Mec tu vas pas nous dire que c'est ce qui fait que le film est à chier, t'es le premier à lire la Bible en édition dorée ou je ne sais pas quoi.
Ben non, juste que ce que tu dis n'est pas vrai, (enfin la phrase avec laquelle tu es d'accord), la "liturgie chrétienne" ne vient pas que des personnages.
(rien que la fin)
La fin c'est une interprétation, bon d'accord on a du y voir tous les deux une scène de retrouvailles au paradis, mais rien nous dit que c'est véritablement cela.
Encore une fois, même si il y a quelques dialogues religieux et deux trois images, je garde l'impression que Jack enfant subit l'enseignement de la foi plus qu'il n'y adhère.
Le film est de thématique spirituelle, ça ne fait aucun doute.
Personnellement j'accueille avec enthousiasme égal une œuvre de Malick comme de Bergman sur le sujet, donc ça ne me gêne pas du tout.
Je ne pense pas que ça soit juste une interprétation.
Enfin je pense plutôt à la fin du monde, où les hommes ressuscitent d'après la Bible. Qu'au paradis.
Oui ça coïnciderait avec le "til the end of time".
Sinon on peut voir ça comme une projection mentale de Penn.
Haha, j'ai vu le film ![]()
J'avoue que la fin m'a échappé... C'est pas vraiment un reproche, mais c'est quand même sacrément bien perché. Je pense que de toute manière c'est sujet à interprétation. Chacun est libre de voir ce qu'il souhaite. Pour le moment (en attend un second visionnage) ça m'échappe totalement.
Quant à la citation du début, elle correspond parfaitement aux interrogations des personnages quant à la mort et au deuil... Comment un dieu aussi parfait et puissant peut se montrer si injuste ? C'est la trame du film, et là encore tout le monde peut y voir midi à sa porte.
Abyss s'ouvre sur une citation de Nietzsche, pas sur que le film soit pour autant Nietzschien ! (Bon ok, je troll)
Eh bien voilà.
Tout (et son contraire) a sûrement été dit.
La Ligne Rouge était plus qu'un film. Plus que la perfection cinématographique. C'était un film qui dépassait ce statut pour transcender le spectateur qui avait la chance d'être en osmose avec l'oeuvre.
Difficile de retrouver de telles sensations après cela.
Pourant The Tree of Life est bien au delà d'un film et ne devrait donc pas être jugé comme tel. Certes, j'ai trouvé qu'il y avait d'un point de vue formel beaucoup trop de mouvements de caméra (on sent bien que pas mal de plans ont été coupés) et j'ai été assez hermétique aux passages dans le désert.
Mais dites moi qui peut magnifier la vie, l'amour autant que Malick? Qui peut faire ressentir une telle passion pour l'être humain et la nature?
The Tree of Life est donc parfois beau à pleurer de joie ou de tristesse. En tentant de reconstituer ce qui fait que nous sommes ce que nous sommes, il rend une nouvelle fois hommage à la nature (comprendre que dans un Malick le Dieu n'a pas forcément une connotation religieuse, la preuve en est avec la création du monde) mais surtout arrive à retranscire la beauté de la vie. De l'innocence de la naissance, à l'éducation parentale en passant par tous ces souvenirs qui font échos à notre propre enfance...
Bref, on ne le dira jamais assez, un film de Malick, ça ne se regarde pas, ça se vit.
PS : alors clairement reso, non Malick ne reprend pas du tout les mêmes ficelles. Le film est quand même bien plus jusqu'auboutiste que tous ses précédents films
Ah tu ne te tapes pas les même plans que que dans le nouveau monde et la ligne rouge dans un montage bien plus rapide ? essayant de caser le plus de vois une contre plongé sur des arbres durant la première heure de film ?
Eh bien tu en as de la chance
Je n'oserai même pas parce que de jusqu'au boutisme tant ça me semble calibré.
Putain dire que les premiers posts de ce topic remontent (j'y étais sous un autre pseudo)à 2005... 6 ans d'attente et je l'ai vu aujourd'hui ! J'ai du mal à réaliser en fait. J'avais l'impression de me faire dépuceler en rentrant dans la salle ![]()
Tu fais une fixette sur les arbres en contre plongé dis moi?
Tu te lasses des plans de la nature? Oui il y a des plans de cours d'eau et d'eau ruisselant le long de feuilles comme dans ses autres films et?
Tu m'excuseras mais un mec qui te fait un montage hors norme, éclate sa narration en 1000 morceaux, pas pour te prendre en otage comme Inaritu, mais pour te caser une séquence de création du monde, moi j'appelle pas ça du calibrage, j'appelle ça un suicide cinématographique.
Franchement je suis totalement d'accord avec reso, c'est d'un mauvais goût énorme... c'est exactement ce dont j'avais peur et en pire. Certains plans soit-disants beaux sont d'une gratuité hallucinante (les innombrables contre-plongées hideuses, le soleil qui revient constamment) et ça énerve à la longue.
À la limite si ça se résumait aux scènes naturelles, ça irait, mais non, même les plans avec Penn en contre-plongée dans les décors vitrés sont de trop. On critique les plans penchés dans Thor (légitimement), bah désolé mais là c'est un peu pareil, c'est gratuit, mais si quelqu'un a une théorie pour cette utilisation abusive... Moi je déteste cette façon de filmer en free-style avec des beaux plans en veux-tu en-voilà. Surtout si c'est pour ajouter des phrases soit-disant profondes en voix-off avec un abus de musique.
Et puis où est le cinéma, la grammaire de plans ? À force de filmer n'importe comment et trop vite, Malick détruit toute chance de faire vivre ses décors, ses acteurs.
Puis vient l'heure et demie sur l'enfance des gosses... comme ça a été dit, c'est vraiment superficiel (en plus d'être monté comme un clip énorme). Et il n'y a rien de plus manichéen, quoi. Pitt est assez mauvais. Et merde quoi, ça ne raconte rien, si je veux un film sur la fraternité, les remises en question de l'enfant, sujet qui m'a toujours passionné, je regarde l'Incompris (surtout que pas mal d'idées se rattachent au film). Ou même l'enfance nue. Là c'est franchement raconté de façon élémentaire et extrêmement clichée. Comment ne pas trouver ça niais...
Il y a de belles images, la genèse est belle mais la façon dont est exploitée cette beauté ne m'intéresse pas du tout... Du coup ça rend le film vraiment de mauvais goût pour moi. Et puis des films sur la vie, la mort, beaux visuellement, il y en a plein de plus subtil, Oncle Boonmee, Benjamin Button c'est dix fois plus intéressant et mieux filmé.
Puis les arbres sont au centre du film ça ne m'étonne pas.
Ben disons que j'ai aimé ces plans dans le nouveau monde, mais là clairement il en fout une dizaine, ça l'amuse…
Il ne se rend pas compte que ces plans étaient beaux dans le nouveau monde car il y en avant 2 ou 3, là la beauté de ces plans s’éclipsent les uns les autres…
C'est de la beauté de consommation, tu l'as vu, hop tu en as un autre 10 plans plus loin.
Et franchement par moment j'ai vraiment eu l'impression de voir un fond d'écran ou une pub…
Et franchement je ne vois pas en quoi l'éclatement (relatif hein) de la narration permet de caser une séquence de création du monde…
Suicide artistique*
Que de jugements autoritaires et subjectifs...
Alors selon toi, que vient faire la création de l'univers dans cette histoire ? Si elle est justifiée, il l'aurait du la découper et l'étendre sur l'ensemble du film ?
Arrête de chercher des prétextes réso, plus tu argumentes, plus tu t'enfonces et te radicalise et plus ta critique part dans le grand n'importe quoi.
J'ai honte, je suis encore d'accord avec resolution.
Même si je ne parlerais pas de suicide artistique quand même...
Je viens de revoir La ligne rouge, des plans d'arbres il y en a un paquet, mais ça n'a jamais l'air superflu.
Or, plusieurs fois, dans TTOL, j'ai eu le sentiment de plans gratuits, beaux certes, mais gratuits...
Ce qui faisait la force, la beauté, l'originalité de Malick dans ses autres fait sa faiblesse dans celui-ci, car il ne fait qu'enchainer ce genre de plans.
Honnêtement, j'aimerais voir la version de départ. Plus longue, mais peut-être mieux équilibrée...
La sortie du blu-ray version longue est prévu pour 2016.