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USS Charleston trop triste

yan-solo
yan-solo
Niveau 10
22 juin 2006 à 01:52:23

comme telefilms

Remake du ‘On The Beach’ (Le dernier rivage) de Stanley Kramer, avec Gregory Peck, Ava Gardner et Fred Astaire, ce très long téléfilm réalisé par le versatile Russell Mulcahy évoque la bouleversante histoire de la fin du monde au lendemain d’un cataclysme nucléaire déclenché à la suite d’un grave conflit entre les Etats-Unis et la Chine. L’Amérique a été entièrement rayée de la carte et le nuage radioactif a déjà contaminé l’ensemble de l’hémisphère nord. Seuls quelques américains ont réussis à survivre à bord du sous-marin USS Charleston, qui était en plongée au cours de l’explosion nucléaire qui ravagea le monde à tout jamais. Après des mois d’attente sous l’eau, l’équipage regagne enfin la surface alors que le taux de radioactivité semble avoir baissé. Dwight Towers (Armand Assante), le commandant du USS Charleston, ordonne alors de se rendre en Australie où le continent n’a pas encore été touché par le nuage nucléaire. En cours de route, il reçoit un message de l’état-major australien l’informant qu’il doit récupérer sur son chemin un certain professeur Julian Osborne (Bryan Brown) retiré sur une île au large de l’Australie, que le commandant emmène par la force, le scientifique refusant d’obtempérer, croyant aveuglement à l’inexorable fin du monde. A Melbourne, le commandant Towers est invité par le lieutenant Peter Holmes (Grant Bowler) à séjourner chez lui quelques jours, histoire de se remettre de la mort de sa famille qui a périt dans l’explosion nucléaire. Il y fait la connaissance de sa femme Mary (Jacqueline McKenzie) et de sa soeur Moira (Rachel Ward), qui ne voit pas d’un très bon oeil la présence d’un américain sous son toit. Mais Dwight et Moira finissent par tomber amoureux l’un de l’autre. Quelques jours après, le commandant Towers, le lieutenant Holmes et le professeur Osborne assistent à une réunion militaire secrète les informant d’une ultime mission à accomplir. Selon les calculs d’un scientifique, il semblerait qu’il soit encore possible de survivre à la radioactivité dans une partie du Grand Nord. L’ultime mission du USS Charleston consistera donc à emmener le plus de monde à leur bord pour tenter de survivre ensemble à l’holocauste et de faire perdurer l’humanité sur terre. Mais Osborne conteste les calculs du scientifique et pense que toute la planète est définitivement atteinte par la radioactivité. En route pour sa mission, le USS Charleston intercepte un bref message d’espoir envoyé par un PC depuis Anchorette en Alaska et qui dit ‘ne désespérez pas’. Ils reçoivent chaque jour le même message énigmatique les informant que ‘les baleines ont survécus’. Pour le commandant Dwight Towers et son équipage, il ne fait aucun doute: des hommes ont encore survécus à la catastrophe dans le Grand Nord. C’est la dernière chance pour l’humanité. Si la radioactivité a aussi atteint l’Alaska, tout est fini. L’humanité disparaîtra définitivement de la surface de la planète.

Rare sont les films à avoir évoqué avec une telle intensité les méfaits d’une guerre nucléaire à l’échelle mondiale. Le film d’origine réalisé par Stanley Kramer en 1959 évoquait déjà ce sujet en pleine période de la guerre froide. L’australien Russell Mulcahy a décidé de réaliser sa propre version en s’inspirant du script d’origine de John Paxton et du roman de Nevil Shute pour nous livrer ce brillant téléfilm qui s’éloigne des stéréotypes hollywoodiens habituels pour nous offrir un long-métrage poignant, humain et profondément pessimiste, un film sur la bêtise de l’homme, sur la connerie de la guerre. Certes, le casting du film paraît bien moins prestigieux que la version d’origine de 1959, mais le résultat est quand même là. Affirmant sa position clairement anti-militariste, ‘On the Beach’ nous propose une réflexion bouleversante sur les méfaits du nucléaire et sur la dangerosité de ces armes de destruction massive, qui, jusqu’ici, ont servis à maintenir le fameux équilibre de la terreur entre les pays (sauf à Hiroshima et Nagasaki en 1945). Bien après la première version de Stanley Kramer en 1959, le cinéma U.S. s’intéressa de nouveau au sujet de la guerre nucléaire dans le bouleversant ‘Testament’ de Lynne Littman où il était question d’une petite communauté américaine qui mourrait lentement à la suite de radiations nucléaires. Le téléfilm ‘Threads’ de Mick Jackson évoquait aussi le même sujet sur un ton encore plus douloureux et horrifiant, sans oublier le fameux et dérangeant téléfilm ‘The Day After’ de Nicholas Meyer. Certes, le téléfilm de Russell Mulcahy n’apporte pas grand chose de nouveau au sujet, mais à la différence des films précédemment cités qui évoquaient essentiellement les méfaits de la radioactivité sur une petite communauté isolée, ‘On the Beach’ montre les désastres de la guerre nucléaire à l’échelle mondiale. Alors que l’on croit voir dans un premier temps un énième film de sous-marin (dont l’engin est ici clairement emprunté au ‘Hunt for the Red October’ de John McTiernan), le réalisateur nous plonge très vite dans une véritable atmosphère de drame en suivant dans un premier temps une histoire d’amour fragile puis une inexorable descente dans le désespoir absolu et une ambiance de fin du monde poignante, sans aucun effet artificiel ou hollywoodien, la dernière demi heure basculant dans l’horreur et la tragédie qui ne pourra laisser personne indifférent, à moins d’être un monstre! Seule ombre au tableau, le téléfilm est parsemé de quelques invraisemblances techniques concernant les nuages radioactifs, un fait qui n’a rien d’étonnant quand on sait que le roman d’origine date de 1957, et que nos connaissances sur ce sujet n’étaient pas aussi évoluées à l’époque comme elles le sont aujourd’hui, Russell Mulcahy ayant décidé de rester assez fidèle au roman d’origine, qui l’a visiblement très inspiré. Au final, ‘On the Beach’ reste sans aucun l’un des plus beaux films jamais réalisé sur les conséquences catastrophiques d’une guerre nucléaire à l’échelle mondiale, un film très dur, poignant, bouleversant et pessimiste, qui ne laissera personne indifférent!

Moogly25
Moogly25
Niveau 14
22 juin 2006 à 01:57:19

Déja vu plusieurs fois, mais en rentrant je me suis posé devant la deuxième partie, pour le coup du message reçu. Par contre qu´est ce que l´explosion est mal faite dans la scène de la ferrari :(

En tout cas c´est original.

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