sans doute la déception de voir que ce n'était pas un 300 like ![]()
N'empêche Refn ![]()
vu hier depuis le temps que je voulais le voir et franchement pas deçu du tout l'interprétation de mads est incroyable y'a certains passages gore peut être pas gore ok mais bon dégueu on va dire mais bon c'est refn alors...l'auteur avait dit que la musique était de mogwai pas du tout enfin la musique reste plutot bonne a voir donc ...
Revu 1 an et demi après la première fois que je l'avais visionné.
C'est là que je me rends compte comment mon appréciation du cinéma a évolué...dans le bon sens, enfin je pense
Ma remarque de l'époque "J'me suis fais chier comme jamais devant ce film. Pourtant le début était très bon je trouvais, puis dès qu'ils rencontrent les chrétiens... Pfffffff olala qu'est-ce qu'on s'emmerde. "
Bon ben concernant le début du film, mon appréciation n’a pas changé. On est direct mis dans le style très calme, contemplateur et introverti de l’œuvre. Il faut s’y abandonner, vider son esprit de tout aprioris avant de s’y lancer. Les paysages écossais sont vraiment superbes, et associés au fort mutisme du film, cela donne une ambiance vraiment planante. Certains plans sont assez originaux, notamment les mises de profil des personnages lors de leurs dialogues.
One-Eye est vraiment super super classieux. Violent, mystérieux, mais pas invincible pour autant, il se prend des coups, ce qui lui laisse un côté humain. C’est un choix intelligent car ça tranche avec un côté qui aurait été too much. Il y a tout de même un aspect stressant et lourd, même si ça reste occasionnel, lorsque certains plans surviennent subrepticement tintés de rouge. D’ailleurs je me demande si il y a eu un travail sur les couleurs après coup parce que certains visages ou même décors me semblaient retravaillés. Y’a de forts contrastes.
Le passage du fleuve est peut-être le plus délicat du film dans le sens où il se déroule à huit clos. Si Refn a voulu instaurer une ambiance oppressante à ce moment du film, c’est réussi. Où sont-ils ? Ou vont-ils ? Est-ce encore le monde réel ? Tout ça parait tellement surnaturel que je n’ai pas pu m’empêcher d’y voir une allégorie de la traversée du fleuve des enfers. Le choix des couleurs (rouille) et le désespoir des hommes qui s’installe s’accorde avec cette vision des choses. D’ailleurs cette image tend à gagner du sens lorsqu’une des parties du film s’intitule tout simplement « LES ENFERS ».
L’arrivée en Amérique nous relâche un peu de toute cette pression pour retrouver à nouveau des paysages idylliques, mais ce qui frappe avant tout, c’est la métamorphose de One-Eye. D’esclave à homme libre, il devient désormais un leader. C’est une évolution très intéressante, d’autant qu’il ne s’impose pas comme tel, mais que ce sont les autres qui le suivent de leur propre chef.
A la fin on ne peut s’empêcher de le voir comme une sorte d’ange ou de semi-Dieu, d’autant plus que le thème de la religion est fort présent. Ce qui m’a frappé, c’est la mort d’un des chrétiens à la toute fin, mis en scène de manière à ce qu’un rayon de lumière provenant du ciel l’entoure. Comme si One-Eye lui avait accordé l’accès au Paradis. Quant au chef des Chrétiens qui était un bon salaud, il me semble que lui meurt en s’enfonçant dans le fleuve, le même fleuve qui le mène aux Enfers ? Dur de ne pas le voir comme tel.
Finalement, le sacrifice de One-Eye pour sauver le jeune garçon me fait penser qu’il était plus un messager divin, devant accomplir sa quête et partir. On pouvait entrevoir cette fin au cours du film via des flash forward, notamment lors de plans où One-Eye contemplait le ciel et la nature. Faut-il voir ici qu’il communiquait avec les Dieux, et que ces derniers lui expliquaient sa mission, son but ? Probablement.
Bref Winding Refn nous a fait don d’un film presque expérimental, mais au combien gratifiant. Il est clair qu’il ne s’adresse pas à n’importe qui et qu’il faut savoir se détacher des standards admis dans le domaine. Mais c’est tellement envoutant et intelligent, notamment par le symbolisme et la mise en scène qui procure une ambiance unique au film, que ce serait dommage de passer à côté de cette œuvre.
One-Eye voit le futur et est borgne, comme le roi des dieux Vikings Odin (donc ta théorie sur sa nature divine pourrait se tenir).
Je l'ai vu hier, je l'ai trouvé très bon, pas ennuyeux mais parfois difficile à comprendre, notamment avec la scène du gars dans le boue, où je n'ai rien compris
LeBaronDuBide
Posté le 25 mars 2012 à 10:15:42
Je l'ai vu hier, je l'ai trouvé très bon, pas ennuyeux mais parfois difficile à comprendre, notamment avec la scène du gars dans le boue, où je n'ai rien compris
Je crois qu'il se fait simplement péter le fion par son pote ![]()
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Sujet : « Valhalla Rising »
Les 10 derniers messages sur ce sujet :
Lt-Schaffer
Posté le 7 septembre 2011 à 04:28:32
Pourquoi ?
bossk95
Posté le 18 septembre 2011 à 22:04:25
J'ai failli pleuré de rire en regardant le film
blazcowicz
Posté le 19 septembre 2011 à 00:37:32
On est content pour toi.
chateau_marmont
Posté le 19 septembre 2011 à 00:42:04
sans doute la déception de voir que ce n'était pas un 300 like
resolution
Posté le 19 septembre 2011 à 01:04:18
N'empêche Refn
Magic85
Posté le 24 février 2012 à 10:58:32
vu hier depuis le temps que je voulais le voir et franchement pas deçu du tout l'interprétation de mads est incroyable y'a certains passages gore peut être pas gore ok mais bon dégueu on va dire mais bon c'est refn alors...l'auteur avait dit que la musique était de mogwai pas du tout enfin la musique reste plutot bonne a voir donc ...
WakingChild
Posté le 8 mars 2012 à 11:25:58
Revu 1 an et demi après la première fois que je l'avais visionné.
C'est là que je me rends compte comment mon appréciation du cinéma a évolué...dans le bon sens, enfin je pense
Ma remarque de l'époque "J'me suis fais chier comme jamais devant ce film. Pourtant le début était très bon je trouvais, puis dès qu'ils rencontrent les chrétiens... Pfffffff olala qu'est-ce qu'on s'emmerde. "
Bon ben concernant le début du film, mon appréciation n’a pas changé. On est direct mis dans le style très calme, contemplateur et introverti de l’œuvre. Il faut s’y abandonner, vider son esprit de tout aprioris avant de s’y lancer. Les paysages écossais sont vraiment superbes, et associés au fort mutisme du film, cela donne une ambiance vraiment planante. Certains plans sont assez originaux, notamment les mises de profil des personnages lors de leurs dialogues.
One-Eye est vraiment super super classieux. Violent, mystérieux, mais pas invincible pour autant, il se prend des coups, ce qui lui laisse un côté humain. C’est un choix intelligent car ça tranche avec un côté qui aurait été too much. Il y a tout de même un aspect stressant et lourd, même si ça reste occasionnel, lorsque certains plans surviennent subrepticement tintés de rouge. D’ailleurs je me demande si il y a eu un travail sur les couleurs après coup parce que certains visages ou même décors me semblaient retravaillés. Y’a de forts contrastes.
Le passage du fleuve est peut-être le plus délicat du film dans le sens où il se déroule à huit clos. Si Refn a voulu instaurer une ambiance oppressante à ce moment du film, c’est réussi. Où sont-ils ? Ou vont-ils ? Est-ce encore le monde réel ? Tout ça parait tellement surnaturel que je n’ai pas pu m’empêcher d’y voir une allégorie de la traversée du fleuve des enfers. Le choix des couleurs (rouille) et le désespoir des hommes qui s’installe s’accorde avec cette vision des choses. D’ailleurs cette image tend à gagner du sens lorsqu’une des parties du film s’intitule tout simplement « LES ENFERS ».
L’arrivée en Amérique nous relâche un peu de toute cette pression pour retrouver à nouveau des paysages idylliques, mais ce qui frappe avant tout, c’est la métamorphose de One-Eye. D’esclave à homme libre, il devient désormais un leader. C’est une évolution très intéressante, d’autant qu’il ne s’impose pas comme tel, mais que ce sont les autres qui le suivent de leur propre chef.
A la fin on ne peut s’empêcher de le voir comme une sorte d’ange ou de semi-Dieu, d’autant plus que le thème de la religion est fort présent. Ce qui m’a frappé, c’est la mort d’un des chrétiens à la toute fin, mis en scène de manière à ce qu’un rayon de lumière provenant du ciel l’entoure. Comme si One-Eye lui avait accordé l’accès au Paradis. Quant au chef des Chrétiens qui était un bon salaud, il me semble que lui meurt en s’enfonçant dans le fleuve, le même fleuve qui le mène aux Enfers ? Dur de ne pas le voir comme tel.
Finalement, le sacrifice de One-Eye pour sauver le jeune garçon me fait penser qu’il était plus un messager divin, devant accomplir sa quête et partir. On pouvait entrevoir cette fin au cours du film via des flash forward, notamment lors de plans où One-Eye contemplait le ciel et la nature. Faut-il voir ici qu’il communiquait avec les Dieux, et que ces derniers lui expliquaient sa mission, son but ? Probablement.
Bref Winding Refn nous a fait don d’un film presque expérimental, mais au combien gratifiant. Il est clair qu’il ne s’adresse pas à n’importe qui et qu’il faut savoir se détacher des standards admis dans le domaine. Mais c’est tellement envoutant et intelligent, notamment par le symbolisme et la mise en scène qui procure une ambiance unique au film, que ce serait dommage de passer à côté de cette œuvre.
PseudoMisere
Posté le 8 mars 2012 à 12:42:10
One-Eye voit le futur et est borgne, comme le roi des dieux Vikings Odin (donc ta théorie sur sa nature divine pourrait se tenir).
LeBaronDuBide
Posté le 25 mars 2012 à 10:15:42
Je l'ai vu hier, je l'ai trouvé très bon, pas ennuyeux mais parfois difficile à comprendre, notamment avec la scène du gars dans le boue, où je n'ai rien compris
Praga
Posté le 26 septembre 2012 à 16:29:44
LeBaronDuBide
Posté le 25 mars 2012 à 10:15:42
Je l'ai vu hier, je l'ai trouvé très bon, pas ennuyeux mais parfois difficile à comprendre, notamment avec la scène du gars dans le boue, où je n'ai rien compris
Je crois qu'il se fait simplement péter le fion par son pote
oui c'est ça mais c'est chaud, je l'ai compris qu'au deuxième visionnage ça ![]()
Bien le C/C foireux ? ![]()
mon premier C/C foireux
Champagne ![]()
Ca se voit que t'as rien lu Schaffer, sinon t'aurait pas écrit ça ![]()
Champagne ![]()
Valhalla Rising était le dernier Nicolas Winding Refn qu’il me restait à voir. Et bien ça va devenir mon deuxième film préféré pour ce réalisateur, derrière Drive. J’avais trouvé les trois Pusher et Bleeder d’un niveau assez semblable, plutôt très bons, pas excellentissime non plus, au contraire de Drive par exemple. Bronson m’avait pas marqué plus que ça, je m’étais assez emmerdé, puis Inside Job, bon, là Refn était passé à côté de son sujet. Tout ça pour dire que Valhalla Rising est l’un de ses meilleurs films. Je m’explique.
Déjà Refn arrive à nous emmener dans un film autant contemplatif et quasiment muet, sans que ça devienne chiant. Et si on rentre dedans pour n’en sortir qu’à la fin, c’est en partie du à une maitrise de l’image et du son frôlant la perfection. A l’instar de Drive, tous les plans ont été pensés et sont assez merveilleux. Entre les différents paysages de montagnes, la brume, l’eau, le ciel, les nuages et la gueule de Mads Mikkelsen, tout est paradoxalement d’une beauté rare, alors que la plupart des séquences montre des scènes de barbarie et de tortures parfois insoutenables.
En ce qui concerne l’histoire en elle-même, il ne faut pas peut-être pas chercher midi à quatorze heures. Le film raconte avant tout l’histoire du voyage spirituel d’un guerrier muet et borgne. Et de quelle manière. Même si l’on ne comprend pas forcément tout, on est littéralement hypnotisé par le film et on en ressort secoué par ce que l’on vient de voir. Je ne vais pas en dire plus car moins on en sait sur ce film et mieux on l'appréciera, je pense.
Un grand film.
"J’avais trouvé les trois Pusher et Bleeder d’un niveau assez semblable, plutôt très bons, pas excellentissime non plus, au contraire de Drive par exemple."
Hum
Refn a fait son plus grand film avec Pusher 2
(bien que Drive me parle plus). Et Bronson est très bon !
Sinon je suis d'accord sur c'que tu dis, bonne critique l'ami !
Franchement les Pusher je les ai tous bien aimé, mais sans en trouver un au niveau de l'autre. Sur aucun des trois j'ai réellement pris mon pied, mais je les ai tous trouvé correct quand même. Et Bleeder fût une excellente surprise pour moi car j'en attendais vraiment rien, et je l'ai autant aimé que la fameuse trilogie.
Pour Bronson je vois que tout le monde l'adule, ben moi ça m'a pas trop plu. Pourtant j'étais dans de bonnes conditions pour le regarder mais je ne sais pas, j'avais pas accroché. Pas un film pourri hein, mais moyen, sans plus quoi.
sans en trouver un au dessus de l'autre *
J'peux comprendre que le genre de Pusher ne te parle pas forcément. Il est clair que ce que provoque un film en nous fait les 3/4 de la critique qu'on en fait donc j'te comprends carrément !
Et depuis Bronson, le public de Refn me donne souvant la gerbe
C'était cool quand il n'était pas encore sous le feu des projecteurs ![]()
Pusher ça me parle énormément, j'adore ce genre de film avec des pauvres types qui vivent dans le caca.
Mais ça m'a pas transporté au point de parler de chef d’œuvre quoi c'est tout.
Et je trouve pas que Bronson soit si connu que ça. Enfin déjà quand tu parles de Refn, peu de gens le connaissent... Ou si tu demandes qui est le réal de Drive, pareil, peu de gens pourront te répondre. Je parle dans la vie de tous les jours. ![]()
Non, beaucoup de gens dans la vie de tous les jours ne le "connaissent pas" ou ne peuvent pas te répondre, dans le but d'éviter de se ridiculiser dans la prononciation de son nom
Mais c'est vrai que peu de personnes ne connaissent ce réal vraiment, finalement.
Beh Bronson a été le premier film de Refn a faire parler de lui, et il commencait à se faire connaître à droite à gauche (dans des milieux dans lesquelles Refn lui-même n'aurait jamais cru).
Bon beh dommage pour Pusher (et je comprends pas, m'enfin)
N'empêche la bonne intuition que j'ai eu avec ce mec, en regardant Pusher et en me disant qu'il irait loin ce réal, malgré sa vie remplie de misère et de merde à n'en plus finir. Je m'aime
Non mais plus sérieusement, ce mec m'a foutu une putain de grosse claque de leçon de vie dans ma gueule ![]()