Reso excuse moi mais c'est un peu absurde ce que tu dis. D'une part Cameron ne prétend pas livrer un univers d'une cohérence (scientifique) absolue, le film s'inscrit clairement dans la veine des films de science-fiction. Donc je ne vois pas en quoi c'est un défaut.
C'est tout con, mais à ce moment Stalker c'est ridicule aussi parce que ce n'est pas réaliste. Mais à quoi bon le critiquer là dessus puisque les choix sont volontaires ? La démarche de Cameron n'est pas la même que celle d'un Kubrick (qui pour le coup cherchait l'exactitude à tous les niveaux, surtout scientifique).
Star Wars avec ses bruits dans l'espace c'est aussi faux scientifiquement. On peut aller loin comme ça.
CONTRE
Entre 7 et 9 ans, James Cameron était une petite fille : il dessinait des chevaux bleus à six pattes, des arbres à nouilles phosphorescents, des Pocahontas à museau. Ses parents, sans le contrarier, lui disaient : « Tu as beaucoup de goût, Jane » (on suppose qu'il se faisait appeler ainsi). Plus tard, entre eux, ils ajoutaient, navrés : « Beaucoup, mais mauvais. » Quelques décennies plus tard, James Cameron a décidé d'exhumer le Polly Pocket en lui. Son calcul est simple : puisque Titanic avait piqué l'argent des fillettes (une grande histoire d'amour) comme des garçonnets (une maquette géante dans une baignoire glacée), rebelote. Pour ces dames, la faune et la flore multi colores, pour ces messieurs, des scènes de baston à rallonge - et tant pis si les deux se marient moyen. Sachant qu'Avatar est censé réinventer le cinéma, il fallait, aussi, lui donner un semblant de fond, un vague sous-texte : au coeur de cette interminable transposition westernienne (Les Cheyennes au fin fond de l'espace), la morale pro-Indiens prendra la forme d'un gros gloubiboulga écolo et d'une exaltation panthéiste crypto-miyazakienne. Les deux sont d'un tel simplisme, d'une telle bêtise qu'on ne craint de vexer aucun croyant (écolo ou panthéiste) en recommandant la fuite ou le fou rire.
Aurélien Ferenczi
Enorme! ![]()
Qu'est ce que ça peut m'énerver cet argument bidon " c'est pas cohérent c'est pas crédible "
surtout pour un film de science fiction
dans au moins 90% des films y'a des incohérences qui servent à faire avancer le scénario
A première lecture la critique contre de Télérama (du rédacteur de Télérama) est assez ridicule (à nouveau...). Néanmoins j'attends quelques explications bienvenues avant de critiquer, je veux bien croire que je ne comprends pas vraiment sa critique.
Peut-on m'expliquer ce passage :
" Au coeur de cette interminable transposition westernienne (Les Cheyennes au fin fond de l'espace), la morale pro-Indiens prendra la forme d'un gros gloubiboulga écolo et d'une exaltation panthéiste crypto-miyazakienne. "
En français si possible (càd différemment du rédacteur). ![]()
ecolo + miyazaki bin ça veut dire que la nature c'est beau et magnifique etc ![]()
Décomposons rigoureusement sa critique.
Première partie :
" Entre 7 et 9 ans, James Cameron était une petite fille : il dessinait des chevaux bleus à six pattes, des arbres à nouilles phosphorescents, des Pocahontas à museau. Ses parents, sans le contrarier, lui disaient : « Tu as beaucoup de goût, Jane » (on suppose qu'il se faisait appeler ainsi). Plus tard, entre eux, ils ajoutaient, navrés : « Beaucoup, mais mauvais. » Quelques décennies plus tard, James Cameron a décidé d'exhumer le Polly Pocket en lui. Son calcul est simple : puisque Titanic avait piqué l'argent des fillettes (une grande histoire d'amour) comme des garçonnets (une maquette géante dans une baignoire glacée), rebelote. "
Cette partie transpire la mauvaise foi, avant même de lire la suite. On devine déjà que ça va lyncher dans la suite du texte au vu de cette présentation hyper simplifiée et pauvre. Le rédacteur fait ici preuve , à travers sa critique, de la même pauvreté et de même simplisme qu'il critique dans le film.
" Sachant qu'Avatar est censé réinventer le cinéma, il fallait, aussi, lui donner un semblant de fond, un vague sous-texte : au coeur de cette interminable transposition westernienne (Les Cheyennes au fin fond de l'espace), la morale pro-Indiens prendra la forme d'un gros gloubiboulga écolo et d'une exaltation panthéiste crypto-miyazakienne. "
La deuxième partie du texte est un classique du genre : le passage appelé "masturbation intellectuelle", ou autrement dit trip personnel assez pathétique destiné à cracher comme l'on peut sur le film, sans jamais émettre une critique pertinente sur le fond. Le rédacteur se cantonne à assembler des mots de façon assez harmétique, pour donner l'apparence d'une complexité dans sa phrase, mais au bout du compte il ne fait que dire que c'est moche, c'est niais, c'est creux (et tous les synonymes qui vont avec). En somme, c'est tape à l'oeil et superficiel.
" Les deux sont d'un tel simplisme, d'une telle bêtise qu'on ne craint de vexer aucun croyant (écolo ou panthéiste) en recommandant la fuite ou le fou rire. "
Dernière partie aussi classique : on tente de résumer tout le mal que l'on a pu en dire en 2 lignes très denses de mauvaise foi et de ridicule. Ici on préconise la fuite ou le rire, c'est facile, mais pauvre, comme le semble la tête de ce rédacteur.
A noter : aucune allusion à ce qui était censé être l'intérêt du film : l'expérience cinématographique pure. Autrement dit, il est en plus passé à côté des enjeux (volontairement ou pas ? à méditer...). Sa critique est en tout cas assez pitoyable.
Voilà. ![]()
Kubrick n'est pas plus credible hein
y'a rien de coherent ni d'exact scientifiquement dans 2001 avec le monolithe, le trip final, ou encore le foetus geant
encore un film overhypé ![]()
y'a rien de coherent ni d'exact scientifiquement dans 2001 avec le monolithe, le trip final, ou encore le foetus geant
Euh...lol. Ca s'appelle de la science fiction. Et Kubrick est extrêmement rigoureux d'un point de vue scientifique. C'est une certitude, je t'encourage à te renseigner.
Jl'ai vu en 3D et ça rend pas top top ! Donc favorisez la 2D au relief !
Dark qui taille les critiques alors qu'il a pas vu le film
Allez au suivant :
"Tartignole et impressionnant. Voilà résumé en deux mots, parce qu'il faut cultiver le goût du paradoxe, le film le plus cher de l'histoire du cinéma, le plus attendu de l'année, 2 h 41 au compteur, 3D (dans les salles équipées), cow-boys et Indiens, heroic fantasy et lance-missiles, bastons et bons sentiments.
Sortant de la projection d'Avatar, de James Cameron, l'homme du gigantesque Titanic, il faut un petit moment pour reprendre ses esprits et retrouver le monde réel après ce voyage imaginaire, lunettes magiques sur le nez, qui permettent, littéralement, de plonger dans cette histoire où un soldat, Jake Sully, se transforme en Na'vis, un habitant bleu de la planète Pandora, afin de jouer les espions. Permettant ainsi aux militaires de faire place nette et aux industriels d'extraire un minerai rarissime. Mais Jake va tomber amoureux de Neytiri et réciproquement - début des emmerdes pour tout le monde.
[...] Tel que vous ne me voyez pas, je viens d'effacer trois phrases pour écrire celle-ci, et cette hésitation vient du fait que je me demande ce que je peux dire de pertinent sur Avatar (et on évite les remarques désobligeantes, merci). Car, en dehors de ses enjeux industriels, ce film est d'une grande limpidité : James Cameron est un metteur en scène excessivement doué, au discours simple (aimez-vous les uns les autres ; pourquoi pas, après tout ?) ; la technologie est totalement maîtrisée, donnant à certaines séquences, particulièrement stupéfiantes, l'assurance du jamais-jamais-vu, mais l'intrigue est banale ; il n'y a que peu de tension dans les scènes et les personnages sont taillés à la serpe, avec mention pour le colonel, particulièrement caricatural.
Rien d'autre. Je veux bien comprendre, dans un grand élan magnanime en forme de cadeau de Noël, que l'énorme impression visuelle laissée par Avatar puisse effacer tout le reste. Moi, désolé, j'ai besoin d'un peu plus. Et je reste plus ébahi par un Titanic qui me renverse, malgré une fin connue d'avance, que par cet Avatar qui m'impressionne (beaucoup, c'est vrai), mais seulement en surface. En je préfère Sigourney Weaver en vrai, plutôt qu'en bleu."
Ca fait bien longtemps que je lis plus les critiques des journalistes pseudo experts du cinéma. Dès que je vois une métaphore ou des références à tout va j'arrête de lire. Je préfère encore lire les critiques des spectateurs lambda c'est plus objectif
Et pourquoi un spectateur lambda serait plus objectif qu'un critique cinéma professionnel ?
c'est juste un constat. Avant d'aller voir un film je regarde sur allociné les critiques presse et spectateurs, et en général ( pour pas dire presque toujours )mon avis se rapproche plus de la majorité des spectateurs.
Cette partie transpire la mauvaise foi
Critiquer une critique négative d'un film que l'on a pas vu et que l'on attends beaucoup ça s'apparente également à de la mauvaise foi hein.
Sauf que je critique la forme de sa critique.
Y a t-il besoin de voir le film pour voir que sa critique ne traite exclusivement que du fond ?
Non, donc merci. ![]()
"# c'est juste un constat. Avant d'aller voir un film je regarde sur allociné les critiques presse et spectateurs, et en général ( pour pas dire presque toujours )mon avis se rapproche plus de la majorité des spectateurs. "
Quel est le rapport avec l'objectivité d'un critique ?
Gangsta : +1000000 ![]()
Là c'est vous qui faites preuve de la même mauvaise foi. On peut déjà constater de la pertinence ou non d'une critique avant de voir le film, et bien évidemment c'est encore plus légitime une fois l'avoir vu.
Mais si j'arrivais et je disais : "Ce film est naze", vous me rétorqueriez que c'est une mauvaise critique, même sans avoir vu le film, parce qu'elle est superficielle et creuse. C'est une attaque facile.
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Mais si vous y tenez vraiment mes enfants je pourrai vous redire exactement la même chose une fois avoir vu le film. Ca ne changera strictement rien, puisque là je critique ce qui est critiquable pour une personne qui n'a pas vu le film.
La forme de sa critique quoi.
C'est vrai.
Mais bon, t'en fais un peu trop, la critique c'est pas "ce film il é naz". Il y a une vraie argumentation derrière.
Et puis Ferenzci est un bon critique en général.