Nan mais ne t'excuse pas d'avoir bon goût quand même
Par contre peu importe l'écran, le film est un pur chef d'oeuvre tout court.
Je compte le voir très prochainement comme les 28914748 autres. ![]()
Mais tu m'as dit que tu l'avais vu ![]()
Memories of Murder, pas celui-là. ![]()
Mais quand on voit le chef d'oeuvre qu'est Memories, ça implique qu'on se précipite pour voir ce chef d'oeuvre-là !
![]()
Mais il est sur ma liste ! (noire
).
Une bonne grosse claque.
Dire que je l'ai vu y'a un peu moins de 2 ans, et que j'avais trouvé çà nul ! (Trois raisons seulement peuvent expliquer ce retournement : 1. je n'ai plus les même goûts qu'il y a quelques mois (peu probable) 2. J'étais pas très attentif et je bossais en même temps (très probable) 3. Je l'ai vu en VF et c'était absolument insupportable (très très probable). En tout cas j'étais pas allé au bout.... Bon j'arrête de raconter ma vie.
Ce film est une merveille : d'abord il mélange les genres entre fantastique, comédie, et satire sociale sans jamais perdre sa cohérence. Contrairement au récent District 9 qui enchaînait références aux film de SF/fantastique, critique sociale, et buddy movie/actionneur bourrin de manière confuse et chaotique, ici tout est parfaitement homogène. La regard du réalisateur sur la société coréenne (Il y a énormément à dire à ce propos d'ailleurs) apparaît subtilement à travers les images, les personnages et les situations et n'est jamais lourdement amenée.
La Mise en scène est parfaite (l'apparition et le carnage de la créature au début du film est un véritable morceau de bravoure), et fait de ce film de monstre à la fois jouissif et intelligent un véritable chef d'oeuvre.
Top 50 ? ![]()
(pendant les vacances je pense...)
Ca me fait penser qu'il pourrait être dans mon top 50 en fait ^^
pas dans le mien
non mais faudrait que je le revois, mais j'étais assez mitigé la première fois que je l'ai vu, j'avais préféré mémories of murder
Top 10
![]()
J'ai regardé The Host hier , j'en suis très surpris car je m'attendais à un film de " On prend l'armada pour tuer le monstre" qui allait jouer dans la surenchère .
Eh bien non, le comportement des personnages frisent le ridicule , chacun met de son sien alors que certains scènes auraient du les forcer à garder un certains sérieux , une certains façon plus renfrogner sur les évènements, c'est exactement le contraire on est surpris même par le manque de responsabilité de ces adultes ...
C'est ce qui fait le charme de ce film, les personnages sont assez attachant aucun n'est mit derrière l'autre , il y a vrai travail sur chacun d'eux .
Tout comme le "monstre" très bien modéliser d'ailleurs qui ne paraît au final pas comme horrible , dans d'autre film tel que alien on a droit à quelque chose de plus vicieux plus perfide , or là même dans le combat de fin on le voit essayer de s'échapper pour survivre et il y a des ralentis rien que pour lui à croire qu'on doit éprouver au final une certain compassion ...
Quand au travail fait avec la caméra c'est très très bien réussi, par exemple quand le monstre apparait pour la première fois , on voit le monstre venir de très loin avec plusieurs fuyant à son arrivée, c'est comme si on était à la place des acteurs et que d'un coup on voit une énorme chose qui coure vers nous , même le temps de réaction est réaliste car la caméra ne change que quand les gens comprennent un peu mieux la situation .
Au final je dirai que c'est un film comédie dramatique assez surprenant surtout qu'on aurait pa du avoir un tel mélange de genre avec un monstre au centre de l'intrigue .
Troisième fois. Encore mieux que les premières, et la prise de conscience que The Host est un film parfait.
( spoilers )
Bong Joon-ho s'empare d'un peu tous les cinémas, et d'un peu tout le cinéma. Principalement, The Host est un film d'aventures. Mais autour de ce genre viennent s'en greffer d'autres, et avec eux divers tons qui contribuent à faire du film un objet unique, sorte d'hybride brillant, de synthèse de tout ce que le septième art peut offrir de meilleur à son spectateur. On y retrouve ainsi de la comédie, du drame, de l'action, du film politique, de l'horreur, du fantastique, et le film mêle tellement bien tout ça, parvient à inclure chaque élément sans qu'il ne bouleverse l'équilibre global d'une telle façon qu'au final, on se dit qu'on doit aussi être dans la science-fiction tant Bong Joon-ho a l'air d'un extraterrestre. The Host fait le grand écart entre les genres, mais aussi quand il s'agit d'utiliser la grammaire cinématographique. Et ce qui surprend constamment, c'est que les variations de style ou de " langage " mises en place par le cinéaste sud-coréen n'ont jamais l'air de purs effets gratuits ; c'est simple, tout semble concorder à l'action, au fait qui se déroule à l'écran, chaque plan semble être l'unique plan possible et on a l'impression que la mise en scène atteint un point ultime. Qu'ils soient éloignés ou gros, les plans dans The Host se succèdent et contribuent à donner cette impression de mélange réussi, disent bien la nature multiple du film que l'on voit, nature particulière qui se nourrit d'un peu tout. Ces plans sont toujours au service de l'efficacité du récit, servent parfaitement le suspense par exemple. En l'occurrence, on peut davantage penser aux mouvements de caméras, et aux travellings sublimes de Bong Joon-ho qui offrent une absolue fluidité au film. Le suspense en naît aussi, surtout quand Bong Joon-ho se sert du décadrage comme matériau premier. L'impression qu'il donne est que l'écran est toujours vivant, que le mouvement est toujours présent. On passe donc d'un personnage à un autre au sein d'un même plan et cela retranscrit parfaitement le sentiment d'urgence qui envahit l'espace diégétique. La caméra est à cran, prête à bondir sur tout ce qui bouge. Et comme ça bouge beaucoup, l'attention du spectateur ne retombe jamais dans ces scènes de panique ou d'action.
C'est évidemment le scénario qui demande un tel travail de mise en scène, puisqu'il mêle le quotidien au spectaculaire, la trivialité à l'ampleur. The Host - comme n'importe quel film de Bong Joon-ho - a pour personnages centraux des gens comme tout le monde, installés dans la banalité de la vie de tous les jours. On a beau être dans un film de monstre, on ne trouvera aucun superhéros ici, aucun surhomme ni aucune Ellen Ripley. L'intérêt du film, c'est qu'il fait se confronter des personnages " ordinaires " à une situation qui ne l'est pas. The Host s'empare de loosers, de gens qui n'arrivent à rien, ou à pas grand-chose, mais qui dans une situation extraordinaire vont se surpasser. Cela concerne particulièrement la figure du père ( Song Kang-ho, monstrueux ), dont l'inertie et la propension à la glanderie seront jetées aux oubliettes quand il s'agira de retrouver sa fille. Les deux autres enfants sont aussi concernés par cette situation. L'un a fait des études à la fac mais se retrouve pourtant au chômage. L'autre excelle au tir à l'arc mais ne fait pas mieux qu'une troisième place lors du concours. Pourtant, parce que le danger et la nécessité de sauver une proche apparaîtront, il y aura chez eux un sursaut. Longtemps, voire jusqu'à la fin, l'échec habitera The Host. On y chute souvent, la maladresse est constante, le fils diplômé fait même tomber un cocktail molotov alors qu'il aurait pu tuer la bête. Mais au fond de chaque individu se cache un élan nouveau dicté par l'attachement et l'amour, et la beauté de The Host n'est pas seulement plastique, elle est aussi morale. C'est par exemple la tante qui répare l'erreur de son frère en ramassant un débris enflammé pour l'envoyer, sans fléchir, en plein coeur du monstre. La solidarité qui dans le film avait été cruellement absente - l'épisode des mercenaires qui escroquent le père, les employés qui veulent livrer l'oncle - trouve finalement sa place et se révèle l'arme ultime contre l'échec.
Le film se montre très acerbe envers les Etats-Unis en s'attaquant à l'éternelle attitude hautaine d'un pays qui veut tout contrôler, dont la soif d'ingérence paraît inusable. L'ombre de l'Irak plane donc, surtout que le film fait directement référence à des épisodes peu glorieux de la dernière invasion américaine dans ce pays. C'est évidemment, dans le film, ce virus qui n'existe pas, écho direct aux armes de destruction massive dont la prétendue existence aura été un prétexte total à des fins économiques plus que purement politiques et éthiques. Mais la Corée du Sud n'échappe pas à la descente en règle à laquelle se livre Bong Joon-ho. Le cinéaste dresse le portrait d'un pays moralement détruit, dont l'élite intellectuelle peine à trouver un emploi, et qui a tant de mal à lever la tête parce que justement il est écrasé par une puissance supérieure anglophone. Dans le prolongement de cette question politique, on peut bien sûr penser à la question cinématographique et aux problèmes des quotas imposés en Corée pour la diffusion des films américains. Le paradoxe de tout ça, à la décharge des USA, c'est que Bong Joon-ho reproduit dans son ensemble le cinéma de Spielberg dans ce qu'il a de meilleur ( les scènes de foules en sont un bon exemple ).
On pourrait reprocher au film d'être un peu explicatif à certaines reprises. Mais sa subtilité l'emporte sur le reste, sa manière de dire discrètement les choses, de ne pas insister sur un détail ( puisque ça n'est qu'un détail ) mais d'y revenir dix minutes après et de faire ainsi travailler le spectateur. C'est par exemple un bout de phrase de Hyun-seo qui parle de son " oncle qui est venu à l'école mais qui était ivre ", et ce même oncle que le spectateur découvre pour la première fois grâce à un travelling en gros plan sur une bouteille de bière. Dans sa construction, The Host est juste un modèle d'intelligence et d'interactivité spectatorielle.
Drôle, intelligent, époustouflant, un film à la mise en scène tout simplement impressionnante de par son mélange de rigueur et de simplicité évidente. Du grand art, le cinéma dans toute sa splendeur. Parfait donc.
5/5
Critique parfaite pour un film parfait !
(d'ailleurs moi aussi faut que je change ma note)
Merci. Mais bon j'ai un peu de mal avec ce film.
Je suis d'autant plus enthousiaste que d'habitude j'ai du mal à revoir les films ( la preuve avec Memories d'ailleurs ). Mais là c'est comme si j'avais redécouvert le film, c'était génial
Tu veux pas monter de 0,5 point encore ? ![]()
Je l'ai vu deux fois, peut être que la troisième fois sera la bonne, comme toi
Mais bon, il figure quand même dans mon top 30 (d'ailleurs, MAJ à la fin de la semaine normalement).
T'as enfin réglé tes problèmes de première place ?
Top 30 c'est déjà bien
Et Insight a mis 4,5 ![]()
Oui
Il y aura quelques petites surprises normalement. Et cette semaine je me fais une liste de potentiels entrées (genre Eve, M le Maudit, Yi Yi, Conte d'été, Cris et chuchotements, Madame de...)