Je trouve comme Schaffer que c'est si dramatique et ridicule dès qu'il y a des éléments en live action que en comparaison les passages en CGI s'en sortent pas si mal. J'aurais même tendance à dire que les passages dans le monde des orcs sont pas loin de créer une ambiance intéressante et assez inédite, du moins au début, sans être spécialement honteux sur le plan de la réalisation. En plus je suis de base assez client de la DA, qui parvient à conserver un minimum de cohérence lors de ces passages et à offrir autre chose que des cosplays en plastique, ça me fait encore plus tendre à l'indulgence.
Ca coute moins cher. ![]()
Le 23 juin 2016 à 20:04:31 Lt-Schaffer a écrit :
Dans Avatar, tout ce qui en synthèse fusionne avec tout ce qui est live, tu n'as pas de clivage technique de ce côté-là, mais pas non plus au sein de tout ce qui est intégralement en synthèse. Et honnêtement, on est quand même sept ans après Avatar, et presque aucun film n'a réussi à proposer un rendu SFX significativement supérieur.Mais il n'y a pas de secrets : quand James Cameron fait Avatar, non seulement c'est un réalisateur aguerri (et talentueux), mais en plus il a l'habitude du maniement des effets spéciaux et est lui-même un technicien hors-pair. Duncan Jones, c'est un type catapulté du cinéma indépendant sur une super-production, sans expérience, sans grand savoir technique, dans un film où il n'a probablement rien eu à dire sur tout ce qui concerne les VFX.
Ton passage sur Duncan Jones soulève néanmoins des questions pertinentes. Les gros blockbuster hollywoodien d’aujourd’hui sont régulièrement donné à des jeunes surdoués sortant du cinéma de genre indépendant. Pourquoi est-ce systématiquement le cas ?
Alors qu'on l'a vu avec Avatar, il est possible de mélanger film cohérent et "original" et succès commercial.
Ton passage sur Duncan Jones soulève néanmoins des questions pertinentes. Les gros blockbuster hollywoodien d’aujourd’hui sont régulièrement donné à des jeunes surdoués sortant du cinéma de genre indépendant. Pourquoi est-ce systématiquement le cas ?
Bah parce que leur nom est assez connu pour faire vendre quelques tickets mais pas assez pour leur donner de quoi lever la voix contre les décisions de la production.
Le 23 juin 2016 à 20:25:36 Zoomatt a écrit :
Ton passage sur Duncan Jones soulève néanmoins des questions pertinentes. Les gros blockbuster hollywoodien d’aujourd’hui sont régulièrement donné à des jeunes surdoués sortant du cinéma de genre indépendant. Pourquoi est-ce systématiquement le cas ?
Bah parce que leur nom est assez connu pour faire vendre quelques tickets mais pas assez pour leur donner de quoi lever la voix contre les décisions de la production.
Justement, on retrouve régulièrement d"obscures" réals de films d'horreurs parce qu'on sait qu'ils peuvent bien manier un budget serré mais je ne vois pas l'intérêt de prendre un jeune talent pour tuer sa créativité. Autant créer une école de réalisateur aseptisés qui feront ce que la production demande.
Parce que derrière beaucoup de ces merdes se cache des talents inexploités.
Dernier exemple en date, Roar Uhthaug, réalisateur norvégien, auteur d'un slasher montagnard sympathique se retrouve derrière le futur projet de Tomb Raider... ![]()
Bah un réalisateur de petits films de niche aura toujours plus de potentiel commercial que le dernier des techniciens qui sort de son école, et plus d'expérience aussi fatalement. Surtout qu'à terme on va obtenir des gens comme J.J. Abrams qui à force de réussites commerciales finiront par devenir des arguments de vente en eux même, c'est un investissement.
Une école pour réalisateurs de blockbusters je suis pas certain que ça se rentabilise. ![]()
Le 23 juin 2016 à 20:04:31 Lt-Schaffer a écrit :
Dans Avatar, tout ce qui en synthèse fusionne avec tout ce qui est live, tu n'as pas de clivage technique de ce côté-là, mais pas non plus au sein de tout ce qui est intégralement en synthèse. Et honnêtement, on est quand même sept ans après Avatar, et presque aucun film n'a réussi à proposer un rendu SFX significativement supérieur.Mais il n'y a pas de secrets : quand James Cameron fait Avatar, non seulement c'est un réalisateur aguerri (et talentueux), mais en plus il a l'habitude du maniement des effets spéciaux et est lui-même un technicien hors-pair. Duncan Jones, c'est un type catapulté du cinéma indépendant sur une super-production, sans expérience, sans grand savoir technique, dans un film où il n'a probablement rien eu à dire sur tout ce qui concerne les VFX.
Dans Avatar quand on passe du monde des Navis au monde des humains on a quand même l'impression de sortir d'une cinématique de jeux-vidéo (bien mise en scène).
Ca veut tellement rien dire votre truc de cinématiques de jeu vidéo. ![]()
Le 23 juin 2016 à 20:51:08 Zoomatt a écrit :
Ca veut tellement rien dire votre truc de cinématiques de jeu vidéo.
Si, ça veut dire que c'est encore loin d'un rendu photo-réaliste. Je sais pas si c'est dans les texture ou dans les mouvements (surement les deux), mais la différence entre les navis et les humains est bien nette, ça m'a pas mal marqué quand j'ai revu le film l'année dernière.
Oui et donc en quoi c'est le propre d'une cinématique de jeu vidéo ? Avatar ne ressemble pas du tout à un jeu vidéo. Même Warcraft n'a rien à voir avec le rendu d'un jeu vidéo.
De toute façon osef, c'est pas le sujet et Warcraft ça m'intéresse pas, j'ai juste saisi une perche pour parler d'un truc qui m'avait un peu marqué dans Avatar. ![]()
Un truc qui m'a fait beaucoup rire (ainsi qu'une bonne partie de la salle), c'est le gros plan-logo WARCRAFT qui apparaît en sortant de nulle part au début ET à la fin. ![]()
Si, ça veut dire mise en scène vulgaire et pas de crédibilité cinématographique. Les gens derrière les cinématiques ont souvent un sens de la mise en scène plus que douteux, parce qu'ils en font des caisses, n'ont aucune mesure et ne savent pas être subtils, ce qui est souvent d'autant aggravé par l'inexistence de limites qu'offre les environnements intégralement en synthèse et le fait qu'il n'y ait pas vraiment de réalisateur, mais juste des superviseurs.
Non mais d'accord il y avait des mauvais réalisateurs de cinéma avant qu'il y ait des mauvais réalisateurs de cinématique. Encore une fois je vois pas en quoi c'est le propre des cinématiques de jeu vidéo. Je dis pas ça pour défendre les cinématiques de jeu vidéo ou quoi ou qu'est-ce, je vois juste pas où est la pertinente dans cette comparaison que vous faites sans arrêt.
Quand je parle de cinématique de jv je parle uniquement en terme de rendu des effets spéciaux numériques, c'est pour ça que je précise "bien mise en scène".
Le 23 juin 2016 à 21:01:43 Zoomatt a écrit :
Oui et donc en quoi c'est le propre d'une cinématique de jeu vidéo ?
Hein ? ![]()
Mais je comprends que vous tiquez quand on parle de rendu de cinématique de jv, c'est surement pas le terme à employer, c'est une manière (maladroite) de parler d'un rendu visuel qui n'est pas proche de la réalité.
Le réel écureuil technique d'Avatar
M'oui, je vois ce que tu veux dire, même si bon, personnellement "subtilité" c'est pas le mot qui me vient en tête quand on évoque la majorité des blockbusters de cinéma plein d'images de synthèse, spécialement à la fin des années 90/début des années 2000 alors que le jeu vidéo commençait à peine à se mettre à singer le cinéma pour avoir l'air cool et s'acheter une légitimité artistique.
Le 23 juin 2016 à 21:17:09 Lt-Schaffer a écrit :
Mais il y a un moment dans Gods of Egypt où c'est pareil. Au sommet d'une montagne en CGI, tu as Horus qui combat des vilains pas beaux en CGI, et par-dessus un travelling improbable à 360° autour, non seulement c'est n'importe quoi mais on se croirait vraiment dans un jeu vidéo, c'est impossible de ne pas y penser.
J'ai la gerbe rien que d'y penser. C'était tellement outrancier et dégueulasse ![]()
Non mais évidemment si tu prends les travaux de Zemeckis comme exemple.
Ils font quand même un peu figure d'exception, même dans le monde du cinéma. C'est un peu pareil avec Kojima, je sais pas si c'est vraiment une référence pertinente, tant c'est justement ce côté volontairement outrancier et constamment à la limite du ridicule qui fait son "style", et puis ça reste un type qui a des idées. Même dans MGSV, où je trouve la mise en scène des cinématiques en plan séquence/caméra embarquée absolument calamiteuse, bah force est de constater que ça aide à la crédibilité de l'univers et des personnages, y a un intérêt au delà de la démonstration technique totalement foireuse.
Lt a raison.