papou rongé par la culpabilité. Deux perceptions, deux sensibilités nonchalamment additionnées pour ne surtout rien raconter, et se contenter de ressasser cette douleur de demi-orpheline martelée depuis Virgin suicides

Se pose alors la question : qu'est-ce qui fait courir Sofia ? Sans doute, on le craint, le plaisir égocentrique de peindre toujours le même petit bagage biographique sous un nouveau jour, ici un peu moins pastel que d'habitude, mais drapé sous des apparats de sobriété qui cherchent maladroitement à forcer son entrée dans la cour des grands cinéastes. Somewhere a des airs d'autoproclamation, de serment d'allégeance à ce que notre jeune fille à la caméra se figure probablement comme une forme de sincérité ou la maturité artistique. La vanité est sans bornes, mais elle ne trompe pas. Vague à l'âme sexy, titre faussement poétique, maniérisme buté, tout participe à un mirage de profondeur, au-delà duquel on verra facilement que le petit univers chaud de Sofia Coppola n'a jamais été aussi insipide."

0/5.

(A noter qu'ils avaient mis 4/5 à Virgin Suicides et Lost in Translation, et 3/5 à M-A)
http://www.chronicart.com/cinema/chronique.php?id=11953

leprodiss
leprodiss
Niveau 10
11 janvier 2011 à 17:23:10

C'est quand même désespérant d'être aussi c*n et d'avoir aussi peu d'arguments ( " Rappelez-vous Lost in Translation, c'était mieux " ). Youhou.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 11 janvier 2011 à 17:42:41

Je suis d'accord avec eux dans les grades lignes, même s'ils y vont un peu fort quand même et que tout n'est pas à jeter.

Et c'est facile de résumer une critique en une phrase et de dire qu'il y a peu d'arguments.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 11 janvier 2011 à 17:42:52
  • grandes.
leprodiss
leprodiss
Niveau 10
11 janvier 2011 à 17:45:11

Bah oui c'est facile, c'est bien pour ça que je le fais.

leprodiss
leprodiss
Niveau 10
11 janvier 2011 à 17:46:48

Mais je pense que c'est encore plus facile - et surtout super malhonnête - de se prétendre critique de cinéma et de sortir un papier aussi mauvais, rempli de mauvaise foi, et gratuit. Et si je résume la critique à cette phrase, c'est parce que c'est tout ce que je retiens de cette m*rde.

JackNicholson
JackNicholson
Niveau 10
11 janvier 2011 à 17:48:55

"tant que la durée du plan s'étire, que le silence est d'or, que peu se dit pour montrer beaucoup, tout va bien, on est membre de la grande famille Sundance, pataugeant gaiement et l'œil snob entre les vagues françaises, italiennes ou new-yorkaises"

Violent.

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