Très bon film, la scène finale est juste impressionnante.
J'aime ressentir des émotions devant un film, encore plus quand celles-ci sont inattendues. Ce fût le cas avec ce Vol 93 qui m'a vraiment pris aux tripes du début à la fin. Surtout à la fin.
Les évènements du 11 septembre m'ont déjà bien marqué, forcément, un peu comme tout le monde je pense. Après quant à savoir si il y a eu conspiration ou non ça je ne sais pas et je m'en fous un peu en vérité, je juge le film que j'ai devant les yeux avant tout. Et c'était très bon. La mise en place du film est relativement lente, très axée sur le côté "reconstitution" des évènements qui était vraiment ce qui m'effrayait un peu avant de lancer le film. Je m'attendais à un film trop académique, "devoir de mémoire", peu palpitant mais finalement il n'en est rien. C'est bien mené et pas envahissant, même si c'est vrai que j'ai largement préféré les parties se déroulant dans l'avion. La vision de Greengrass de l'évènement est très personnelle, elle pourrait cependant correspondre à ce qui s'est passé ce jour-là (dans la cas où l'avion n'aurait pas été abattu par l'armée bien sûr).
Le cinéaste fait preuve d'un excellente sens du rythme qui permet une montée en tension très efficace. Plus on avance dans le film, plus c'est tendu. Une fois habitué à la caméra tremblante de Greengrass, que je découvrais ici par ailleurs, nous sommes embarqués dans ce Vol 93 dont on connaît la fin. Et pourtant on espère, on espère que ces "héros ordinaires" vont pouvoir récupérer le poste de pilotage pour empêcher le pire. A ce titre les 15 dernières minutes sont saisissantes et juste géniales. On connaît l'issue du vol mais on y croit, on veut réécrire l'histoire. Je suis ressorti tout bouleversé de ce film, le plan final est grandiose. Ce Vol 93 constitue pour moi une très bonne surprise et un très bon film dont la recherche de réalisme est parfaitement pertinente et orchestrée. Une belle oeuvre de cinéma.
8/10
A peine avoir vu ta note que je me suis jeté sur le film. J'ai vraiment adoré, j’étais rarement sorti en sueur d'un film avant celui la mais faut dire que la dernière demi heure est incroyable. Il refuse le spectaculaire, et sa mise en scène s'incruste très bien dans ce "huit clos".
+1 pour le plan final. Assez impressionnant.
Je me souviens encore au cinéma, dès l'apparition de l'écran noir final, pas un bruit, pas un mouvement, pendant plusieurs minutes... Impressionnant
Purée, je viens de le voir sur D17. J'ai eu le coeur serré pendant tout le dernier quart d'heure. Bouleversant !
Bon, je vais commencer à poster mes critiques sur le forum, y a un début à tout
.
Greengrass je le connais de réputation mais je n'avais jamais eu l'occasion de voir un de ses films. C'est désormais chose faite et j'ai vraiment aimé ce que j'ai vu.
La première partie, c'est une cacophonie de voix, de bips, de cris, c'est assez passionnant, voir la panique, le bordel qui résulte de l'attentat, tout ça dans un réalisme assez ébouriffant, ça prend aux tripes et à la gorge, et on ne peut pas dire que le reste du film, dans l'avion, soit moins intense. Greengrass arrive, grâce à sa mise en scène, sa direction d'acteur, à nous plonger dans l'événement comme si on y étaient, et mieux encore, à le faire avec distance et en ne jugeant nullement ses personnages.
Alors c'est vrai qu'au début on peut être perdu, moi-même j'ai eu du mal à trouver des repères, il n'y a pas vraiment de personnage principal, d'éléments auxquels se rattacher, je pense que c'est voulu, que le réalisateur veut que les spectateurs sont eux aussi dépassés par les événements, n'aient aucun repère, prennent ce film en pleine face comme une gifle assez violente et brutale, un film intelligent et qui prend aux tripes et qui, très impressionnant pour ma part, passe en un éclair. Diablement efficace, surtout que même la fin ne laisse aucune chance, est brusque et, quelque part, frustrante. En tous cas c'est un film qui remet pas mal à sa place tant l'écriture est juste, aussi bien dans les dialogues que dans l'attitude des personnages. Il n'y a pas de manichéisme dans ce film, tout le monde est humain.
Ouais, c'est assez impressionnant c'est vrai. Et ça donne furieusement envie de voir les autres Greengrass pour un profane comme moi.
Oh mais demain c'est le treizième anniversaire ! ![]()
je ne l'ai vu qu'en VO et je suis bouleversé à chaque fois
Amajry, ben c'est pas pour rien qu'ils le diffusent le veille
.
M'enfin, si ça me permet de le voir je m'en fous. Pour une fois que france 4 passe un truc bien.
Bah au moins ils ne passent pas l'étron d'Oliver Stone, donc c'est déjà ça.
Ah oui, ce truc...
J'avais souffert
.
On parle bien du film où Jesus apparaît aux pompiers coincés sous les décombres ?
Je me souviens plutôt d'une scène avec le drap qui signifiait Jesus au début.. la subtilité quand même !
Je dis ça parce que ça m'avait choqué le machin, mais bon, si ça se trouve je me trompe.Enfin, on est d'accord sur la subtilité du film
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De Greengrass je n’avais vu que ses machins dans la peau et Green Zone, dont je n’ai pas de bons souvenirs. Puis, il y a quelques semaines, j’ai vu Capitaine Phillips, et si un réalisateur arrive à faire quelque chose de Tom Hanks et instaurer une bonne pression dans un film sans trop en faire, c’est bien qu’il vaut quelque chose.
Donc je me suis pencher sur un autre film de terrorisme (bon Cpt Phillips c’est de la piraterie, mais c’est du pareil au même). Quand on entend parler d’un film sur le 11 septembre, la première chose à laquelle on s’attend c’est du film hommage larmoyant et patriotique au possible.
Mais ce n’est pas le cas. Greengrass n’essaye pas d’émouvoir, il n’utilise pas de musiques qui viennent envahir le film, la seule musique que j’ai repéré est à la toute fin du film et elle n’a rien d’envahissante.
Ici il rend un bel hommage, d’abord à ceux que l’on pointe du doigt facilement comme étant les responsables, soit ceux qui sont en charge de l’espace aérien. On les voit dépasser par des événements dont ils n’imaginaient pas possible qu’ils puissent arriver. Et à aucun moment on ne les juge. Greengrasss n’essaye ni de les défendre, ni les attaquer, il les montre juste face à quelque chose dont ils sont impuissant.
Il rend aussi hommage aux passagers du Vol 93, le seul vol qui n’a pas atteint sa cible (soit le capitol) parce que ses passagers se sont rebellés. Ce qui est bien là, c’est qu’il n’essaye pas de faire ce qu’on a dans tout film du genre, il ne veut pas nous forcer à les connaitre par cœur. C’est à peine si on sait ce qu’ils font dans leur vie. Et c’est bien mieux, car Greengrass arrive à nous toucher en nous montrant des inconnus et sans jamais trop en faire.
On a peur avec eux et on stresse avec eux. Et surtout on espère de tout cœur avec eux, alors que l’on sait que c’est vain, qu’à la fin c’est la mort qui les attend.
Mieux encore, il fait pareil avec les terroristes. Il ne les juge même pas, il les montre comme de simples êtres humains, qui ont peur et sont stressés.
Tout comme Cpt Phillips, ce qui fait la force du film c’est la maitrise de la tension, aussi bien celle que ressentent les gens en charge de l’espace aérien que les passagers et les terroristes. Greengrass a une vrai maitrise de la tension que ressent le spectateur, sans jamais que ça soit trop soutenu, puisque le film n’a pas un rythme rapide, il est plutôt lent même, et c’est ça qui fonctionne.
La tension passe pour beaucoup dans la façon qu’a Greengrass de jouer sur le mouvement de sa caméra, et de son montage très rapide. Et pas à la Marc Forster qui fait juste n’importe quoi, ici on se rend compte que le réalisateur sait ce qu’il fait. Et même si c’est un style auquel j’ai du mal à accrocher, ici j’y adhère complètement.
Et faut dire que rien que les 15 dernières minutes du film, sur les passagers qui se retournent contre les terroristes, sont incroyablement prenantes, on se sent avec eux et on sent le gros bordel que sait.
Greengrass, avec Vol 93 (United 93 en VO), livre un vrai bel hommage aux victimes et à ceux n’ayant pu rien faire le 11 septembre. Le film se voulant très proche de ce qu’a dû être la réalité.
Plutôt que de se concentrer sur les avions qui se sont écrasés contre les deux tours, il préfère s’attarder sur le vol qu’on oubli plus facilement, celui où des otages ont préféré tout tenter pour s’en sortir, quitte à en mourir. Et même si on connait d’avance la fin du film, on s’implique complètement dans le film. C’est aussi ça la force du film, montrer une fois plus que la destination n’est pas le plus important.
8/10
Je viens de voir le film, et si les qualités relevées par la plupart des critiques sur ce topic je les ai vues aussi, j'ai été relativement déçu. J'ignore la réalité des faits, autant dans l'avion que dans les locaux militaires et du contrôle aérien (sans même parler des théories complotistes), mais j'ai trouvé une grosse redondance dans les images montrées. Comme si le film parlait de personnages tellement abstraits (comment prétendre raconter les derniers mots de personnes décédées sans traces, ou même les actions des personnes censées les protéger -ici les militaires et contrôleurs aériens ?) qu'il oublie de les développer.
En effet j'ai trouvé le nombre de plans qui résument le fait que "c'est la panique" très (trop) nombreux. Les allées et venues de la caméra tantôt dans la base militaire, tantôt dans l'avion, tantôt dans la tour de contrôle sont très similaires d'une séquence sur l'autre et on a l'impression que rien ne se passe. Entre les moments clés du film (crashs du WTC, hikacking, crash du pentagone et révolte) il y aurait eu moyen de parler plus de ces gens. De montrer les petites interactions qu'ils ont entre eux, les choses que se disent des gens qui ont peur, qui sont au tournant de leur vie, qui sont persuadés qu'ils vont mourir, ou au contraire qui refusent d'y croire.
Si la mise en scène et le scénario fonctionnent bien au sein de l'avion, c'est tout le matériau narratif qui remplit le film qui m'a déplu. Effectivement les moments de tension sont bien retranscrits, la peur et l'incompréhension sur les visages de même, ainsi que les moments de panique lorsque le pilotage devient violent. Mais ce que j'ai trouvé dommage c'est que la caméra ne se pose pas, elle papillonne d'un inconnu à un autre trop rapidement. Il y a au moins 3 ou 4 courtes séquences ou le directeur du contrôle aérien se répète et insiste pour avoir un contact efficace avec l'armée, pose les mêmes questions "quels avions sont détournés, etc..", de même dans les locaux militaires, les plans avec le gradé à lunettes qui demande des nouvelles sur l'armement volant disponible à "foxxy", ceux avec l'autre gradé qui demande une autorité supérieure pour l'ordre d'abattre les éventuels avions détournés..
J'ai trouvé ça beaucoup trop redondant et inutile en informations. A la place j'aurais préféré avoir ces courts instants de vie qui définissent un individu et le font exister en tant que personnage, notamment dans l'avion où les personnages sont sous exploités et survolés (no joke).
Je me répète, mais en dehors des moments de panique en shaky cam ou c'est justifié, j'ai trouvé cette manière de ne jamais s'arrêter sur une conversation, une situation dans l'avion... trop fébrile.
Je ne peux pas vraiment inventer là à chaud ce que j'aurais voulu voir/entendre dans ces personnages pris en otage, je ne suis pas scénariste et je n'y ai pas réfléchi, c'est un avis à chaud. Mais je sais que j'aurais voulu voir quelque chose que je n'ai pas vu.
J'ai vu que beaucoup aimaient beaucoup le plan de fin. La dessus je ne suis pas aussi définitif que sur mon avis sur l'écriture des personnages/montage/découpage, mais de même j'ai trouvé que ça n'était pas forcément nécessaire de faire bouger la caméra dans tous les sens et de se concentrer sur les visages aurait été mieux. En shaky cam on perd tous ces regards si intenses qu'on peut capturer en prenant le temps de se caler et de travailler le cadre sans trop bouger (même en tenant compte qu'on est dans un avion en décrochage je pense).
En plan de fin j'aurais aimé un regard. Pourquoi pas un regard d'un terroriste, ou d'un passager, qui comprend simplement, qui est beau simplement parce qu'il existe une dernière fois.
Ceci dit le film n'est pas, comme il aurait pu l'être, grossier, patriote, il n'y a pas de maladresses et il fonctionne pour montrer cette histoire tragique avec respect. Mais je n'ai pas trouvé dans le récit cet éclat vital à une oeuvre fictive tournée vers la mort.
Bon eh bien c'est une petite claque, je dois dire que Greengrass m'impressionne de plus en plus, entre ses Bourne 2 et 3 qui sont des modèles d'action contemporaine et Bloody Sunday où il traitait avec énormément d'efficacité un sujet pourtant éminemment casse-gueule. Ici c'est pareil, il prend ce sujet qui pourrait engendrer le plus putassier et larmoyant des drames et en fait un putain de film. Il y a une vraie intelligence dans le point de vue choisi par Greengrass, celui de ne pas vraiment fixer de personnage principal auquel le spectateur pourrait se raccrocher, d'éviter tout pathos, toute emphase émotionnelle inutile. L'émotion est brute, elle émane de la puissance de la mise en scène, du montage, de cette construction qui fait monter l'intensité lentement jusqu'à ce final insoutenable...
Je m'attendais au départ à ce que le film soit un vrai huis-clos avec l'avion comme seul cadre, il y a finalement beaucoup de scènes "en dehors", dans les tours de contrôle, les quartiers généraux... Une manière de préciser un peu le contexte, de voir à quel point la situation était bordélique, sans aucun contrôle. Après c'est vraiment tout ce qui se déroule dans l'avion qui a ma préférence, d'ailleurs les autres scènes vont progressivement s'effacer pour qu'un seul point de vue confiné demeure.
Le film met tous les personnages sur un pied d'égalité, que ce soient les passagers, les responsables mais aussi les terroristes, aucun manichéisme, y'a un bref passage où on alterne des passagers et des terroristes qui font la même chose : prier à l'approche de la mort, je trouve ça assez brillant. Et cette fin, ça me hante. Pour le coup j'en veux presque aux cartons de fin, j'aurais voulu qu'on embraye directement sur le générique après cette ultime image traumatisante.
Grand film, peut-être mon Greengrass préféré (à voir après Captain Philips), il en faudrait plus des films "hommage" avec un traitement comme ça...
"Il y a une vraie intelligence dans le point de vue choisi par Greengrass, celui de ne pas vraiment fixer de personnage principal auquel le spectateur pourrait se raccrocher, d'éviter tout pathos, toute emphase émotionnelle inutile. L'émotion est brute, elle émane de la puissance de la mise en scène, du montage, de cette construction qui fait monter l'intensité lentement jusqu'à ce final insoutenable..."
Tellement vrai ![]()
Le délire, je savais pas qu'ils pouvaient téléphoner dans les avions à l'époque.
Très bon film, je ne savais même pas que c'était une histoire vraie car l'actualité s'est toujours focalisé sur les attaques des deux tours (du pentagone aussi) mais moins de ce vol.