J'ai revu le film.
Et bien malgré le charisme d'endive de Steven Strait (il n'en a pas gagné depuis, pas même dans The Expanse, où il n'est heureusement pas le seul acteur principal), les transitions trèèèès abruptes entre les différents environnements façon jeux-vidéo, les nuits américaines un peu dégueulasses, certaines répliques un tantinet ridicules ou manquant de subtilité, et le manque de développement de certains éléments (je pense aux Atlantes et au "Dieu"), on peut se laisser emporter par le souffle épique (quoiqu'on dise du bonhomme, Emmerich sait manier une caméra. On peut pas en dire autant de certains réalisateurs de blockbusters modernes), le charisme et les gueules de certains acteurs secondaires, les soupçons de développement d'univers (le fait que chaque tribu ait sa propre esthétique; l'espèce de Noir Parler des Atlantes...) et la musique du film tant qu'on le prend pour ce qu'il est: Un conte (narré par Omar Sharif, notre égyptien national) ou une histoire d'héroïc-fantasy (il en a d'ailleurs la structure classique), une espèce d'adaptation officieuse et grand public de Conan (ou de prequel déguisé de Stargate dirons-certains), une version live-action de ces dessins-animés des années 80 mélant préhistoire et fantasy, ou Primal de Tartakovsky avant l'heure (en beaucoup plus imparfait bien sûr), et non une suite spirituelle de La Guerre du Feu et surtout pas une œuvre prétendant avoir un fond de vraisemblance historique. Oui, le film a des anachronismes/prises de liberté grosses comme un Mammouth mais quand on connaît Emmerich, attendre un quelconque réalisme de sa part serait vain et la première bande-annonce avait clairement annoncé la couleur (de là, c'était soit on adhère au délire, soit on adhère pas).
Je suis conscient que le film est loin d'être parfait et peut comprendre qu'on puisse le détester mais je l'ai revu avec plaisir et l'aime quand même, ne serait-ce qu'en tant que plaisir coupable.