"Je sais pas comment je dois le prendre
"
T'as aimé le film pour les mêmes raisons que je ne l'ai pas aimé, c'est assez étrange.
Et tu parles d'antonioni, effectivement la correspondance (l'inspiration?) est évidente, sauf qu'antonioni (putain j'adore écrire antonioni au clavier, ça coule tout seul c'est génial) a quelque chose à raconter dans ses films contrairement à coppola (à mon avis) et, malgré tout le symbolisme qu'il peut y avoir dans ses films (les scènes finales notamment, comme celle de blow-up) c'est pas lourd. Franchement la scène d'intro du Coppola... Le mec tourne en rond, ouais, super. que c'est bien trouvé. (bon je suis un peu cynique, mais c'est vrai quoi, franchement.) et tout le film est comme ça je trouve, superficiel, lisse. "Pseudo-intelligent." (attention adjectif pourri.)
Ils racontent les mêmes choses
Le mec tourne en rond, ça dure, on se pose des questions. Il est dans sa Ferrari ( encore un truc italien ! ), c'est un gosse avec son jouet. Je trouve ça juste simple personnellement.
Coppola refait la même fin que L'Eclipse, je suis sûr que tu trouverais ça nul. " Pseudo-intelligent " est en effet pourri, et déplacé, Coppola cherche pas l'auto-satisfaction cérébrale ( pour ne pas utiliser un autre mot ). Je crois que vous faites un procès d'intention au film en oubliant qu'on peut très bien être simple sans chercher autre chose.
"Je trouve ça juste simple personnellement."
-> Là est toute la différence dans nos appréciations respectives du film je crois.
Et dur, je ne me souviens que très vaguement de la fin de l'éclipse... honte à moi
(en plus le flou dont je me souviens je suis pas sur de ne pas confondre avec la fin de l'avventura.)
Et j'ai bien aimé la fin de celui là en fait. (surtout grâce au travail sur le son et la musique plus que par ce que ça veut représenter.)
Oui c'est sûr, après c'est personnel. Moi j'ai pas mal aimé la fin, même si ça dénote un peu.
Et je me demande quel sera le prochain film de Sofia...mais je pense que dans 10 ans elle ne fera plus de films. Et j'ai aussi hâte que son père meure, pour voir ce qu'elle en fait ![]()
chaud le sadique
Ah oui et un truc m'a choqué dans le film aussi, c'est les sms en numéro masqué, pour un film branché ça la fout mal. ![]()
On peut ajouter le tag science-fiction sur CL ![]()
Je te laisse faire, Disque n'est pas là tu risque rien. ![]()
Bon je croyais que j'avais plutôt bien expliqué le pourquoi je trouvais ce film prétentieux. Mais apparemment je vais devoir me repencher sur la question.
Coppola filme des choses anodines. Et quand je dis anodines, c'est presque un euphémisme. Un père et sa fille qui sont dans une voiture, un père et sa fille qui jouent à la guitare, un père et sa fille qui mangent des pattes, un père et sa fille qui prennent leur petit déjeuner etc. Moi je veux bien. Mais ce qu'il y a de prétentieux c'est que Coppola pense qu'elle arrive à rendre ça beau, poétique, transcendant. Et donc elle nous le rabâche, sans cesse. Genre "regardez moi je filme des choses banales mais avec moi c'est magnifique". Sauf que non, ce n'est pas magnifique. Chez Coppola une porte reste une porte, un bol reste un bol, une voiture reste une voiture, et une daube reste une daube. Elle ne se rend pas compte de la vacuité de sa mise en forme et de l'inintérêt de son cinéma. Du premier au dernier plan j'étais remonté contre le film devant tant d'égocentrisme. Et bien non Mme Coppola, vous n'arrivez pas à faire quelque chose avec du rien. Donc n'essayer pas.
Après je passe la remarque sur Un Prophète, qui n'a absolument rien de prétentieux. Il a plutôt tout pour lui.
Ah oui et j'aimerai bien savoir en quoi je suis de mauvaise foi (?).
Ah oui j'ai oublié de rajouter le symbolisme hyper pompeux (le premier plan et la scène du masque entre autre).
Pour moi le film est gâché par le personnage, j'ai beaucoup de mal à compatir avec mec en apparence très bête...
La solitude marche beaucoup mieux émotionnellement lorsqu'elle est subie, pas parce que le gars a l'air d'avoir goût à ne rien faire.
Alors c'est peut-être un film qui veut montrer du rien, et pas nous intéresser au personnage principal, mais j'ai pas du tout eu cette impression, tant on se concentre sur lui et ses petites dépressions.
Après le film a quand même des bons points, et est curieusement assez varié dans ses "moments de rien", donc j'ai plutôt aimé, mais vraiment un peu.
6/10
Les mauvaises critiques de ce film sont très faiblardes, je m'attendais à ce que lepro apprécie.
Je pense que la grande disparité des réceptions du film est avant-tout une question de maturité, qui conditionne la crédibilité que l'on accorde à une histoire au premier degré et donc, de par son absence, le goût pour le singulier, le fantasmagorique, l'inhabituel voir l'irréel.
Certaines personnes (dont je fais partie) considèrent que l'on peut raconter des histoires très intéressantes aussi bien intellectuellement (sur le plan de la psyché des personnages, des catégories et réalités sociales) qu'affectivement en filmant uniquement des scènes de la vie quotidienne, des moments de vie paraissant quelconque, des situations communes. Beaucoup plus intéressant, en réalité, que des histoires (vraies ou fantasmées) de chevaliers, mafieux, de cow-boys, de super-héros et j'en passe, qui ne disent rien ou si peu, et ne me font plus vibrer.
D'ailleurs, mes scènes préférées chez Coppola, Tarantino ou Scorsese, sont les discussions interminables autour d'une table de snack ou d'une bouteille de rhum, où le propos n'est pas tant intéressant que l'attitude des personnages.
Il faut voir la littérature (qui reste l'art intellectuel le plus noble) pour comprendre que les plus grand auteurs, ceux qui racontent le plus de choses, touchent le plus, sont ceux qui appartiennent au courant réaliste, plutôt que les écrivaillons qui dépeignent d'énièmes histoires fantasmagoriques, cherchant à flatter grassement l'ego du lecteur crédule au travers du processus catharsique.
Et c'est justement pourquoi il s'agisse d'une des choses les plus dur à faire. Certains y arrivent (wong kar wai, bela tarr, tarkovski ...) mais elle non pour moi.
En gros ceux qui n'aiment pas sont immatures c'est ça? Quel argument.
" Beaucoup plus intéressant, en réalité, que des histoires (vraies ou fantasmées) de chevaliers, mafieux, de cow-boys, de super-héros et j'en passe, qui ne disent rien ou si peu.
Grosse connerie au passage. Et puis surtout évite de généraliser.
Ah mais je suis pas du tout contre les films sans histoire épique, ici j'ai simplement pas accroché.
Disra[For3v3r]
Posté le 9 janvier 2011 à 15:36:30
Les mauvaises critiques de ce film sont très faiblardes.
Je pense que tu as tout dit. Alors je suis un fan absolu de Sofia et je pourrais paraître trop subjectif, mais les avis contre que je lis depuis hier sont inintéressants au possible.
Je vais essayer de trouver le passage et je te réponds Ian.
C'est vrai. Mais c'est pas mon but d'écrire quelque chose de vraiment intéressant (surtout que c'est assez dur vis à vis d'un film qu'on aime pas et qu'on trouve vide) j'essaye juste d'expliquer pourquoi j'aime pas.
Ah si j'avais, je pense, réussit à écrire quelque chose d'assez intéressant dans ma critique négative de l'Oncle Boonmee, et je pense que la majorité de ce que je dis peut se ratacher à Somewhere. Donc si tu as le courage de la retrouver.
En même temps comment rendre intéressant un avis dans lequel on dit qu'on a rien trouvé de bien dans le film (ce qui est pas mon cas, j'ai pas trop détaillé ce que j'ai aimé ça a déjà été dit avant)
?
"# En gros ceux qui n'aiment pas sont immatures c'est ça? Quel argument. "
C'est pas mon propos. Il n'y a pas de maturité (et donc d'immaturité) absolue, tous le monde l'est plus ou moins (lieu commun). Ce que je suppute, c'est simplement que la connaissance de son environnement, l'expérience du réel, tend à 'raisonner' le phantasme, à le rapprocher de plus en plus de nos exigences de crédibilités qui s'affinent tandis que notre connaissance du réel s'enrichit.
Maintenant c'est une analyse qui ne fonctionne que pour la couche affective d'une œuvre, dés que l'on entre dans l'allégorie ou la métaphore ça n'a plus de valeur.