Il sera dans la prochaine mise à jour de mon tops je pense.
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une critique allociné que je trouve grave quand même :
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Membre depuis 263 jours | 12 critiques postées
Sa note : (0)
Sa critique : un film de propagande juif qui nous fait croire q'ils sont pas responsable du massacre non merçi bye
Film réussi, avec un bémol toutefois, les images chocs à la fin uniquement pour choquer ou soit-disant interpeller, j'ai trouvé ça déplacé dans ce contexte et nous apprends strictement rien.
Je viens de le voir.
Contrairement à Persepolis qui m'a captivé, et touché, même après coup, concernant ce film, malgré qu'il m'ait énormément plus, j'ai pas ce sentiment d'avoir vu un chef d'oeuvre, mais plutôt d'avoir regardé un documentaire sur le massacre en question.
Avant tout je crois que ce qui m'a le plus gêné, ce sont les dessins d'animation. J'adore le style ! Mais il faut reconnaitre qu'il y a par moment un manque de réalité, de fluidité (et pour parler du côté technique : des problèmes d'ombres et lumières ainsi que de proportions) qui m'ont sans doute déconcentré. Mais j'adore le concept de film-documentaire d'animation.
Je tire mon chapeau aussi pour la bande son qui est simplement parfaite.
Bref, à conseiller, ça m'a beaucoup plus, mais mais mais, moins que Persepolis.
En même temps ça n'a rien à voir les deux, l'un est une comédie sur un sujet très sérieux et autobiographique et l'autre est un drame autobiographique sur un sujet sérieux ![]()
Un film magnifique et passionnant qui possède une construction assez complexe : un homme part à la recherche de son passé (il a participé à la guerre du Liban et n'en a quasiment aucun souvenir). Il va interroger plusieurs de ces amis de l'époque. Chacun de ces dialogues va donner naissance à un souvenir qui va permettre au personnage principal (en fait le réalisateur lui même) de reconstruire son passé refoulé. Le spectateur va donc assisster à une véritable psychanalyse.
Cette construction particulière donne lieu à des scènes d'une grande diversité : des simples interviews sur le mode du documentaire aux scènes oniriques et très symboliques, en passant par le burlesque.
La mise en scène tutoie la perfection. L'intelligence du cadrage et du découpage est remarquable, comme, par exemple, dans la scène de "valse" où l'horreur la plus absolue est obtenue et montrée par la beauté (une danse sur une valse de Chopin).
Et c'est l'utilisation du dessin qui a permis cela. Le film n'aurait pas eu le même intérêt si il avait été un pur documentaire ou si il avait été filmé en prise de vues réelles. Le dessin permet en outre de supporter plus facilement ce qui nous est montré et finalement accepter, lorsque toute la vérité a été faite, les véritables images d'archives, révélant les horreurs de la guerre.
Surtout, Valse avec Bachir pose la question de la responsabilité et de la culpabilité des différents protagonistes d'un conflit.
reso > Oui mais dans les deux cas il s'agit d'un film quasi-documentaire d'animation du point de vue d'une personne. C'est en ça que je met les deux en comparaison.
Je l'ai vu pour la deuxième fois et je le trouve toujours aussi bouleversant.
Je ne suis pas vraiment amateur d'animation pourtant, mais justement, je ne considère pas Valse avec Bachir comme un film d'animation. Les dessins sont là pour palier l'impossibilité de voir, de témoigner (la même impossibilité que celle évoquée dans Hiroshima mon amour). Tout est pourtant réel. Les dessins ne sont que les reproductions fidèles d'actes, d'évènements, de souvenirs, d'entretiens... Et c'est probablement en cela que le choix graphique est judicieux : on évite les si pénibles scènes de reconstitution (je déteste les reconstitutions dans les magazines d'investigation, par exemple). Tout n'est que réel, vécu, sincérité. La seule manière de restituer la réalité, là où la plupart des dessins animés sont le lieu où l'imagination peut prendre forme.
J'aime aussi que le style ne cherche pas le réalisme à tout prix. L'animation parfois saccadée, peu naturelle, rappelle l'approximation de la mémoire, la recherche de sensations, de réminiscences, plutôt que de véracité absolue. Les mouvements de caméra sont très bien simulé, tout comme certains effets visuels (la lumière, la fumée...). Globalement, le visuel est magnifique.
L'ambiance varie beaucoup, en témoignent des musiques aussi excellents que différentes. L'aspect presque documentaire du film lui confère une dimensions profondément sincère, humaine, encrée dans la réalité.
Et puis il y a les thèmes abordés qui me passionnent également. Tout ce qui à trait à la mémoire, le souvenir. C'est d'ailleurs ce film qui m'a permis de comprendre le phénomène de dépersonnalisation qui me travaillait depuis longtemps mais que je ne parvenais pas à expliquer ni comprendre. Ce que le film dit sur la guerre, les expériences personnelles est profond, touchant et intéressant. Et le retour à la réalité, l'image photographique finale, comme dans Redacted, est absolument douloureux, horrible... vrai.
J'adore ce film. Il me touche et il est magnifique.
Plus je repense à ce film, moins je l'aime ![]()
Disque tu l'as revu quand? parce que je l'ai regardé hier soir. Coïncidence.
Un très bon film en tout cas. L'image est superbe, l'idée de faire un documentaire en animation est véritablement une bonne idée, d'autant plus à cause du traitement psychanalytique de du sujet. L'animation permet de faire ressortir le côté hallucinatoire de la chose.
Ainsi, quand Ari retrouve complètement la mémoire, l'animation n'a plus lieu d'être, du coup on repasse en prises de vue réelles. Techniquement c'est très réussi.
fin ![]()
Je l'ai regardé là, tout de suite, j'ai reçu le DVD (avec Stalker et Sayat Nova
). Je voulais regarder Barry Lyndon à la base, mais j'ai pas le temps cet après-midi.
Mais j'avais bien vu que tu lui avais mis une bonne note ![]()
A propos de notes, leprodiss si tu passes par là, tu pourrais expliquer pourquoi t'as mis la note de 3/10 à ce film sur cinélounge? qu'est-ce qui t'as déplu?
Ah oui tiens ![]()
petit up du topic car le film est diffusé dimanche soir sur la chaîne suisse TSR2 (à 20h30), pour ceux qui peuvent voir
Excellent film
Je suis content ! Apparement, je suis pas le seul à avoir pas trop apprécié le film.
J'aimais beaucoup les dessins, le début tout aussi interressant pendant au moins les 20-25 premières minutes, jusqu'à ce que je m'appercoive que ce film était un espèce de documentaire ou à chaque fois on avait une vision différente de leur guerre,... J'ai failli décrocher plus d'une fois et j'avoue que la fin ne colle pas trop si ce n'est juste une utilité pour sensibiliser les gens. Je m'attendais à mieux. Persepolis par exemple, ne partait pas dans tout les sens mais à l'âge où je l'ai vu je comprenais pas trop bien de quoi il en retournait.
3.5/5 Pour l'animation, les blessures de guerres, les musiques.
Gros point faible : La durée et tout ses mini-séquences où l'ont raconte ce que l'on a vécu.
le titre est assez comique
J'avais pas vu vos messages, faut me relancer parfois.
Sasuke, tu es seul maintenant
Revu donc.
Valse avec Bachir est un film formidablement réussi sur le déni, et à ce sujet, son concept original est d'une pertinence totale. Ari Folman rassemble deux choses plutôt éloignées l'une de l'autre, le genre documentaire et l'animation. Soit d'une part le cinéma du réel, et d'autre part, quelque chose qui semble aux antipodes puisque l'art de l'animation n'est pas le plus apte à retranscrire le réel, surtout quand il s'agit de dépeindre des situations aussi graves que celles que peut provoquer un contexte historique aussi lourd que celui du film. Il y a un sentiment étrange quand on découvre les images du film et leur splendeur visuelle, un questionnement quant à l'esthétique si particulière de l'oeuvre, dont on se dit qu'elle est incompatible avec un tel sujet. Mais, comme dit plus haut, la forme plastique de Valse avec Bachir ne fait que s'accorder à son fond, puisque ce sentiment de ne pas voir du réel n'est qu'un écho à l'état d'esprit de Folman, qui lui non plus ne peut voir ce qu'il s'est vraiment passé quelques années auparavant. Il faudra une longue quête personnelle, à la fois ouverte et fermée, portée vers les autres et introspective, pour parvenir à accepter la réalité des faits, retrouver la mémoire et faire retrouver aux images un aspect plus réaliste. La fin apparaît alors comme la consécration, la catharsis après la souffrance provoquée par l'oubli et la lutte pour la vérité. L'animation apparaît donc comme une espèce de trou noir, l'arbre qui cache la forêt aux douleurs qu'il faut néanmoins retrouver pour - grâce au passé - pouvoir repartir de l'avant.
Une des forces du film, c'est, en partant d'un point de vue individuel, d'arriver à dresser un portrait général de soldats. On pourrait penser Folman égocentrique, mais le paradoxe se situe dans le fait que le film parle beaucoup de lui à partir du témoignage des autres. Valse apparaît alors comme une sorte de mea culpa collectif, l'aveu que la guerre n'aura servi à rien. Et le film n'assène jamais trop fort ce message, il passe par des voies bien plus subtiles comme le simple fait d'accorder une parole directe à d'anciens appelés. Il émane de plus une certaine sagesse du film, un sentiment calme qui semble né d'une volonté de laisser la violence et la fureur loin du présent, à un temps que plus jamais il ne faudra revivre. La grandiose musique originale du film va d'ailleurs dans ce sens, distillant une sérénité qui participe du mouvement pacifique de l'oeuvre. Malgré sa courte durée, on peut néanmoins reprocher au film de parfois s'étirer un peu en longueurs, de ne pas se renouveler suffisament sur la fin. Mais c'est très peu au regard des nombreuses qualités du film et de sa nécessaire et admirable volonté de paix, dont la finesse avec laquelle elle est proposée est aussi louable que le message en lui-même.
8/10
Toi qui viens de le voir tu peux me rappeler ce que c'était que l'expérience sur la mémoire dont ils parlent dans le film ?
Y a un certain nombre de personnes à qui on montre des photos de leur enfance. Sauf qu'une photo est un montage de chacune d'entre elles dans un parc d'attractions, endroit où elles ne sont jamais allées. 80% des gens disent qu'il s'agit bien d'un moment qu'ils ont vécu, les autres sont renvoyés chez eux. Mais ils reviennent quelques jours plus tard en disant que oui, c'est bien un souvenir personnel.