Hello tout le monde, je cherche en effet une vidéo (réelle ou reconstitution) de cette histoire magnifique, mais elle n´est pas su youtube ni sur Dailymotion... Alors je cherche, en vain. Je voudrais savoir si l´un d´entre vous aurez un lien où je pourrais le voir ou le DL.
Voici pour ceux qui connaissent pas
Un soir, il lui avait écrit : « Sans toi, je ne parviens pas à trouver le sommeil. » Elle lui avait répondu : « Rien ne pourra jamais nous séparer. Sinon une balle. » Maintenant, ils marchent, serrés l’un contre l’autre, vers la première casemate serbe, de l’autre côté de la rivière Miljacka qui coupe la ville en deux. Derrière eux, ils laissent Sarajevo la bosniaque, Sarajevo l’assiégée. Lui porte une grosse valise à la main ; elle, un sac sur le dos. Ils marchent. Pour arriver jusqu’ici, ils n’ont pas franchi la frontière métallique du pont de Vrbana. Ils l’ont contourné, en suivant le labyrinthe des tranchées de la guerre. D’abord, des moignons d’immeubles noircis, aux vitres et aux portes éclatées, où se terrent encore quelques humains blêmes comme des fantômes. Puis un chemin empierré entre deux murs crevés, des escaliers, une cave à demi inondée et un bout de jardin abandonné. Là commence le no man’s land : une rue à découvert le long de la berge, quelques centaines de mètres d’asphalte noir, vide jusqu’au vertige, profond comme un abîme. Maintenant, ils sont nus et ils le savent. Dans la lumière pâle d’un soleil de printemps, sous le regard vitreux des lunettes des snipers, ils s’avancent. Et rien ne se passe. Le ciel sans oiseaux reste silencieux et la Miljacka en crue coule à gros bouillons. Le sol couvert de douilles et d’éclats de verre crisse sous leurs chaussures. Ils arrivent à la hauteur des arceaux du pont de Vbrana. Encore 20 mètres à parcourir, et de l’autre côté des sacs de sable s’ouvre le chemin vers Belgrade et l’étranger, l’université de Prague, une petite maison à trouver et de grands boulevards où les amants peuvent flâner. Aujourd’hui encore, on ne sait pas d’où est partie la rafale. Lui, Bosko le Serbe, est tombé le premier, le bras étrangement désarticulé, la poitrine trouée, tué sur le coup. Elle, Admirala Musulmane bosniaque,s’est effondrée, mortellement blessée. D’une main, elle a remonté le col de son manteau, comme pour se protéger des balles. On l’a entendue appeler. Puis elle a rampé vers Bosko, s’est serrée contre son corps, l’a enlacé. Et elle n’a plus bougé.Ils avaient 25 ans.
Qu´en pensez-vous ?
Voilà, je continue mes recherches
Merci d´avance et @+
Edilyon...