Quelqu'un.
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Sinon Ian je t'avais pas vu bronché quand le porc avait épinglé Biutiful, un autre film dont on avait assez entendu parler.
Qui était très décevant, il faudrait casser cette chaîne ![]()
Sans me spoiler, vous pouvez me dire s'il est bien ? Merci ![]()
Oui il est bien ![]()
Ah mais en fait Ian c'est le mec qui met 3 à Love Exposure?
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Et 1 au film auquel tu as mis 10 l'année dernière. ![]()
L'enculé
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Non mais l'épingl. n'est pas choquant, Somewhere est un peu le film du moment on va dire.
Sinon non le film n'est pas bien, ni mauvais, il est moyen. Il y a des scènes d'une très grande élégance, où il se dégage une sorte de grâce. Malheureusement elles sont rares. Le reste du film est vain. :/
WernerHerzog
Ceremony ![]()
Et j'ai découvert The Radio Dept. grâce à Marie-Antoinette. Hâte de le revoir au cinéma avec du bon song ![]()
Ceremony.
P'tain la BO de Marie-Antoinette. ![]()
La BO de Somewhere m'a déçu (Sofia utilise beaucoup moins de musique que dans MA par exemple mais après c'est le film qui veut ça) même si y'a du Phoenix et du Casablancas ![]()
Et faut pas déconner sur la "BO signée Phoenix". En fait, c'est juste des bouts de Love Like A Sunset répétés 3-4 fois durant le film.
C'est du même niveau que Lost in Translation ou pas niveau ambiance ?
C'est vrai que la "BO signée Phoenix" c'est assez abusé
Mais bon Love Like A Sunset c'est déjà mieux que rien
Soulwaxmas
Somewhere est beaucoup plus lent que Lost in Translation et je trouve le film moins "planant". C'est vrai qu'au vu de la bande-annonce on pense à LiT (en tout cas c'était mon ressenti) mais finalement les deux films sont vraiment différents.
Oh non je sens que je ne vais pas aimer ![]()
Moi qui adore ses autres films, quand j'ai regardé à la bande annonce je me suis dit moi aussi que ça allait être un peu comme Lost in Translation, faut quand même que je le voie.
Ça se voudrait l'être, mais ça ne l'est pas.
sa ne resemble pas a LIT ?? mince,moi qui voulait allez le voir justement pour sa,car marie antoinette m'a déçu,j'éspére que sa va pas me faire pareil
Dans le principe ça y ressemble.
http://www.slate.fr/story/32299/sofia-coppola-aime-deteste
Retour à la réalisation pour Sofia Coppola après une trilogie sans faute. Somewhere s'inscrit à la fois parfaitement dans la veine de ses précédents films, notamment d'un point de vue thématique, tout en évoluant sur d'autres aspects. Le film donne assez vite une impression de redite, un sentiment de déjà vu. Ce n'est pas bien étonnant, il reprend beaucoup de Lost in Translation. Un sujet quasi similaire : un acteur en dépression cloîtré dans un hôtel qui ne se satisfait de rien, et qui va en quelque sorte revivre aux côtés d'une personne qui va entrer en jeu, comme dans des scènes précises du quotidien (douche, regarder la TV seul sans réussir à dormir, ne pas être tenté par de charmantes hôtesses dévêtues. Même jusqu'à reprendre (pratiquement) les mêmes sonneries de téléphone qui retentissent pour le sortir brutalement de son enfermement (et lui rappeler ses devoirs d'acteurs). Tout ceci a de quoi agacer au départ, il faut bien le dire. On se demande si la réalisatrice ne souffre pas d'un manque d'inspiration, si la "formule Coppola" ne touche pas là à son terme, son point de fatigue.
La deuxième chose qui frappe avec ce nouveau long-métrage, c'est l'évolution du style de Sofia Coppola. A présent libérée de son sujet (assez redondant par rapport à ses précédents films et sans grosses surprises donc), la réalisatrice travaille sa mise en scène avec une économie de moyens remarquable. Cette économie passe par la mise en scène qu'elle étire afin de dilater le temps (plus de plans fixes, une caméra moins mouvante que dans ses 3 précédents films, des plans étirés en longueurs), la bande son (majoritairement des effets sonores et autres bruits d'ambiance, réduction des pistes musicales utilisées, j'en ai dénombré 3 - extra diégétiques - au total, une au début, une à la Piscine et une à la toute fin), économie de mots (la majorité des émotions sont véhiculées par le non dit, les regards, les gestes ou la mise en scène) ainsi qu'une économie de lieux (2 en gros, dont 1 principalement). Tous les composants de son film convergent ainsi à l'économie de moyens, économie qui va être le principal vecteur d'émotions. Aucun artifice, si ce n'est ceux qu'elle décrit objectivement (ou avec ironie) et souvent liés au métier de Johnny (Stephen Dorff).
Ceci-dit, difficile de ne pas admettre que le film m'a principalement touché lorsque Cleo était présente à l'écran. Comme souvent avec la réalisatrice, son personnage féminin est en état de grâce permanent. Elle dégage une douceur et une légèreté gracieuse dont il est difficile de se lasser. Les choix de casting sont ainsi très justes (à mon goût tout du moins), S.Dorff et E.Fanning se renvoyant avec une réelle complicité des regards (surtout) et des mots (un peu).
Les plus belles scènes du film sont d'ailleurs exclusivement des séquences comprenant ces deux personnages : la scène de la patinoire, la scène de la piscine (scène typiquement Coppolienne dans laquelle la réalisatrice offre son moment de grâce ultime) ainsi que quelques scènes plus intimistes. Il y a d'ailleurs un très bel effet de cinéma qui suffirait à décrire la transition de Johnny. Dans un soucis d'économie de moyens (toujours), Sofia Coppola va employer à plusieurs reprises le zoom/dézoom. Elle va le faire une première fois lors de la scène du masque. Cette scène est très intéressante dans la mesure ou elle montre un double enfermement, voire emprisonnement (de Johnny, bien sûr). Le premier est celui du masque (dont la métaphore est également évidente), l'acteur est alors prisonnier de son moule (le moule pouvant représenter tout le "stars system" par extension), et l'emprisonnement du cadrage et de l'effet choisi : un zoom. Le personnage est ainsi enfermé lentement, comme prisonnier de son espace (cadre) et de sa vie (métaphore). Cette séquence trouvera un échos particulièrement beau à la fin de la scène de la piscine, dans laquelle les deux personnes (Johnny et Cleo) sont allongées sur des transats. Opère alors un dézoom (tout aussi lent que le zoom initial), libérant ainsi son personnage (de son cadre évidemment, et également intérieurement). Avec sa fille, Johnny est libéré. Et tout le propos et les émotions qui régissent les personnages vont ainsi passer par la mise en scène et des effets d'une économie remarquable. C'est concis, sans artifices, et c'est ce qui est beau.
Techniquement, le style de la cinéaste évolue donc, mais en conservant la solidité qui a forgé (en partie) sa réputation. Le soin apporté à la lumière, au cadre, aux angles choisis, à la BO, tout ceci relève d'un réel travail de composition et de minutie. Tout est une fois de plus agencé avec finesse et maîtrise. La BO peut être un poil décevante, non pas en terme de qualité mais pour sa relative discrétion (ce qui peut aussi constituer une qualité, selon les personnes). Cela-dit, les quelques morceaux sont, là encore, extrêmement bien choisis. Et j'ai également apprécié le travail sonore lors des déplacements en véhicules. Enfin, on retrouve les jeux sur l'effet de flou propres à Sofia Coppola (car déjà visibles dans ses 3 précédentes oeuvres).
Que reste t-il dans tout ça ? Des acteurs qui sonnent juste (Dorff en acteur désabusé et insatisfait, Fanning tout en naturel, très vraie), une réelle alchimie circule entre les deux êtres, des situations parfois cocasses et assez drôles, parfois plus mélancoliques ou graves...
Somewhere est peut être un film mineur dans la filmographie de Sofia Coppola (le temps le dira). Mineur parce qu'il n'est qu'un écho de ses précédents films. Mais même quand elle n'est pas dans sa meilleure forme, la réalisatrice se permet des audaces et réussi à offrir de vrais moments de grâces. Après les premières impressions de redites, balayées à la moitié du film, on se laisse doucement charmé par l'évolution de son style, moins aérien et planant mais souvent juste, et par la complicité de ses deux personnages. A défaut de surprendre (sur le fond, tout du moins), Somewhere offre un beau moment de cinéma, tout simplement.