- Sorti le 28 Septembre 2005.
- On y retrouve principalement Jean-Pierre Marielle, Jacques Villeret, et Marina Hands.
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Hiver 1917 en France, la guerre frôle un village où n´est point épargné la tristesse qu´elle procure ou engendre. Le meurtre d´une fillette met alors en émoi la communauté toute entière, des notables plongés dans une hypocrite gueguerre au policier démuni en passant par la bleusaille de passage. L´enquête piétine, quelle effroyable véritée seras mise à jour dans ce contexte sordide.
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Quel dommage, quel dommage que ce film ait été si peu mis en avant par les médias, pourtant adaptation d´un livre maintes dois primé, pourtant une des dernières présences devant la caméra de notre regretté Jacques Villeret, qui nous offre un rôle digne de Charles Gervais: il est odieux mais c´est divin, le voir attaquer son oeuf à la coque cuit mollet au dessus du cadavre à l´aube fût mon seul sourire esquissé devant ce film, en référence à son rôle dans "Papy Fait de la Résistance", les fans comprendront.
Mais revenons à nos moutons, si la guerre 14-18 a toujours eu du mal a être portée à l´écran en France et on comprend vite pourquoi, et alors que "Les Sentiers de la Gloire" illustre si bien le conflit et les coulisses de cette période (le meilleur des Kubrick que j´ai pu voir soit dit au passant), et après "Un long dimanche de fiançaille" haut en couleur, retour à la sobriété morbide et glauque d´une enquête en village détruit en l´âme par la guerre, où ce qui se passe à l´intérieur effraie finalement autant que le front de l´autre part du côteau.
Le film est certes très posé, sans qu´on s´ennuie pour autant attention, bien rythmé en douceur on se laisse porter toute la première partie d´abord charmé par cette séduisante actrice qui campe à merveille la maitresse rêvée de tous les enfants, et nous fait découvrir les traits durs et apres de cette petite société en marge du conflit qui tente de survivre aisément ou non selon les CSP correspondantes.
Le film évite les rébarbatifs thèmes usés jusqu´à la moelle et sent le neuf pour l´époque choisie, on se surprend au mince suspense véritablement mis en place sur la dernière demi-heure sans s´être senti lassé avant celà, mais les pistes qui se multiplient tardivement (non sans mal) se minimisent immédiatement bien que laissant un air de flou, ce doute de l´innocence d´un homme, qu´un jury peut ressentir, car nous sommes bien dans la peau du policier en fin de compte, épris au doute jusqu´au bout, et qui nous offre dans son malheur la seule minute de bonheur du film après le sourire de la jolie maitresse: les gazouillements de son enfant, cri de joie pour conclure une tragédie sombre et froide, comme on aime en voir dans le paysage du cinéma français.