Shoei Imamura est décédé aujourd´hui à l´âge de 79 ans, soit un des cinéastes les plus talentueux du cinéma japonais de ces dernières décennies, et du cinéma tout court qui nous quitte.
Il était l´une des principales figures de la "Nouvelle vague" nippone des années 60 (avec Oshima, Teshigahara, ...).
Je me devais de créer ce topic, pour au moins rendre hommage à un des réalisateurs qui m´a le plus marqué, et profiter pour faire connaître son oeuvre à ceux/celles qui ne connaissaient pas encore.
Filmographie :
- 11´09´´01 - 11 Septembre (2002)
- De l´eau tiède sous un pont rouge (2001)
- Dr Akagi (1998)
- L´Anguille (1997)
- Pluie Noire (1989)
- Zegen (1987)
- La Ballade de Narayama (1982)
- Eijanaika (1981)
- La Vengeance est à moi (1979)
- Histoire du Japon d´après-guerre racontée par une hôtesse de bar (1970)
- Profonds Désirs des dieux (1968)
- L´Evaporation de l´Homme (1967)
- Le Pornographe (1966)
- Désir Meurtrier (1964)
- La Femme Insecte (1963)
- Cochons et cuirassés (1961)
- La Rue des Néons (1959)
- Les Enfants du charbonnage (1959)
- Désir Effacé (1958)
- Désir Inassouvi (1958)
purée mais m****
repose en paix
c´est pas lui qui a remporter la palme d´or pour La Ballade de Narayama ![]()
En tout cas il a eu la palme pour l´anguille.
De lui je n´ai vu pour l´instant que "Pluie Noire" lors de sa diffusion sur ARTE cette année, très bon film sur l´horreur post-bombardement nucléaire de la seconde guerre mondiale au Japon, poignant.
On m´a beaucoup parlé de "L´Anguille" qu´on devrait me pretter sous peu, en tout cas un grand monsieur nous quitte mais son cinéma reste.
Il a bel et bien remporté deux palmes d´or à Cannes avec La Ballade de Narayama et L´anguille.
Les films à voir absolument de lui à mon sens sont :
- "Vengeance Is Mine" : Basé sur l’histoire vraie d’un tueur japonais aillant existé pendant les années 60. La première claque dans la gueule que j’ai reçu de la part d´Imamura. Un film sans concessions, n’hésitant pas à passer au-dessus de tabou, qui explore la manière d’être d’un assassin en évitant toute portée moralisatrice, soutenu par un jeu d´acteurs particulièrement impressionnant.
- La Ballade de Narayama : L’histoire d’une vieille légende villageoise plutôt cruelle, qui veut que quand une personne atteint les 70 ans, elle doit être abandonné à la cime de la montagne Narayama pour y mourir. Une histoire belle et impitoyable, sur le cycle de la vie. Ça laisse une trace.
- Pluie Noire : Un film effroyable qui repose sur le « après » du lancement de la bombe atomique d’Hiroshima. Témoignage sur le vécu des personnes touché par « l’éclair » et la « pluie noire ». Un des films les plus marquants sur l’horreur que j’ai pu voir, au même rang que Johnny Got His Gun.
Ensuite L´anguille et De l´eau tiède sous un pont rouge, qui est bon mais pas indispensable.
Tu nous avais déjà fait part de tes grosses impressions pour certains de ses films.
C´est "l´occasion" de s´y intéresser d´autant plus.
j´ai entendu la nouvelle à la radio, à mon stage aujourd´hui, ben, oui, on va avoir droit à une rétrospective spéciale au musée du cinéma j´imagine.
vous avez oublié de dire que c´était le professeur, formateur de takashi miike, assistant sur de l´eau tiède sous un pont rouge.
ses films sont assez crus et durs, je n´en ai pas vu assez pour mon forger un avis convenable
Ca m´étonne que ce soit l´ami Hojo qui ait créé ce topic.
En tout cas, RIP Shohei.
Mais je suis jamais triste quand un cinéaste de son âge décède. Il a bien vécu et a eu une formidable carrière, je suis heureux pour lui.
Je partage ton sentiment, il a sans doute eu une vie pleine et a laissé de belles choses derrière lui.
Paix à son âme.
Je suis allé voir "De l´eau tiède sous un pont rouge" ce matin.
J´ai beaucoup aimé ce film pour le moins étonnant. Très très divertissant, avec beaucoup d´humour (le sujet est lui-même assez marrant faut dire) grâce à une brochette de personnages plus excellents les uns que les autres, et des situations des plus loufoques.
J´ai aussi été bluffé par la réalisation d´Imamura (dont c´est seulement le premier film que je vois).
Je m´empresse de découvrir le reste de sa filmographie (j´ai "La ballade de Narayama", "L´anguille" et "La vengeance est à moi" qui m´attendent déjà..).
j´arrive pas à accrocher à ses films, j´ai vu pluie noire, la ballade de narayama et de l´eau tiède sous un pont rouge
Allez, ils sont biens, mais narayama est trop durs pour moi (le coup du nouveau-né dans la rizière et du chien)
pluie noire est aussi est dur, et pas des plus prenants
et de l´eau tiède..., c´est très barré, irrévérencieux et parfois drôle mais c´est pas aussi bien que kitano
ça me fait ch$$r parce que j´ai raté la rétrospective du musée du cinéma quand j´étais aux vendanges en septembre
mais je verrai l´anguille et surtout vengeance is mine par principe
je sais pas ce qui m´a prit d´acheter un bouquin d´entretien et témoignages sur lui sorti chez dreamland. bon c´était que 5 euros à la place de 19 et le livre a quand même l´air intéressant
je ne savais pas qu´il avait été assistant pour ozu et kobayashi
et son fils est scénariste et réalisateur, il s´apelle daisuke tengan( le scénar d´audition et imprint c´est lui)
Bon, l´anguille c´était vraiment bien, je comprends pourquoi, il a eu la palme pour ce film, sa deuxième en plus. J´ai trop aimé le message d´espoir et le côté calme du film, le gars qui prend son temps pour s´occuper de ses animaux préférés qui l´ont aidé à s´accrocher. Beaucoup moins dur que la ballade et moins austère que pluie noire. C´est avec Koji Yakusho, l´acteur fétiche de Kiyoshi Kurosawa et un petit rôle pour Sho Aikawa aussi. Un bon moment à passer.
De Imamuyra je n´ai vu encore que "De l´eau tiède sous un pont rouge" (superbe), et "Pluie noire" (un chef d´oeuvre, y´a pas d´autres mots).
Faut que je voie "La ballade de Narayama", "L´anguille", "Vengeance is mine" en priorité.
Je vais faire dans l´original mais j´ai vu Pluie Noire il y a quelques temps et ça m´a laissé une empreinte assez forte.
J´ai vu Unagi (L´anguille donc) cet après-midi. Vraiment excellent. J´adore Kôji Yakusho, très bon acteur. Ce film alterne une réalité très dure et crue (le meurtre, les relations entre Dojima et Keiko, bref les relations hommes-femmes en général, mais en même temps une poésie typiquement japonaise, avec des plans magnifiques du lac où Yamashita va pecher la nuit. Il se dégage du film une sérenité, un calme, parfois entravé par la violence (l´irruption de Dojima et sa clique dans le salon de coiffure) qu´on retrouve aussi chez Kitano.
Vraiment magnifique ce film.
Je crois que je vais me prendre le coffret Eijanika/Vengeance is Mine. On trouve aussi Dr Akagi en dvd. Si quelqu´un l´a vu, peut-il me dire ce qu´il en a pensé? Thanks.
Je n´ai vu ni Eijanaika ni Dr Akagi, mais Vengeance is Mine c´est une grosse tuerie. Le genre de film qui me donnent des frissons rien que d´entendre le titre. Mon préféré d´Imamura, et un de mes films préférés tout court aussi.
Je crois qu'Imamura, c'est mon réalisateur japonais préféré (réalisateur préféré tout court ?).
J'ai vraiment aimé ses cinq films majeurs qui ont déjà été cités ici : L'anguille et La ballade de Narayama (deux chefs d'oeuvres), De l'eau tiède sous un pont rouge et pluie noire (un peu en dessous mais excellents) et Vengeance is mine (légèrement déçu, mais je peux pas dire qu'il est mauvais, je devais trop en attendre).
Mais même ses autres films sont intéressants : Eijanaika (un régal pour moi qui aime les scènes de liesses), Nianchan et The pornographer (quoi que ce dernier, on peut se permettre de ne pas le voir).
Je crois que la caractéristique première de son cinéma, c'est qu'il gravite toujours autour de l'humain.Au niveau des scénarii, c'est plus qu'évident : abandon, guerre, misère, familles brisées, maladie etc...
On ne peut pas dire qu'il ait une mise en scène digne de Kurosawa et une technique digne d'Ozu, mais malgré cela, ces films dégagent quelque chose.
Je me dis que Shohei Imamura est un peu un réalisateur à l'italienne.Cette constante présence de l'Homme, je ne sais pas bien comme l'expliquer.Le cinéma italien est un cinéma qui vie, par ses personnage, plus qu'il ne montre ou fait passer un message.Pourtant, le Dieu du cinéma sait que 8 1/2 est techniquement monstrueux et j'ai déjà parlé de l'engagement de Pasolini.Mais dans les films d'Imamura, comme dans, je trouve, le cinéma italien, tout est fait par et pour les personnages, les humains, la vie.Regardez La dolce vita ou La vie est belle pour vous en convaincre.Et bien le prisonnier de l'Anguille, les malades de Pluie noire, le couple de l'Eau tidède, les enfants de Nianchan, le peuple d'Eijanaika etc... c'est pareil : des personnages attachants, auxquels on peut s'identifier, pour qui on peut compatir, et qui fonde un récit qui devient forcement touchant.
Et ce qui est bien, c'est que ça fait des films accessibles et de qualité ![]()
He, mais y a une faute à son nom dans le titre du topic
Il y a deux h dans Shohei ![]()