J'ai un peu de mal à comprendre la notoriété de ce film.
La musique ne m'avait pas tellement marqué mais j'avais eu l'impression que tout était très artificiel, pas très beau comme chez Tarantino, où tout est correct mais vu en plus beau ailleurs...
Suffit de remplacer la recherche de pétrole par la ruée vers l'or ou la volonté de faire des oléoducs par celle de construire des chemins de fer... et le plus décevant c'est sans doute encore l'incendie du puits de pétrole, quand on a vu le documentaire de Herzog sur le Koweit (ou mad max pour la fiction et sans doute faute de réfléchir plus longtemps)... pourquoi tout ce cirque...
Bah, faut déjà commencer par regarder le film dans le bon sens, c’est pas un film sur le pétrole mais sur ceux qui le convoitent (et ce qu’il représente à leurs yeux).
Après, sur l’aspect artificiel du film, il n’est question que de ta sensibilité. Pour ma part, j’ai trouvé le film viscéral.
Le 26 février 2021 à 14:18:00 TonySrSoprano a écrit :
Bah, faut déjà commencer par regarder le film dans le bon sens, c’est pas un film sur le pétrole mais sur ceux qui le convoitent (et ce qu’il représente à leurs yeux).
Après, sur l’aspect artificiel du film, il n’est question que de ta sensibilité. Pour ma part, j’ai trouvé le film viscéral.
Pour le premier point j'avais bien remarqué, merci, c'est pour ça que j'vais parlé de "recherche" / de "volonté" de...
Pour le second, nous sommes d'accord ![]()
Le 24 février 2021 à 23:36:27 Kwothey a écrit :
comment vous pinaillez sut there will be blood et la musique de Johnny Greenwood le guitariste de radiohead.
vous avez pas de gout en fait, toute votre éducation est à refaire.
Et puis cette rage qui suinte chez le personnage de day-Lewis.
Masterclass.
le problème c'est que, pour moi, les musiques ne concordent pas aux images, les deux ne s'associent pas bien ... D'ailleurs ça ne m'a pas trop étonné d'apprendre que le compositeur de There Will Be Blood n'était pas un habitué des musiques de films
Et puis, pour le fan du Kubrick que je suis, la similitude entre la musique de la première scène de There Will Be Blood et cette musique utilisée dans Shining, ça passe pas. Surtout que les deux films parlent d'un homme qui devient fou, donc ça m'étonnerait que ce soit juste une question de hasard qu'il y ait eu recyclage :
Musique Shining https://youtu.be/5MEwiO563rY?t=213
Première scène de There Will Be Blood : https://youtu.be/PNfLqsPPIIc?t=10
Kubrick c'est surcôté. Pas de la merde mais ça y ressemble.
Vous avez quoi avec lui sérieux ?
Barry lyndon, docteur folamour et quelques autres c'est sympa mais pas de quoi le porter au pinacle des réalisateurs
Full métal jacket c'est pas terrible.
2001 l'odyssée de l'espace Ha c'est beau mais putain c'est chiant.
Orange mécanique sympa mais le regarder 1 fois ça suffit.
Shining j'ai préféré le livre mais le film est sympa nicholson cabotine à fond.
C'était un excellent technicien mais captiver le spectateur c'est autre chose
Je sais très bien que ça va pas plaire ce que je dis mais je m'en branle. Kubrick ça n'a jamais été ma came même si évidemment il a des qualités
Le 27 février 2021 à 04:08:10 lesfeetdesmodo3 a écrit :
Le 24 février 2021 à 23:36:27 Kwothey a écrit :
comment vous pinaillez sut there will be blood et la musique de Johnny Greenwood le guitariste de radiohead.
vous avez pas de gout en fait, toute votre éducation est à refaire.
Et puis cette rage qui suinte chez le personnage de day-Lewis.
Masterclass.le problème c'est que, pour moi, les musiques ne concordent pas aux images, les deux ne s'associent pas bien ... D'ailleurs ça ne m'a pas trop étonné d'apprendre que le compositeur de There Will Be Blood n'était pas un habitué des musiques de films
Et puis, pour le fan du Kubrick que je suis, la similitude entre la musique de la première scène de There Will Be Blood et cette musique utilisée dans Shining, ça passe pas. Surtout que les deux films parlent d'un homme qui devient fou, donc ça m'étonnerait que ce soit juste une question de hasard qu'il y ait eu recyclage :
Musique Shining https://youtu.be/5MEwiO563rY?t=213
Première scène de There Will Be Blood : https://youtu.be/PNfLqsPPIIc?t=10
Mais pourquoi parler de recyclage ? C’est une réf (et pas la seule au cinéma de Kubrick dans ce film). On est loin du plagiat/recyclage que tu évoques.
Et Jonny Greenwood avait composé la BO d’un film « Bodysong », mais qui n’est pas un film traditionnel mais dans le ton d’un Koyaanisqatsi. C’est peut être justement le meilleur compositeur que pouvait choisir PTA pour avoir une discordance dérangeante entre l’image et le son, et par ailleurs, garder une cohérence avec la thématique et rendre indissociable l’image et le son (comme Kubrick au final).
Le 27 février 2021 à 05:11:02 Decapode a écrit :
Full métal jacket c'est pas terrible.
2001 l'odyssée de l'espace Ha c'est beau mais putain c'est chiant.
Orange mécanique sympa mais le regarder 1 fois ça suffit.
Shining j'ai préféré le livre mais le film est sympa nicholson cabotine à fond.C'était un excellent technicien mais captiver le spectateur c'est autre chose

Excellent film, je viens de le découvrir. par contre c'est normal que j'ai compris qu'à la toute fin que le pasteur avait un frère sosie, joué par le même acteur, pendant tous le film je croyais que c'était la même personne
Le 17 juillet 2021 à 01:23:13 :
Excellent film, je viens de le découvrir. par contre c'est normal que j'ai compris qu'à la toute fin que le pasteur avait un frère sosie, joué par le même acteur, pendant tous le film je croyais que c'était la même personne
Il me semble qu'Eli mentionne son frère à son père , mais je ne suis plus totalement certain.
3 ème film de PTA que je découvre après Licorice Pizza et Magnolia
J'ai beaucoup plus apprécié celui-ci notamment parce que le sujet de base m'intéresse plus de même que le contexte historique. Au final c'est plus terre à terre que les 2 films précédemment cités que je trouvais beaucoup trop surréalistes Les personnages de Licorice Pizza sont lunaires et la pluie de grenouilles de Magnolia m'a fait sortir du film tant ça n'a aucun sens avec le reste du film .
Ici les acteurs sont bien évidemment très bons, la réalisation est magnifique vraiment il y a des plans de toute beauté.
Après je ne trouve pas ça parfait non plus surtout d'un point de vue scénario. J'ai trouvé que toute la partie avec le faux frère de Daniel Plainview servait de prétexte pour trouver un péché afin de faire avancer le scénar, le film aurait pu gagner à être plus court, j'ai pas trouvé cette partie vraiment utile Je ne pense que ce soit un film qui restera dans ma mémoire pour longtemps.
En soit j'ai quand même beaucoup aimé mais ce n'est pas ce film qui va me faire considérer PTA comme un génie ![]()
Le 30 janvier 2022 à 14:39:10 :
3 ème film de PTA que je découvre après Licorice Pizza et MagnoliaJ'ai beaucoup plus apprécié celui-ci notamment parce que le sujet de base m'intéresse plus de même que le contexte historique. Au final c'est plus terre à terre que les 2 films précédemment cités que je trouvais beaucoup trop surréalistes Les personnages de Licorice Pizza sont lunaires et la pluie de grenouilles de Magnolia m'a fait sortir du film tant ça n'a aucun sens avec le reste du film .
Ici les acteurs sont bien évidemment très bons, la réalisation est magnifique vraiment il y a des plans de toute beauté.
Après je ne trouve pas ça parfait non plus surtout d'un point de vue scénario. J'ai trouvé que toute la partie avec le faux frère de Daniel Plainview servait de prétexte pour trouver un péché afin de faire avancer le scénar, le film aurait pu gagner à être plus court, j'ai pas trouvé cette partie vraiment utile Je ne pense que ce soit un film qui restera dans ma mémoire pour longtemps.
En soit j'ai quand même beaucoup aimé mais ce n'est pas ce film qui va me faire considérer PTA comme un génie
"L'arc" du faux-frère existe selon moi pour plusieurs raisons :
- créer une sorte de parallèle avec Eli et son propre frère, l'un étant mu par sa foi (en la religion) et l'autre par la perspective d'une vie meilleure, tout comme Daniel est mu par sa foi (en la compétitivité) et son faux-frère par la perspective d'une vie meilleure.
- cristalliser un des effets du capitalisme sous la forme d'un parasite près à tout pour s'en sortir, aussi "humble" l'aspiration s'avère être
- c'est une sorte de perso-fonction destiné à illustrer l'incapacité de Daniel à s'entourer de proches, ou plus sommairement à aimer, être humain. C'est un extraordinaire entrepreneur mais un terrible être humain, en tuant un type qui certes a menti mais ne méritait pas d'être tué pour ça, ou encore en ruinant sa relation déjà toxique avec son fils adoptif, fils adoptif qu'il avait décidé de prendre d'une part par dette mais aussi car il pouvait jouer un rôle affectif dans ses pérégrinations professionnelles si bien qu'à force il le considère plus comme un parasite et un poids que comme un membre de sa famille, entre autres.
Le 30 janvier 2022 à 15:15:48 :
Le 30 janvier 2022 à 14:39:10 :
3 ème film de PTA que je découvre après Licorice Pizza et MagnoliaJ'ai beaucoup plus apprécié celui-ci notamment parce que le sujet de base m'intéresse plus de même que le contexte historique. Au final c'est plus terre à terre que les 2 films précédemment cités que je trouvais beaucoup trop surréalistes Les personnages de Licorice Pizza sont lunaires et la pluie de grenouilles de Magnolia m'a fait sortir du film tant ça n'a aucun sens avec le reste du film .
Ici les acteurs sont bien évidemment très bons, la réalisation est magnifique vraiment il y a des plans de toute beauté.
Après je ne trouve pas ça parfait non plus surtout d'un point de vue scénario. J'ai trouvé que toute la partie avec le faux frère de Daniel Plainview servait de prétexte pour trouver un péché afin de faire avancer le scénar, le film aurait pu gagner à être plus court, j'ai pas trouvé cette partie vraiment utile Je ne pense que ce soit un film qui restera dans ma mémoire pour longtemps.
En soit j'ai quand même beaucoup aimé mais ce n'est pas ce film qui va me faire considérer PTA comme un génie
"L'arc" du faux-frère existe selon moi pour plusieurs raisons :
- créer une sorte de parallèle avec Eli et son propre frère, l'un étant mu par sa foi (en la religion) et l'autre par la perspective d'une vie meilleure, tout comme Daniel est mu par sa foi (en la compétitivité) et son faux-frère par la perspective d'une vie meilleure.
- cristalliser un des effets du capitalisme sous la forme d'un parasite près à tout pour s'en sortir, aussi "humble" l'aspiration s'avère être
- c'est une sorte de perso-fonction destiné à illustrer l'incapacité de Daniel à s'entourer de proches, ou plus sommairement à aimer, être humain. C'est un extraordinaire entrepreneur mais un terrible être humain, en tuant un type qui certes a menti mais ne méritait pas d'être tué pour ça, ou encore en ruinant sa relation déjà toxique avec son fils adoptif, fils adoptif qu'il avait décidé de prendre d'une part par dette mais aussi car il pouvait jouer un rôle affectif dans ses pérégrinations professionnelles si bien qu'à force il le considère plus comme un parasite et un poids que comme un membre de sa famille, entre autres.
Ah oui d'accord, cet acte marque vraiment le point de non retour du personnage en le présentant comme véritablement misanthrope et n'ayant que l'argent pour seule motivation. Je n'avais pas saisi lors du visionnage qu'il avait adopté son fils et je l'ai appris en même temps que le personnage à la fin. Du coup tout cet aspect entrepreneur qui se donne une image familiale pour amadouer les gens est passé à la trappe pour moi. Je comprends mieux l'existence de cet acte alors.
La bonne nouvelle, c'est que tous les films de PTA sont assez différents les uns des autres, donc tu peux persévérer, tu n'es pas à l'abri d'une bonne surprise.
Je te recommande Phantom Thread, perso.
Ce qui fait que certaines musiques sont associées aux émotions joyeuses et d'autres aux émotions tristes vient juste de notre association par notre inconscient avec des standards qu'on a vu depuis petit et où y'a une convention depuis la base de la musique tonale qui a été posée par Bach :
- Tonalité majeure = joie, grandeur, insouciance.
- Tonalité mineure = mélancolie, tristesse, etc.
Ça vaut aussi pour les sons qui peuvent nous paraître plus dissonants, on les associe à des émotions par pure association vis-à-vis de notre bagage culturel. Par exemple, y'a des gammes ou des tonalités en Asie traditionnelle qui renvoient pas du tout au meme sentiment que chez nous.
Ce que je veux dire par là c'est que "la musique ne colle pas aux images" ne veut pas dire grand chose. Et précisément, lorsque c'est une musique inhabituelle pour ce qui peut se passer à l'écran, ou que cette musique traditionnellement ne colle pas aux émotions pour laquelle elle est couramment utilisée, ça peut être pour souligner une impression de décalage, ou alors créer le malaise, ou l'inconfort. Ça peut aussi être un parti pris artistique.
Y'a plein de raisons qui peuvent expliquer ce choix et n'importe quel compositeur de base, même sans expérience, est totalement conscient de tout ça. Ça ne peut être que délibéré de sa part et de celle du réalisateur.
C'était un excellent technicien mais captiver le spectateur c'est autre chose
Ça ne veut rien dire, encore moins avec les arguments bas de plafond que tu cites au dessus. Moi je suis subjugué et davantage captivé par Kubrick que par quiconque, au delà de l'aspect technique (même si c'est indisociable). Mon film préféré est un Kubrick, celui que tu dis "c'est sympa à voir une fois mais c'est tout".
Que tu dises c'est pas ma came c'est une chose tout à fait recevable mais ça sert à rien de dire des absurdités pareilles sous prétexte qu'il te parle moins que d'autres. On fait pas carrière en étant juste un "bon technicien" et on devient pas une référence pour des milliers de cinéastes pendant qu'un mec sur JVC puisse décréter "personne a compris la supercherie à part moi je comprends pas c'est surcoté heureusement que moi je l'ai vu". Ça marche pas comme ça.
(Et d'ailleurs y'a Durendal qui a fait une très bonne vidéo sur Kubrick justement, où il explique la différence entre goût et qualité intrinsèque du réalisateur).
Y'a des grands réalisateurs c'est pas du tout ma came bah je vais pas dire "c'est juste des bons exécutants c'est un peu surcoté" alors que y'a des qualités évidentes, je vais davantage m'attacher à essayer de comprendre ce qui me parle moins chez eux que chez d'autres.
Je dis pas ça méchamment bien entendu je voulais pas t'offenser, mais bon si y'a des choses que personne ne remet en question c'est aussi pour certaines raisons évidentes.
Le 30 janvier 2022 à 17:13:58 :
La bonne nouvelle, c'est que tous les films de PTA sont assez différents les uns des autres, donc tu peux persévérer, tu n'es pas à l'abri d'une bonne surprise.Je te recommande Phantom Thread, perso.
C'est prévu ce soir ![]()
24h après la découverte de ce film, c'est définitivement un film à revoir pour en capter la profondeur du propos.
Le film brille par sa dureté et son côté aride (aucune végétation, aucune femme, un Daniel Plainview terriblement seul et atroce vis-à-vis du monde et des gens qui l'entoure). On a ici un message politique claire : les débuts du capitalisme à dans l'ouest des États-Unis font autant de dégâts que celui du 21ème siècle : entre prédation économique et territoriale, soif infinie de pouvoir et cruel manque d'empathie.
Cet homme qui a fait fortune dans le pétrole est l'incarnation de toute la pourriture qui hante directement ou indirectement les êtres exposés à ce système économique. Cet homme qui fait équipe avec un bébé est un personnage pleins de paradoxes. Il se sert de ce bébé comme gage de confiance et de séduction pour son activité économique. Malgré cela la relation qui le lie avec ce bébé est belle, car on est souvent tiraillé entre ce potentiel amour qu'il lui porte réellement et au contraire cet intérêt porté à l'enfant dans un seul but économique. Lorsque l'accident de l'enfant survient il se sert de sa surdité comme excuse pour le laisser de côté et en revenir à sa soif de pouvoir et d'argent grâce au pétrole, avec un nouveau partenaire qui ne fera pas long feu. La frontière qui lie cet homme aux autre est parfois flou et on en arrive à le plaindre. Il semble être malheureux. J'étais parfois tiraillé entre le sentiment de cet amour profond qu'il porte à ce fils, et le dégoût de son attitude vis à vis de cet enfant. D'ailleurs le malheur de cet homme est très bien exprimé par le corps de Daniel Plainview : tout au long du film on l'observe se recroqueviller sur lui-même et avoir des difficultés à marcher puis même à porter son fils de de son retour auprès de lui. Malgré sa montée en puissance économique et son pouvoir grandissant, son corps ne supporte plus cette existence et le prouve avec cette posture d'homme rongée de l'intérieur.
Le monde du travail dans ces conditions infâmes, traitant du forage de puits de pétrole, est magnifiquement présentée. Ces hommes creusent leur propre tombe pour faire fortune. A tout moment ils peuvent mourrir. La mort fait intégralement partie de cet univers. La mise en scène sublime cet aspect avec des séquence apocalyptique, l'enfer sur terre illustrée par ses flammes qui sortent de la terre.
La dualité entre un prétendu homme de foi et un homme ancré à la réalité est intéressante. Le personnage du prêtre aurait mérité d'être davantage exploité. Ce que veut raconter cette relation et cette dualité entre les 2 personnages mérite plusieurs visionnage car c'est compliqué de tout ingurgiter et d'en sortir avec une compréhension claire étant donné la complexité de ce raport.
Enfin a musique quant à elle ne m'a pas spécialement interpellé sur le coup. Contrairement à Punch Drunk Love dans lequel j'avais trouvé magnifique cette rythmique qui accompagne la vie intérieure du personnage de Barry, dans TWBB je l'ai trouvé secondaire. Un second visionnage me permettra sûrement d'en capter les subtilités, entre l'image et la musique.
Daniel Plainview dit texto dans le film qu'il déteste les gens et c'est encore pire quand ils font le meme métier que lui. ![]()
Pour le reste le prêtre et le prospecteur de pétrole, ils sont tous les 2 possédés par leurs foi et leurs objectifs.