"Dans "L'éventreur de New-York" de Fulci le tueur découpe les yeux d'une victime avec une lame de rasoir "
Et le tueur a une voix de canard aussi !
Faut un peu de recul je pense pour bien digérer et "apprécier" l'expérience cinématographique que nous a proposer son auteur... mais c'est un peu comme le lait... tu ne peux le digérer qu'une fois avalé... mais il y en aura toujours quelques uns qui y seront intolérant quoi qu'ils fassent et qui le rendront en disant que c'est de la merde !!! ![]()
J'aime beaucoup Oudouard, qui dit pas mal de choses sensées et dont je partage à priori souvent l'opinion. C'est dit. ![]()
Ce film est d'un ridicule sans nom. Pourtant adepte de films gores je suis sorti de la salle extrêmement déçu. C'est mal joué et le scénario est bidon. La seule scène potable est le massacre de la famille que j'ai trouvé vraiment bien foutu. A part ça, pas grand chose a se mettre sous la dent car tout ou presque est tiré par les cheveux. A part A l'intérieur, aucun film gore français n'a réussi a me convaincre et je crois que ce n'est pas près de se reproduire.
Je suis rassuré... les détracteurs commencent à être nombreux!
J'ai pas vu le film, et je ne me prononcerais pas donc.
Mais j'ai un ami qui l'a vu et qui m'a dit que le film était clairement destiné aux "cinéphiles adultes", à ceux qui ont grandi avec le cinéma de Dario Argento.
Quand je vois les détracteurs qui comparent le film à Saw et Hostel (les 2 seuls trucs récents qu'ils connaissent et qui prouvent leur culture zéro en la matière)... J'ai du mal à les prendre au sérieux.
Ben les "cinéphiles adultes" devraient alors faire preuve d'une certaine maturité et arrêter de ne prendre en compte que les critiques débiles qui le compare à Saw et Hostel.
C'est vraiment un argument d'une facilité affligeante!
Je pense qu'il y a suffisamment de critiques négatives assez constructives ds ce topic.
Dire que c'est mal joué Okay_so... alors là je ne suis pas mais alors pas du tout d'accord avec toi ou alors on a pas vu le même film !!! Tu t'es peut être arrêté sur le jeu de la femme gourou dont le maquillage et l'habillage boudhiste contrastait avec le déchainement de violence que l'on subit durant le film ? ![]()
C'est pas parce qu'un réalisateur va chercher son influence graphique dans les année 60/70 que son film est adulte ou destiné à un public adulte en fait. Il y a toujours un monde entre les intentions d'un réalisateur sur son film et la manière dont le film va être perçu par le public.
Saw, à la base, sa principale influence c'était les giallo (revoir les interview de James Wan) et pourtant les "cinéphiles adultes" ne sont pas allés sacrifier un mouton à la gloire du film loin s'en faut, c'est plutôt les ados de l'époque qui ont porté le film au nu.
Dans le cas de MARTYR je suis d'accord pour dire que dans sa forme, il n'y a pas lieu de le comparer à HOSTEL et SAW, mais malgré les intentions de Laugier, il n'y a pas lieu de le comparer à Argento non plus. La seule influence qui m'a paru évidente à la vision du film c'est la nouvelle vague de film d'horreur espagnol initiée par Balagueró.
"Je pense qu'il y a suffisamment de critiques négatives assez constructives ds ce topic"
=> J'en ai pas vu. C'est pas que j'ai envie de défendre le film, mais les critiques positives me semble un poil plus pertinente.
"C'est pas parce qu'un réalisateur va chercher son influence graphique dans les année 60/70 que son film est adulte ou destiné à un public adulte en fait. Il y a toujours un monde entre les intentions d'un réalisateur sur son film et la manière dont le film va être perçu par le public."
=> Apparemment elle n'est pas que graphique et le parallèle avec Argento et Zulawski (Possession, l'influence revendiqué par Laugier) dans la représentation de la violence a été soulevé par de nombreux critiques presse. Il me démange de le voir et de dire mon avis.
Mais je parlais surtout des ados sur ce forum qui arrivent et qui disent "oui le ciné de genre est mort, on a déjà Saw et Hostel blabla".
Quand tu lis ça je ne crois pas que l'auteur de ces lignes ait réellement compris ce qu'il a vu, du fait qu'il le compare aux seuls trucs récent qu'il connait: c'est bien la première connerie à faire.
"le parallèle avec Argento et Zulawski a été soulevé par de nombreux critiques presse."
ça j'en doute pas une seconde puisque ces deux noms sont constamment cités dans les interviews de Laugier et que ces deux influences sont à coup sûr revendiquées dans le dossier de presse du film et dans la note d'intention.
Loin de moi l'idée que les journalistes ciné sont des feignants qui se contentent de répéter ce qu'on leur a dit pour donner de l'épaisseur à leur texte, mais souvent revoir les même noms dans une critique puis dans l'interview qui suit, je me dis mouais....
(enfin bref, Zulawski je suis pas un spécialiste loin de là mais pour Argento faudra me dire où est le rapport, si quelques a un lien qui explicite bien en quoi on peut rapprocher Martyr d'un Argento je suis preneur)
Pour tetsuo, une critique négative très simple:
Le dernier acte fait basculer le film du domaine du crédible à celui du grotesque.
La réflexion qui est sensé découler du film est essentiellement masquée par un déluge de violence.
Violence filmée de manière malsaine et voyeuriste.
Le climax est affligeant.
Pour un film de genre fait par un mec qui n'aime pas les films à message et préfère ceux qui raconte une histoire, le film est l'exact opposé, à savoir un monument de prétentieux auteurisante noyé sous un déluge de violence répugnante.
C'est mon avis, je ne prétend pas détenir la sainte parole, tu te feras ton opinion en le voyant, mais maintenant on va arrêter de parler des ignards qui le compare à Saw et Hostel, merci!
" La réflexion qui est sensé découler du film est essentiellement masquée par un déluge de violence.
Violence filmée de manière malsaine et voyeuriste. "...
je me suis arrêté en lisant ça... JE SUIS ABSOLUMENT PAS D'ACCORD !!
Pour une fois que la violence visuelle qui nous est montrée à l'écran porte le ou les messages du film... qui parle entre autre de souffrance, douleur, solitude entre les êtres...
C'est sur on pourrait parler de, évoquer tout cela sans en faire un film "gore"... c'est peut être cela qui gêne au final ?
Quel est le ou les messages du film?
J'ai comme l'impression que la critique à quelques atomes crochus avec l'aveuglement... ou l'illetrisme... ![]()
J'ai du mal devant ceux qui comparent Saw à Hostel, le premier est gratuit, le second ne l'est pas du tout. Enfin, surtout le 2e opus, où la violence est tout sauf gratuite et plutôt réflexive.
Enfin bref, sinon, dragon_ryu666, pour le film dont tu m'as donné le lien "Mutants", ça a l'air très mauvais. Je ne sais pas si tu as remarqué cette tentation, dans le cinéma horrifique actuel, de trouver des titres définitifs ...
"Martyrs" ...
"Mutants" ...
"Morsure" ... (le film précédent du réalisateur de Mutants)
Et ainsi de suite. C'est vraiment ridicule.
Et pour celui qui me demande pourquoi je ne vais pas le voir.
Je suis abonné UGC, ma carte me donne aussi le droit d'aller dans les cinémas indépendants, les "Caméo" (j'habite à Nancy). Bref avec cette carte je vois 95% des films.
Malheureusement tous les films de genre ne passent qu'au Kinépolis, cinéma construit il y a deux ans et qui fait beaucoup de mal au cinéma en centre-ville. Donc d'une part je n'ai pas envie de claquer de l'argent pour un film qui risque de me décevoir et d'autre part je n'ai pas envie de cautionner un cinéma qui m'écœure.
Et puis c'est aussi une question de motivation, entre les rééditions de "L'ile nue" ou d' "Hiroshima mon amour" au Caméo (entre autres ...) et "Martyrs", vous devinerez ce que je choisis en premier.
Je louerai "Martyrs" quand il sortira en dvd.
Répond à ma question au lieu de me prendre de haut.
Mais cela semble être monnaie courante chez les défenseurs de ce film.
"Pour une fois que la violence visuelle qui nous est montrée à l'écran porte le ou les messages du film... qui parle entre autre de souffrance, douleur, solitude entre les êtres... "
ah ça parle de douleur, ok! Et donc le constat c quoi, avoir mal ça fait mal, être seul, c'est dur!
Tu vois si encore le lien entre anna et lucie était vraiment explicite et qu'ensuite il avait insisté sur le manque flagrant et le vide que ressentait Anna après la mort de Lucie, je pense que ça aurait été plus clair. Sauf qu'integrer ça vaguement dans une scène de torture, je trouve ça juste scénaristiquement un mauvais choix.
Les enjeux ne sont pas clairement définis, pour moi, y'avait une incomprhéension à la fin à cause d'un scénario qui préfère s'interesser à la violence plutôt qu'au rapport entre les personnages.
Bon maintenant cholapin si je suis trop con pour toi, te fais pas chier à me répondre!
Cholapin_360
Moi j'ai trouvé ça mal joué c'est tout. Les premiers comme les seconds rôles sont mauvais et les personnages vides. La palme a
la mère supposée être morte et qui se reveille en simulant la douleur de façon risible. ![]()
En relisant ma dernière réponse... je m'aperçois qu'elle était un peu trop acerbe côté humour même pondérée par un smiley...
J'ai l'impression de parler politique dans ce débat des pour et des contres de ce film qui ne mènent qu'à un affrontement d'opinions stériles...
" Les enjeux ne sont pas clairement définis, pour moi, y'avait une incomprhéension à la fin à cause d'un scénario qui préfère s'interesser à la violence plutôt qu'au rapport entre les personnages. " ![]()
C'est justement le côté ouvert de ce film qui pour ma part m'a aussi plu notamment sa fin...
Qui y a t'il au-delà du seuil de la mort ? Peut être pas ce que la gourou attendait ? Un monde où la souffrance est encore plus présente ? Un non monde... c'est à dire rien... ? Le Martyr supposé être un témoin, un spectateur, de ce territoire n'est peut être qu'en béatitude de sa propre folie qui le protège d'une certaine façon de la propre folie du monde qui l'entoure ?...
C'est sans doute un film qui parle ,de manière exacerbée, de la violence entourant les gens au quotidien (dans le film "frappant" une enfant, puis une jeune adulte face à cette violence pouvant être en lien à ce que la "société" renvoye de plus ignoble) et l'impuissance pour résister à celle-ci où le seul refuge est au plus profond de soi... où la seule façon d'y faire face est la "folie" elle-même façonnée, nourrit de cette même violence et autres expériences traumatiques...
Pour moi ce film est au final plus un drame qu'un film d'horreur dit "Gore"...
Pour ceux qui ont vu le film, le gore est il réellement utile pour porter le message du film ? Je parle du gore proprement dit, des tripes et du sang, pas de la torture en elle-même.
Je dis ça parce que le gore pour le gore m'énerve de plus en plus. Le meilleur gore que je connaisse reste celui du "Jour des morts-vivants" de Romero où le gore pue la mort, la fin du monde, la décrépitude. En voyant le film j'avais vraiment l'impression de voir du gore politique, du gore enfin à sa place, incritiquable.