"Toi tu as dû oublier Haute Tension, Maléfique, A l'Intérieur et quelques autres."
J'avoue, c'était aussi pour la petite pointe de provoc.
Les exceptions se font rares, je retiens juste haute tension auquel je collerais maximum 7/10 et puis A l'intérieur qui, sans être génial, a au moins le mérite de ne pas peter plus haut que son cul.
C'était un vrai bon petit film d'horreur, décomplexé, qui s'assumait tellement dans son genre de prédilection et dans sa volonté d'aller au bout du machin qu'on y retrouvait des petits délires extrêmes comme arriver a mettre un pseudo-zombie en fin de film. C'était fun, gore, dérangeant, mais aussi extremement simple et efficace.
Mais Martyrs, non la ça ne me procure plus rien.
Et je maintiens, c'est un film prétentieux.
Il me donne l'impression d'un realisateur qui n'assume absolument pas le fait de rentrer pleinement dans le cinéma de genre.
Je pense que j'ai + de respect pour un Frontieres (qui etait, soyons francs, nul a chier) qui se colle lui même une grosse étiquette sur le front.
Martyrs c'est quoi? c'est une histoire, une très mauvaise histoire qui va servir de vulgaire prétexte a en faire des tonnes.
Ca me fait directement penser a un film qui alignent les incohérences pendant 1H30 pour te balancer dans les 3 dernières minutes que c'était un rêve, que c'est normal que ça n'aie aucun sens et qu'on avait juste envie de faire n'importe quoi mais en le justifiant grossièrement.
Je n'arrive même pas a saisir le but d'un tel film...
Divertir? c'est raté, je m'ennuie, le temps est long...
Effrayer et choquer? Peut être suis-je trop conditionné mais ça ne m'aura rien procuré, j'étais très loin du malaise procuré par un Calvaire ou au pif un irreversible.
Faire cogiter sur un récit pseudo metaphysique? non, tant il parait malhonnête et servant juste de prétexte...
Il ne reste donc pas grand chose pour moi, quelques parties bien mises en scène certe, sorte de branlette servant a prouver qu'on sait bien filmer une violence très crue mais dont on ne retire strictement rien.
Ya de quoi avoir peur pour l'avenir du cinema d'horreur en France, ils se cassent tous aux states et on se retrouve avec ce genre d'énergumène qui pense que la solution, c'est de repousser les limites alors qu'on semble encore incapable de faire quelque chose de simple et efficace.
Reste la horde en fait, Dahan a assez répeté dans ses critiques que ce qui comptait c'était la générosité et la passion pour qu'il arrive a inclure ça dans son propre film.