C'est quand même fichtrement bien !
Die Hard 3, où comment faire un film d'action qui résonne encore près de 25 ans plus tard comme l'une des références dans le domaine du grand spectacle tant sa maîtrise est éloquente ?
Après avoir réalisé l'efficace premier Die Hard en 88, ce dernier ayant laissé sa place pour le sympathique second épisode à Renny Harlin, John McTiernan revient aux commandes pour le 3ème volet de la saga. Son envie est de signer un film extrêmement ambitieux, ambition aperçue dès l'introduction, avec une explosion des plus impressionnantes pour donner le ton aux spectateurs.
Car oui, ce long-métrage, c'est un peu celui de la démesure : cascades impressionnantes, acteurs convaincants, mise en scène soignée et remplie d'idées, qualité musicale indéniable, rebondissements des plus malins et rythme de l'ensemble totalement maîtrisé. C'est simple, rien n'est laissé au hasard. L'action, l'humour, le scénario, les dialogues, tout est là pour nous donner une oeuvre cohérente et qualitativement de très haut niveau.
L'un des gros atouts du film de McTiernan, avec notamment ses nombreuses fulgurances/idées avec la caméra, c'est indéniablement le duo improbable, et pourtant au combien génial, entre Bruce Willis et Samuel L.Jackson. Les répliques sont parfois drôles, souvent justes, et osent à certaines reprises dépasser le politiquement correct avec brio. Sans oublier, la prestation de Jeremy Irons, parfait dans son rôle du méchant sarcastique et imprévisible.
Ajouter à cela, des scènes d'une audace impressionnante, comme la course contre la montre en taxi, le déraillement du métro, ou encore, John McClane dans un tunnel essayant de fuir un mur d'eau, scène d'autant plus efficace grâce à son excellente utilisation de la musique permettant de faire ressortir la dangerosité de la situation.
Pour résumer ; c'est l'apothéose de la saga, le film le plus ambitieux de cette dernière et certainement l'un des plus divertissants en son genre dans le sens le plus noble du terme : un chef-d'oeuvre !