Avant de rentrer dans le vif du sujet, je voulais préciser que le parallèle que j'avais fait avec 2046 ne concernait que l'ambiance du film que j'avais cru percevoir à travers les musiques de Desplat (elles ont ce meme coté nostalgique, assez aérien et objectif).
Malheureusement, elles sont si peu utilisées que l'ambiance du film est toute autre et prone le cru et le non dit.
Ang Lee promène son héroine sans pour autant lui donner le coté humain que nécessiterait la trahison : elle ne se livre que dans une scène (monologue magnifique cela dit).
Par ailleurs, mais ca reste subjectif comme toute critique, je n'aime pas vraiment la lenteur du film (et pourtant je suis inconditionnel de 2046
) : en repensant au film, on se demande ce qu'il y avait dans ces 2 heures et demie.
Par contre, je crois ne pas etre le seul a avoir aimé le cru de la scène de meurtre : leur inexpérience saute aux yeux et on en ressort estomaqué.
Et que dire de la partition de Desplat. Magnifique... quand elle est présente on se sent en paix, quand elle n'est pas là on est en manque. L'abileté d'Ang Lee a justement été de ne pas la rendre trop présente pour véritablement incrustrer le spectateur dans la réalité du monde pas onirique du tout.
Et les meilleures secondes du film : le travelling vertical de la carrière, qui à lui seul renforce le drame de la situation.
Pour résumer, on a là un film prenant, qui laisse un gout amer. Quelques bonnes idées ponctuent le discours mais il manque un smeblant d'ame, peut-etre à l'héroine, pour apporter le plus qui ferait de ce film un bon film.
