voila ma note d´intention pour l´épreuve du bac (j´ai eu 17/20) Je suis passé en candidat libre, étant en série S et n´ayant pas cette option dans ma série
L’idée du film n’est pas partie d’un thème général, d’un élément du programme ou bien d’une commande. Mais a contrario, c’est le film, qui une fois tournée, dégage un thème, une idée. Le thème évoqué ici est l’innocence, ou plutôt la perte de l’innocence. Cette idée est renforcée par plusieurs facteurs. En effet, l’enfant est le symbole d’une pureté, d’un être pur, de plus les bulles ou sphères, renforce l’idée poétique d’une certaine candeur, on se souvient tous enfant, avoir joué avec des bulles de savons. Candeur renforcé la encore par le choix vestimentaire initiale, couleur du pull bleu pastel, puis vient ensuite la couleur blanche du tee shirt, rappel toujours à une certaine pureté, d’un corps, d’un esprit encore vierge de toute prise de conscience. Le lieu et le temps sont aussi important pour renforcer cette idée, une belle journée de printemps dans un parc fleurissant, c’est aussi le temps des amours, et plus encore ici la recherche d’une esthétique avec de longs plans contemplatifs pour contraster avec les dernières minutes du film. D’où le choix de la musique nostalgique, pour encore évoquer l’idée que l’innocence de l’enfance n’est peut être qu’une illusion face à la dure réalité de la vie à venir (la chute du film en est le symbole).
Pour ce qui est à proprement parler de l’histoire, j’ai voulu décrire à travers l’évolution des plans, une certaine fuite aussi de la candeur,de la naïveté de l’enfant, comme si au fur et à mesure de sa course, il laissait derrière lui le bonheur simple des premiers instants. On le voit en effet dans les premières minutes jouer, s’amuser avec ces bulles. Puis le temps passant, il ne cherche plus à s’amuser, s’ensuit alors une course effrénée vers l’origine de ces bulles, la curiosité à remplacer la simple joie innocente et contemplative des débuts. J’ai voulu que ceci se ressente dans la mise en scène. En effet dans les premiers plans l’enfant cours de face, apparaît derrière un arbre, sort d’un buisson, comme une partie de cache-cache pour mieux surprendre les bulles et le spectateur, on le voit encore se reposer sous un arbre admirant les pétales roses et le soleil, signe encore d’une joie sereine. Puis la course se fait plus intense, on ne voit plus l’enfant courir de face, mais de longs plans panoramiques suivent sa course, pour le voir disparaître de dos. L’enfant fuit alors les parcs pour se retrouver dans la ville. S’enchaîne alors un plan en plongée « bancal » (signe d’angoisse, d’inquiétude) dans une ruelle assez sombre ce qui rompt totalement avec les séquences précédentes. Puis l’on voit l’enfant s’enfoncer dans une porte, vers un intérieur sombre, elle rend l’impression d’une grotte, d’un gouffre. Une fois dans la salle de bain on retrouve cette même ambiance angoissante, les plans s’accélèrent pour laisser place rapidement à la chute et renforcer ainsi l’effet de surprise. Le zoom lent sur les couteaux suggère la possibilité d’une mort atroce, puis le plan « Fin » laisse le choix pour le spectateur d’imaginer une autre fin, mais le dernier plan sur le pull abandonné confirme notre hypothèse. Ce qui finit donc d’achever le doute chez le spectateur quand à l’avenir de l’enfant. Ce qui rend le film plus cynique, et lui donne une touche « humour noir » avec le titre du générique de fin qui revient : « Bon Appétit »
je conseille vivement de prendre cette épreuve, mais il faut assurer à l´oral sur les question posé j´ai eu un peu de chance, j´ai bien su me débrouillé (avec qu´est ce qu´est pour voir l´esthetisme au cinéma) j´ai cité le noir et blanc de la liste de schindler qui pouvait porter à confusion tellement les images étaient belle face à la réalité des camp, et puis d´autre trucs ^^