Je viens de lire la critique de Télérama qui met 1/6.
"Entre 7 et 9 ans, James Cameron était une petite fille : il dessinait des chevaux bleus à six pattes, des arbres à nouilles phosphorescents, des Pocahontas à museau. Ses parents, sans le contrarier, lui disaient : « Tu as beaucoup de goût, Jane » (on suppose qu'il se faisait appeler ainsi). Plus tard, entre eux, ils ajoutaient, navrés : « Beaucoup, mais mauvais. » Quelques décennies plus tard, James Cameron a décidé d'exhumer le Polly Pocket en lui. Son calcul est simple : puisque Titanic avait piqué l'argent des fillettes (une grande histoire d'amour) comme des garçonnets (une maquette géante dans une baignoire glacée), rebelote. Pour ces dames, la faune et la flore multi colores, pour ces messieurs, des scènes de baston à rallonge - et tant pis si les deux se marient moyen. Sachant qu'Avatar est censé réinventer le cinéma, il fallait, aussi, lui donner un semblant de fond, un vague sous-texte : au coeur de cette interminable transposition westernienne (Les Cheyennes au fin fond de l'espace), la morale pro-Indiens prendra la forme d'un gros gloubiboulga écolo et d'une exaltation panthéiste crypto-miyazakienne. Les deux sont d'un tel simplisme, d'une telle bêtise qu'on ne craint de vexer aucun croyant (écolo ou panthéiste) en recommandant la fuite ou le fou rire."
Le critique débute avec du sophisme de haut vol, et quand il arrive vers la fin, qu'il se rend compte que sa critique ne tient pas la route et que son mépris vis-à-vis de la production et non du film est tellement flagrant, il en vient à utiliser du langage dit "d'expert", pour donner son crédit à son discours.
Je vous laisse savourer.