Bien, voilà l'adjectif qu'on pourrait donner à Postal... à un détail près, la phrase dans son ensemble : Ca aurait pu être bien. En effet si le nouveau film de Uwe Boll, (ici en plus scénariste) peut réjouir le spectateur par son coté outrancier pleinement assumé, rejetant aux confins d'une lointaine galaxie, toute les appréciations de décences et de bon gout (à l'heure d'un système hollywoodien trop aseptisé). Il est cependant à constaté que le maître Boll reste égal à lui-même à savoir que malgré quelques bonnes blagues grasses, de mauvais goût, et auto-parodique (La séquence de la Mini-Allemagne en étant l'exemple le plus probant), son film porte hélas les stigmates propres au réalisateur, à savoir séquences inutiles voire parfois incohérente, montage plus qu'approximatif, inconsistance du scénario (même pour une comédie grasse et lourde, un minimum de structure est requis) et un phénoménal manque de rythme (vous regarderez votre montre toutes les 10-15 minutes en priant qu'il se soit écoulé le double) ;les cadrages limites et l'interprétation pouvant dans le cas présent s'inscrire dans la comédie... Bref pour repenser à ce film avec plaisir il ne faut se remémorer que 3 séquences : l'intro (qui laisse présager quelque chose de réussi, mais hélas trompeuse), la séquence de la Mini-Allemagne, et l'image de fin (qui n'a pas vraiment grand chose à foutre là, mais qui est très conne, et donc très bonne), plus quelque miettes plus ou moins réussies...
On pourra dès lors fantasmer sur un possible abandon de Boll pour la réalisation (prions) pour se reconvertir en tant que scénariste de South Park. Et pour la seconde fois Boll a fait quelque chose de regardable, c'est un exploit qui mérite d'être souligner...