Ce n'est pas foncièrement mauvais... Cependant comme ça reste principalement des avis sur des films, ce qui pour moi se révèle pas forcement intéressant, j'essaye (ou plutôt j'essayais puisque mon blog est en "réparation") dans mes critiques de poser quelques pistes d'analyses de réflexion.
Ouvrir sur plus que le "j'aime, j'aime pas". Donner à lire des choses différentes. Voici un exemple de ce que j'ai pu faire sur John Rambo (c'est à mon sens, le texte le plus développé, j'avoue que souvent je m'investit moins dans l'analyse).
"Comme peux le dire Yannick Dahan, les personnages de Rambo, et de Rocky sont des alter-ego de l'acteur Stallone, notamment sur ses choix de carrière. Le film Rocky Balboa, était pour Stallone le moyen de mettre un point d'honneur, pas forcement à l'histoire de rocky, mais à sa carrière ciné. On voit; on lit dans le rapport qu'a le personnage avec la boxe, celui que l'acteur/réalisateur a avec le Cinéma, une sorte de besoin viscéral, un truc qui fait qu'il y revient toujours. Rocky Balboa est une déclaration d'amour de Stallone au cinéma.
John Rambo a un rapport différent, Stallone parle ici de sa carrière d'acteur de film d'action... Il y revient avec son personnage emblématique dans le bon (first blood) comme dans le mauvais (Rambo III). On y voit un Rambo machine à tuer construite, faite par l'armée, on ne peut pas s'empêcher de penser à un Stallone catapulté star de film d'action, limité aux films d'action. (ses quelques essais en dehors du genre ayant été des échecs). Le personnage s'est replié sur lui-même devenu presque l'ombre de lui-même, à l'image de la carrière de l'acteur (D-tox, Taxi 3...). Mais en fin de compte il accepte son statut et part dans cette dimension bourrine, Rambo choisit de s'assumer comme machine de guerre implacable, autant que Stallone dans ce film assume le fait de n'avoir été et devoir rester à vie un acteur de film d'action (on peut lire dans un interview récente, il reconnait n'être pas "un acteur aussi versatile" qu'il le souhaiterait). Assumant cela, l'homme se projette totalement dans le film, d'où la violence visuelle du film, d'où le scénario sommaire, et son jeu d'acteur encore plus rentré, plus minimaliste. On part dans le code pur et brut du film d'action, mais qui va beaucoup plus loin que cela. Ce n'est pas tant le propos politique ou de société, mais le propos de l'homme Stallone qui se livre au Cinéma, qui est sublime."