J'ai vu ce doc en bonus de El topo que je me suis enfin décidé à regarder.
J'ai revu la nuit des morts-vivants pour l'occasion. car je l'avais vu y'a une 30aine d'année . Ce qui fait que j'avais vu tous les films dont parle ce doc, c'est mieux je pense car ça spoîl pas mal. Enfin en étant averti qu'on va voir des films dérangeants.
Pour El Topo, je ne savais pas le succès qu'il avait eu. Aujourd'hui encore c'est vraiment une expérience à part. Je l'ai trouvé vraiment excellent dans la bizarrerie et des plans très beaux, même si du même je préfère "La montagne sacrée", tout aussi perché mais plus beau. Jorodowski est peu connu du grand public, qu'on aime ou pas, il a son importance dans l'histoire du ciné. A voir aussi le doc réjouissant sur son projet inabouti de Dune.
La nuit des morts-vivants est comme dans mon souvenir, le charme du petit budget et des plans vraiment bien foutus pour faire flipper, notamment au début avec l'apparition du 1er UD.
Il a traumatisé pas mal de monde à sa sortie car le public n'était pas habitué au gore. Aujourd'hui il ne fait pas vraiment peur, mais est très appréciable en tant que précurseur, et aussi pour le coté huit-clos avec les aspects psychologiques, societaux etc.. Romero continuera dans cette voie, comme il le dit lui même, à mettre un sous-texte dans ses films d'horreurs. Comme dans "The crazies", un de ses meilleurs pour moi.
Pink Flamingos je l'ai vu il y a quelques années, et par la suite tout les films de la 1ère période de John waters. Ils ont tous ce paradoxe de montrer des choses vraiment trash et dégueulasses tout en ayant des personnages attachants (si!si!) par exemple Divine dans "Female trouble".
Il y a une certaine sincérité dans ces films, ce qui est corroboré par ce qu'il dit du tournage (épique et difficile mais plein d'enthousiasme) et de son intention. Le succès de ce film, insoutenable pour beaucoup, est assez incroyable. Un film comme ça pourait-il rester un an à l'affiche aujourd'hui??!!
On voit qu'on n'est plus à la même époque où la rentabilité ne laisse plus la place à ce genre de phénomène. Après, aujourd'hui on peut quasiment tout voir via internet par exemple, alors qu'à l'époque il fallait vivre à New York (ou LA) et aller voir le film à minuit...
"The harder they come" je n'en ai pas un grand souvenir. Je l'ai vu aussi il y a plus de 20 ans, il est par certains côté assez nanardesque de mémoire, les scènes d'action assez bidons etc... C'est juste que ça a lancé la mode du reggae et la carriere internationale de B. Marley, ce que je ne savais pas. Mais ce n'est pas un choc comme les autres films.
The Rocky HPS, je l'ai vu aussi il y a longtemps, mais pas au cinéma, alors je n'ai pas vraiment connu la vraie expérience. Je ne suis pas un grand fan, j'ai bien aimé le côté provocateur, mais alors moi, les comédies musicales, ça ne passe vraiment pas. Par contre, suivre comment le film est devenu spectacle sur l'écran et dans les salles est très joussif. Cette partie du doc est top.
Enfin, Eraserhead je l'ai vu il y a longtemps aussi, mais plusieurs fois, alors je le connais pas mal. C'est avec pas mal de nostalgie que j'ai revu ces images plombantes et surréalistes.
Les coulisses du tournage sont aussi très intéressantes. Avec le recul ce n'est pas ce que Lynch à fait de plus abscons finalement.
Le documentaire parle des films un par un et d'anecdotes sympa, et finit sur un propos un peu hasardeux, que le cinéma américain a été influencé par ces films, citant Les dents de la mer et American pie. Bof, ces deux exemples sont quand même loin des outrances des films dont on parle.
Que tout l'humour et la manière de filmer aux US par la suite soit redevable aux midnight movies c'est un peu réducteur. C'est oublier les autres influences d'un cinéma des années 60/70 d'autres pays tout aussi outrancier. En Italie et au Japon particulièrement. En remontant encore plus loin, pas d'Eraserhead sans le Chien Andalou.
Enfin, un doc à voir pour les cinéphiles et amateurs de cinéma bis.