J'ai vu The Mist.
Début du
Alors là, je dirais qu'on a affaire à un putain de huis clos angoissant et viscéral doublé d'un drame familial.
Puis c'est quand même l'un des meilleurs films fantastiques depuis Sunshine qui tacle à merveille l'extrémisme religieux, bon, c'est sur que pour un thème vu et revu comme l'intégrisme religieux c'est comme enfoncer des portes ouvertes (un peu comme pour The Host avec l'écologie) mais reste que Darabont maitrise son sujet.
Puisqu'on est lancé sur les monstres, Carmody la prêcheuse... surement le monstre le plus détestable du film et c'est là que Darabont a réussit son coup ; il te sort un personnage que toi spectateur ne supporte pas, au point de ressentir un petit frisson quand elle se fait flinguer. Et c'est là que c'est dérangeant.
En ce qui concerne la nouvelle de King, je ne l'ai pas lue mais j'crois bien que la fin remaniée du film m'a marqué. Le dernier film que j'ai vu à finir sur une note aussi négative, c'est Requiem for a Dream, c'est dire l'ampleur du truc. C'est une putain de fin désespérante, j'en suis encore retourné.
J'ai encore en tête cette vision dantesque du mastodonte - véritable créature Lovecraftienne - dans la brume avec cette musique, the host of seraphim qui me trotte dans la tête.
Sur l'échelle Mad Movienne, chez moi ça donne 5/6. Et Dieu sait sait que ça risque de se bonifier au prochain revisionnage.
Fin du
Merci aux distributeurs français qui n'ont pas eu les couilles de faire mieux que 40 salles...